Faits Vécus

À toi, ma colocataire que je dois quitter. Notre rencontre a été le fruit du hasard et jamais je n’ai autant remercié ce hasard de t’avoir mise sur mon chemin. L’été dernier, alors que ma dernière colocataire venait de me lâcher, ton message a atterri dans ma boîte de réception. Tu cherchais une colocataire dans une ville où je n’avais pas prévu d’habiter, et j’ai saisi cette opportunité. On s’est rencontré pour dîner un 2 août et je suis repartie une heure plus tard avec un bail signé et l’impression d’ouvrir un nouveau chapitre de ma vie.

Je ne te l’ai jamais dit, mais je craignais de cohabiter avec quelqu’un avant notre rencontre. Je n’ai jamais aimé que mes amies s’attardent trop longtemps le lendemain d’une soirée, ni de devoir partager une salle de bain. Mais avec toi, le courant a passé instantanément. En un an, on ne s’est jamais disputées. On s’est parfois tapées sur les nerfs, mais ça ne durait jamais longtemps. Au fil du temps, j’ai pris goût à tes pad thaïs que je n’avais pas l’habitude de manger. J’ai savouré tous tes repas faits maison, les verres de vin qu’on a partagés, les soirées qu’on a passées grimper sur les chaises de la cuisine à chanter à tue-tête, au grand malheur de nos voisins.

Amies rire

Source de l’image : Unsplash

Dans quelques jours, je serai partie. Mais je garderai bien ancrés en moi tous les souvenirs qu’on s’est faits durant cette année de colocation particulière. Nos soupers passés devant la télé à écouter tous nos téléromans et à juger les candidats d’Occupation Double. Notre soirée de Noël où l’on s’est échangées des cadeaux qui nous correspondaient si bien. Nos soirées à parler de nos histoires respectives, de nos blessures et cicatrices.

Cette année de colocation s’est inscrite dans un contexte bien particulier. Confinée à la maison, constamment en télétravail, j’ai partagé mes angoisses et mes déprimes avec toi. Loin de mon monde, tu as été en quelque sorte mon pilier dans toute cette histoire. Je pleure en écrivant ces lignes parce que je pense que je ne te l’ai jamais dit. Quand je me sentais seule au monde et que je pensais ne pas avoir de valeur, tu étais là. Tu écrivais des mots sur le miroir de ma chambre ou celui de la salle de bain dans l’espoir que je me retrouve. Je ne te remercierai jamais assez.

« À toi, la fille qui se regarde dans le miroir. J’espère que tu vois la même chose que moi : une fille qui dégage de l’assurance, pleine de talents et de volonté. Une fille qui surmonte les défis de la vie et du confinement sans se plaindre. Prends la vie un jour à la fois. Si aujourd’hui, ça ne vas pas, demain peut toujours être mieux ». 

Amies

Source de l’image : Unsplash

Je ne sais pas ce que j’ai fait à la vie pour mériter une colocataire (et amie !) comme toi. Moi qui n’ai jamais cru au destin, je pense sincèrement que tu es arrivée dans ma vie pour une raison. Tu es et seras toujours spéciale dans mon coeur, ma première colocataire, ma bonne amie qui m’a vu à mon pire comme à mon meilleur. Dans une ville où je n’avais pas prévu habiter et où je me sentais seule, tu étais là pour éclairer mes journées et m’aider à avancer.

Je ne pense pas que tu réalises les nombreuses qualités que tu possèdes. Tu es généreuse, à l’écoute et tu es incroyablement le fun. De plus, tu es passionnée et dédiée à ton travail. Tu es mon modèle de résilience, de persévérance et de courage.

À toi, ma colocataire que je dois quitter, je veux te dire merci. Merci pour cette année particulière durant laquelle j’ai eu la chance de te connaitre. J’ai 100% confiance en toi pour l’avenir et j’espère que tu obtiendras tout ce que tu désires, parce que tu le mérites. Trinquons une dernière fois à notre amitié. Trinquons à toi, ma belle amie adorée.

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Audrey Robitaille

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