Faits Vécus

Il y a des périodes dans ta vie ou tu dois penser à toi et te respecter. Ce n’est pas facile de le faire au début d’une fin de relation. Surtout quand vous avez pris la décision ensemble qui est préférable pour vous deux de tout arrêter avant de vous enfoncer profondément dans vos émotions et dans un amour qui est totalement inutile.

tourner la page

Pour ma part, ça aura pris du temps. Beaucoup de temps à comprendre que je ne pouvais plus continuer à faire comme si de rien n’était. À chaque fois, je me croyais forte et j’essayais de me convaincre moi-même que je ne ressentais absolument plus rien face à lui. Par contre, la vie m’a démontrée le contraire. Premièrement, elle m’a fait remarquer le véritable pourquoi nous n’étions plus ensemble. La vérité toute crue de ses mensonges et à quel point il pouvait être méchant et méprisant dans tous les sens du terme.

Ensuite, la vie m’a fait voir que je ne serai jamais assez heureuse temps et aussi longtemps que je continuerai à le voir. Je ne peux plus me voiler la face, je ne peux plus continuer de vivre ce malheur qui s’empare de moi à tout coup. Quand je suis avec lui, je me convaincs que tout va bien, que je passe du bon temps et c’est tout. Mais quand je retourne chez moi, avec mon petit malheur, je me sens complètement délaissée et j’ai mal.

Dorénavant, je me respecterai et j’accepterai le fait de ne plus être qu’un objet sexuel pour cet homme. Un jouet ou encore un simple remède à son mieux-être. Je coupe désormais les ponts. Je n’ai pas pris cette décision pour nous deux, je l’ai prise pour moi. Je me suis contentée trop longtemps de ne pas vivre ma peine seule et d’être indépendante, comme la femme que je suis. Celle que j’ai toujours été mais qui a disparu depuis un bout, aveuglée par le mal d’amour immense.

Je décide dès aujourd’hui de m’aimer et d’assumer que cette décision est la meilleure qui soit. J’ai remarqué, qu’à chaque fois qu’il disparaît pour quelques temps de ma vie, il disparaît également de ma tête. Les jours où je ne me retrouve pas dans son lit, je me surprends moi-même à être heureuse et bien dans ma peau.

Je décide en cette journée ensoleillée de sécher mes pleurs pour de bon et de ne plus me retourner. Le meilleur est en avant, comme on dit. Je tourne la page et je ne me suis pas sentie autant bien depuis bien longtemps. J’ai fini de m’enfoncer la tête dans le sable et de faire semblant d’être paisible avec l’idée d’une fréquentation, suite à une relation amoureuse. Ce n’est pas moi ça. Je ne me reconnais plus quand je me manque de respect. Quand je lui dis oui alors que le non était si près.

Finalement, je me retrouve enfin et je profiterai maintenant de chaque petit bonheur de la vie à être avec moi-même!

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Marie-Ève Doré

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