Faits Vécus

Le hasard t’a mis sur mon chemin,

Comme il m’a mis sur le tien.

Aux premiers jours, on s’est parlés comme deux inconnus l’auraient fait,

Puis les jours ont passé,

Et se sont transformés en semaines, les semaines en mois…

Cela a duré quelques temps. Quel gaspillage!

Jusqu’au jour où nous nous sommes mis à rire ensemble, tout naturellement.

 

Par je ne sais quel charme,

Il vaut mieux laisser aux mystères les secrets qui leurs appartiennent,

On a alors aperçu une facette de l’autre qui nous a plu.

Ce rire, signe annonciateur de belles choses à venir,

Nous a donné ce sentiment comme si on se connaissait depuis toujours,

Sans pour autant ôter l’excitation dans le ventre,

Qu’une flamme peut donner à deux nouveaux amants.

 

On a commencé à échanger nos pensées les plus cachées,

Discrètement, comme deux enfants qui se découvraient,

À se confier sur ce qui nous rendait le plus vulnérable,

Tout naturellement, tout simplement

Humblement,

Affectueusement,

Sans avoir peur d’être jugé par l’autre.

 

Puis après, on a partagé ce qu’on avait de plus intime,

Nos premiers baisers,

Nos premiers moments doux,

Nos premiers moments où l’absence de l’autre nous rendait malheureux,

« L’impatience du cœur ».

C’est là qu’on a su que quelque chose se passait entre nous deux,

C’est là qu’on a su qu’on s’aimait.

 

On n’a alors cessé d’exalter nos sentiments.

On a voyagé ensemble dans des endroits magiques,

Partir avec toi a été fascinant.

On a aussi voyagé à travers des délires naïfs,

Rêvasser avec toi a été enivrant.

On a voyagé vers des profondeurs insoupçonnées,

Plonger cœur à cœur avec toi a été envoûtant.

couple amour coucher de soleilSource image: Pexels

Oh, tout n’était pas parfait, loin de là!

Tu le sais, nous sommes deux êtres bornés,

Deux têtes dures, deux têtes de mules,

On s’est disputés pour des chimères.

Certains diront violemment,

Mais nous, nous savions que c’était de la fougue,

Et que nos réconciliations n’en étaient que plus passionnées.

 

Puis un jour, on s’est dit qu’on allait passer le restant de notre vie ensemble.

 

Dès cet instant, tout a été flou,

Entre la surprise, le soulagement, le bonheur,

Les émotions et les pleurs,

Puis l’incompréhension,

La peur, la colère, la violence,

Malheur inouï! On ne s’est plus reconnus dans l’autre.

Il est certainement plus facile de détruire que de construire.

 

Depuis, on s’est retrouvés, en quelque sorte,

Mieux qu’avant? Je le crois,

Mais surtout, non plus comme avant.

L’amour a laissé place à de la profonde amitié.

Je n’aime pas catégoriser, et encore moins te catégoriser,

Tout ce que je sais, c’est que tu as toujours ta place en moi,

Et j’espère que j’en ai une, même toute petite, en toi.

 

Le destin nous a joué un bien vilain tour,

Et nous a rappelé qu’il obtient toujours le mot de la fin.

Aussi belle que puisse être une histoire, même la nôtre,

Si on n’y prête attention elle se terminera sans avoir su qu’elle avait vraiment commencé.

On dit que l’Histoire se souvient seulement de comment les choses ont été,

Et non pas de ce qu’elles auraient pu être.

Rien de plus faux, puisqu’un ne va pas sans l’autre,

Et que nous serons toujours là pour nous le rappeler.

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Nabil Belhassen

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