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Maintenant.

Mais ça n’a pas toujours été ainsi.

Au secondaire, comme presque tous les adolescents de ce monde, je ne m’aimais pas du tout. Je me trouvais grosse (je ne l’étais pas), boutonneuse (je l’étais à peine, tsé, normalement pour une jeune fille pleine d’hormones) et juste globalement pas jolie. Et j’avais donc bien peur de ce que les autres allaient penser de moi!

Est-ce qu’on voit mes bourrelets à travers mon chandail déjà ample? Est-ce que ma brassière paraît? Est-ce qu’on voit mes fesses qui sortent de mes pantalons trop taille basse (c’était l’époque!). Est-ce que je suis assez drôle, assez fine?

On dirait que chacune de mes actions nécessitait une grande réflexion sur ce que les gens de mon école allaient penser de moi et ce, avant de les accomplir. C’est beaucoup de temps perdu sur beaucoup de détails. Ça prenait d’ailleurs beaucoup trop de place dans mon cerveau.

Puis, je suis allée étudier au Cégep St-Laurent en théâtre. Là, tout le monde était un peu étrange, s’assumait beaucoup trop là-dedans et vivait leur best life. Je ne dis pas qu’il n’y avait aucun jugement, mais ce n’était pas un jugement sur la différence. Plutôt sur le manque de. C’est là que j’ai appris que ça existait, du monde à l’aise avec leur corps et qui il était, même si c’était encore un tantinet à définir. Intéressant.

Comme toute dame de 19 ans qui se respecte, j’ai donc embrassé de tout mon long cette nouvelle manière de vivre. J’en étais limite désagréable. J’assumais et je disais tout ce que je pensais. On s’entend que je n’avais toujours pas appris à doser! Mais c’était un bon début. J’apprenais tranquillement à devenir la personne que j’allais être et je me débarrassais de la peur du jugement.

Maintenant, j’ai appris à doser.

Je ne dis pas tout ce qui me passe par l’esprit et je comprends qu’il y a des limites à s’assumer et à être soi-même au détriment des autres. Tsé, le respect pi toute! Mais je connais ma personnalité et mon corps et je n’ai pas peur de les afficher. Je ne dis pas que je me trouve parfaite dans tous les aspects intrinsèques de ma personnalité. Mais je m’aime bien!

Et oui, il y a des journées difficiles où, peu importe ce que je me mets sur le dos, je ne m’aime pas. Oui, des fois, je me demande encore si j’ai un bourrelet de trop qui dépasse. Mais beaucoup beaucoup moins. Et ça ne m’arrête pas de porter ce que je veux, au bout du compte.

Je suis contente d’être moi.

C’est quétaine, hen? Et si les autres n’aiment pas ça, ce n’est pas grave. On ne peut pas plaire à tout le monde, de toute manière. Alors, pourquoi se tuer à la tâche d’essayer? Il y aura toujours des gens méchants qui diront des choses dans ton dos. Il y aura toujours du monde pour te descendre pour mieux se remonter. Autant en rire. C’est beaucoup plus amusant.

 

womance

Le look
Robe : Womance
Manteau en faux cuir : H&M
Bottes : Aldo
Photo : Claudia Morin Arbour

 

womance

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Un article de
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Emmanuelle Ceretti-Lafrance
Éditrice et gestionnaire de blogue

Elle a un peu trop de livres, peut réciter par coeur les répliques des films du Seigneur des anneaux en français, est de son époque...

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