Style de vie

L’anxiété et l’hypochondrie ont-ils un lien? Oui!! Quand on est anxieux, on a souvent peur… Peur de mourir ou de perdre un proche. Je suis la première à googler peu importe le symptôme physique ressenti: bras droit engourdi (fiou c’est le gauche pour la crise cardiaque), mon conjoint a du sang dans son urine (faute des betteraves de la veille), mon coco de 4 ans a mal à la tête (ça y est, il a une tumeur au cerveau), un sifflement quand je respire (et voilà une embolie pulmonaire)… Je suis honnête,je coûte cher au système de la santé! Mon médecin de famille m’appelle par mon petit nom, car on se voit quand même régulièrement. « Bon Catherine, qu’est-ce que je peux faire pour toi? » Réponse: J’ai eu des palpitations ce matin. J’ai peut-être un souffle au cœur? Je reviens d’un voyage dans le Sud et j’ai des essoufflements, j’ai lu que l’embolie peut se déclencher lorsque nous sommes longtemps assis? Après des prises de sang, des échographies et scans de toutes sortes, je suis en pleine santé, mais on dirait qu’il y a toujours quelque chose qui me guette. Je serais curieuse de visualiser mes historiques de recherches sur le site de Santé Canoë.

peur de mourir

Crédit: Flickr.com

Ça ne date pas d’hier. À l’âge de 8 ans, j’ai fait une « semi » dépression. Oui, à 8 ans… C’était l’épisode du petit Charles Bruneau qui avait succombé à une leucémie. Ça y était, j’avais la leucémie. Je pleurais ma vie. Ma mère capotait et ne savait pas quoi faire. Je me souviendrai toujours d'un épisode où j’étais couchée dans mon lit et j’étais certaine de mourir. Ma sœur est venue me voir pour me demander de lui donner mes jouets lorsque je serais morte. MAMAN appelle l’ambulance!!!! Il a fallu que ma maman m’amène chez le médecin pour qu’il m’examine et me confirme que j’étais en pleine forme.

peur de mourir

Source: Psychologies.com

J’ai toujours un doute. C’est trop beau pour être vrai. Il y a tout plein de monde malade partout, de jeunes enfants atteints d’un cancer, de jeunes mamans qui sont frappées par un cancer du sein. Quelque chose frappera à ma porte sans que je l’aie commandée. Je ne sais pas si c’est la mort qui me fait peur ou bien de perdre un être cher, ou de laisser mes enfants de 4 ans sans mère. J’appréhende toujours le pire, mais Dieu sait que ça gruge du jus ces maudites pensées malsaines. Quand mon mari et moi sommes allés à Las Vegas, l’idée de prendre l’avion ensemble me terrifiait. Je suis allée voir ma sœur en sanglots : Claudie, tu vas prendre soin des jumeaux si jamais on s’écrase? On en a ri tellement c’était ridicule. Oui, ça peut arriver, mais quelles sont les chances? J’ai plus de chances de me faire frapper au coin de la rue que de m'écraser en avion. Mais c’est ça l’anxiété. Quand j’ai consulté (parce que je consulte! Je n’ai pas de honte à le dire) mon thérapeute m’a dit Catherine, tu appréhendes le pire, tu te fais du mauvais sang, tu as de la peine, de la colère…. Et rien n’est arrivé! Imagine toute la détresse psychologique et physique que tu vis en imaginant que ton petit garçon avait une tumeur…. Si, je dis bien SI, ça arrivait, tu vivrais inévitablement les mêmes émotions. Pourquoi t’imaginer le pire et te faire des scénarios macabres, dignes du pire cauchemar hollywoodien?…. C’est plus fort que moi. En même temps, je dois laisser entrer mes émotions, ne pas les fuir et éviter l’évitement! Plus facile à écrire qu’à faire. Je suis mieux d’en rire que d’en pleurer. Je suis en santé, je dois arrêter d’angoisser à l’idée de mourir. Mais ça fait juste du bien de l’écrire.

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Catherine Brière

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