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Si je devais résumer mon parcours professionnel en une seule phrase: c’est une belle histoire que je ne dois qu’à des femmes.

Malheureusement, et nous le savons tous, entre les deux sexes, il existe encore aujourd’hui des inégalités sur le marché du travail. Même dans un pays comme le Canada. Même en 2020. Les postes ne sont pas équitablement accessibles; les salaires et les conditions de travail, à compétences égales, sont nettement en faveur des hommes; et les femmes, pour un même poste au sein d’une entreprise, sont obligées de ramer plus que les hommes. Malheureusement, il est évident que nous vivons aujourd’hui dans un monde taillé sur mesure pour les hommes.

Pourtant, dans mon cas, ma relation au travail avec les femmes est toute autre. Ce sont elles qui m’ont ouvert toutes les portes possibles et même les portes qui paraissaient impossibles à ouvrir. Professionnellement, je leur dois tout. Et je voudrais les remercier ici.

Renée, pour m’avoir donné un de mes tous premiers boulot, celui de faire du gardiennage à ses enfants. Elle m’a fait confiance en me confiant ce qu’elle avait de plus précieux.

you got this écrit à la craie sur l'asphalteSource image: Unsplash

Michèle, la première à m’avoir embauché dans une entreprise. « Le poste ouvert est celui de caissier. Cependant, il n’y a que des femmes aujourd’hui. Est-ce que ça te dérange? » Ses paroles, lors de l’entrevue, resteront pour toujours gravées dans ma mémoire.

Marie-Chantal et Mylène, celles qui ont vu en moi un potentiel bon assistant technique en pharmacie. Puis, dans les trois années qui ont suivi, toutes les femmes avec qui j’ai eu la chance de travailler dans ce département (et il y en a eu des femmes!) Tout particulièrement Sylvie, Lyne, Julie et Anne-Marie. Mes mentors. Jamais je n’oublierai ces années passées à travailler ensemble.

Michèle, une seconde fois, lorsqu’elle m’a repris au sein de l’équipe quelques mois après avoir quitté suite à l’obtention de mon bac. J’avais pris de longues vacances; par contre, au retour, cela a été difficile d’obtenir un poste relié à mes études. C’est alors que Michèle m’a dépanné. À cette femme, je lui dois deux fois ma reconnaissance et ma gratitude. C’était une bonne femme. Que Dieu ait son âme en paix.

Christine et ce, malgré mon faux départ avec elle: dès la première journée, elle m’a assigné une tâche que j’ai raté admirablement. Cela ne l’a pas empêché pas de faire de moi son bras droit par la suite. Elle m’a donné tous les ingrédients, même les plus insoupçonnés, qui m’ont permis de m’épanouir considérablement au sein d’une équipe. Si aujourd’hui je suis le manager que je suis, je ne le dois qu’à elle. Et bien plus.

homme tête baissée avec mains sur les épaulesSource image: Unsplash

Stéphanie, la première qui m’a ouvert les portes dans un domaine qui, même n’étant pas relié à mes études au bac, est celui dans lequel je me retrouve aujourd’hui avec grand plaisir. Si maintenant j’ai la chance de travailler dans un environnement en pleine croissance, rempli d’opportunités, tout en m’amusant grandement, c’est à elle que je le dois.

À toutes ces femmes qui n’ont cessé de me tendre la main pour monter toujours plus haut, à ces femmes qui ont cru en moi: un grand merci! Jamais je ne pourrai acquitter ma dette envers vous, mais je peux me battre avec vous.

Source image de couverture: Unsplash
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Nabil Belhassen

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