Et si le problème n’était pas nos résolutions, mais le rythme que je m’impose?

Chaque début d’année, je ressens la même pression diffuse. Celle de devoir faire mieux. Devenir plus disciplinée, plus productive, plus organisée. Janvier arrive avec son lot de résolutions et, avec elles, l’idée qu’il faudrait profiter de ce moment précis pour se transformer. Rapidement, cette énergie peut devenir lourde. Décourageante, même.

Les résolutions partent pourtant d’une bonne intention. Quand je les formule, c’est souvent parce que j’ai envie d’aller mieux, de me sentir plus alignée, de reprendre un certain contrôle sur ma vie. Mais avec le temps, j’ai réalisé que le problème n’était pas le désir de changement. Le vrai problème, c’est la violence du rythme que je tente parfois de m’imposer.

Changer toute ma vie d’un coup, sans tenir compte de mon énergie, de ce que je traverse réellement, ou de ma réalité du moment, ne fonctionne pas. Et quand ça ne fonctionne pas, la culpabilité s’installe.

Comme si c’était un manque de discipline. Un manque de volonté. Comme si le problème, c’était moi.

Aujourd’hui, je vois les choses autrement. Je ne crois plus que j’ai besoin de changer de personne. Je crois que j’ai surtout besoin de changer de rythme.

Un rythme de vie, ce n’est pas seulement un horaire bien structuré. C’est la cadence à laquelle je demande à mon corps, à ma tête et à mon cœur de fonctionner. La vitesse à laquelle je passe d’une tâche à l’autre. L’espace — ou l’absence d’espace — que je laisse au repos. Le nombre de choses que je fais par obligation, et celles que je fais parce qu’elles me nourrissent réellement.

Pendant longtemps, j’ai cru que mon épuisement signifiait que je n’en faisais pas assez. Aujourd’hui, je comprends que ce n’était pas un manque de motivation, mais un système nerveux surchargé. Peut-être que je n’étais pas paresseuse. Peut-être que j’étais simplement fatiguée.

C’est là que le déclic s’est fait : je n’ai pas besoin de devenir une meilleure version de moi-même. J’ai besoin d’une version de ma vie qui me soutient davantage.

J’ai aussi compris pourquoi tant de résolutions échouent. Ce n’est pas parce qu’on manque de volonté, mais parce qu’on demande des changements trop brusques. À l’inverse, les petits ajustements constants — cette idée d’être 1 % mieux chaque jour — créent un changement beaucoup plus durable. Le corps et le cerveau aiment la constance, pas la brutalité.

Concrètement, changer de rythme peut vouloir dire ralentir le matin, enlever une obligation, accepter de ne pas tout faire, ou simplement respirer un peu plus entre deux choses. Ce sont de petits gestes, mais leur impact sur le quotidien est immense.

C’est aussi pour cette raison que j’ai choisi de repenser complètement ma façon d’aborder les résolutions. Cette année, au lieu de me demander ce que je devais absolument changer, je me suis posé une question beaucoup plus simple : comment ai-je envie de me sentir?

Une résolution me dit souvent « je dois ». Une intention, elle, part d’un besoin. Elle me permet de me demander si j’ai envie de me sentir plus calme, plus libre, plus reposée. Et à partir de là, je cherche un geste faisable. Quelque chose que je peux maintenir même quand l’énergie est basse, même quand la semaine est imparfaite.

J’ai aussi appris qu’une intention ne se rate pas. Si je l’oublie un jour, une semaine ou même un mois, je n’ai rien échoué. Je peux toujours y revenir. Elle est là pour me guider, pas pour me juger.

Enfin, j’ai compris que mon rythme n’est pas fixe. Celui de janvier n’a pas besoin d’être celui de juillet. Mes besoins évoluent, et j’ai le droit d’ajuster en cours de route. En tant que femme, j’ai aussi commencé à tenir compte de mon cycle, de mes fluctuations d’énergie, de mes phases de repos et d’élan. Ne plus lutter contre ça a tout changé.

Cette année n’a pas besoin d’être parfaite. Elle a simplement besoin d’être honnête. Je n’ai rien à prouver. J’ai simplement le droit de choisir un rythme qui me respecte.

Aujourd’hui, en ce début du mois de février, je suis plus indulgente envers moi-même.

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