Faits Vécus

Au futur père de mon enfant,

Je t’écris aujourd’hui sans savoir à quoi tu ressembles ou ce qui te passionne. As-tu les yeux bruns, comme j’ai toujours pensé ? Je t’imagine aussi avec de courts cheveux chocolats, dans lesquels je passerai mes mains. J’imagine souvent ton corps comme celui d’un homme qui s’est jadis entraîné, mais que les années ont rattrapé. Tu n’as pas de tablette de chocolat, mais tu n’es pas en surpoids non plus. Peu importe.

Ce que j’aime le plus, ce sont tes grands yeux pleins de curiosité et ton sourire qui me chavire encore chaque fois et que tu as transmis à notre enfant. Chaque fois qu’il me sourit, je te vois en lui. Il a hérité de ton humour particulier et de ta manie de toujours faire la grimace quand tu es concentré.

Père et fils

Source de l’image : Unsplash

Je te vois derrière chacun de ses rires, de ses paroles, de ses gestes. Je te vois dans la façon qu’il a de saluer tout le monde et dans la manière dont il trie tout ce qu’il mange. Je te vois dans ses yeux quand il dessine, imitant le mouvement de tes mains quand tu peinture à l’aquarelle. Je te vois dans ses jambes quand il frappe le ballon, puis dans son poing levé quand il marque un but.

Depuis son premier jour, tu as contribué à forger la petite personne qu’on a mis au monde. Cet enfant qui nous est si précieux, même s’il n’existe pas encore au moment où j’écris cette lettre. Depuis son premier jour, il marche dans chacun de tes pas et te rend fier, de plus en plus.

Au futur père de mon enfant, je veux te dire merci. Merci de m’offrir cette vie de maman que j’ai toujours voulue. Merci de faire de notre enfant le plus adorable du monde. Merci de lui montrer ce qu’est la vie en le laissant vivre ses propres expériences, tout en étant là pour lui si un jour il se plante. Merci de ta compréhension, de ta patience. Merci de nous aimer, lui et moi, chaque jour inconditionnellement.

Aujourd’hui, c’est la fête des Pères. Nous deux, on n’a aucune idée de la famille que nous allons bâtir. En vérité, on ne se connais même pas encore. Mais dans quelques années, quand j’aurai le ventre rond et que je me transformerai soudainement en maman, alors je saurai que je pourrai te faire confiance. Je m’imaginerai déjà les premiers pas, les biberons, les nuits blanches. Je t’imaginerai, toi, accroupie au-dessus du berceau afin de parler avec bébé.

Famille marche

Source de l’image : Unsplash

Je t’imaginerai avant ça aussi, penché sur mon gros ventre de femme enceinte pour murmurer des chansons au foetus. Aura-t-il ton goût pour la musique ? Je t’imagine le prendre sur tes épaules pendant un concert de Half moon run. Je nous imagine à l’épicerie, en train de gérer une crise de bacon parce que notre enfant voudra les céréales les plus cher. Je nous imagine faire toutes ces choses qui feront de nous une famille.

Alors peut-être suis-je naïve ou idéaliste, ou mes valeurs sont peut-être seulement traditionnelles, mais j’ai hâte que ces choses deviennent réalité. Tu n’existe pas encore dans mon esprit que déjà, je t’imagine faire un père formidable.

Au futur père de mon enfant,

Merci d’être toi.

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Audrey Robitaille

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