Nous sommes tous d'accord que la planète se porte mal. Les rapports alarmants, qui s'accumulent, émettent des recommandations sévères pour atténuer les impacts du réchauffement climatique. Car il est trop tard pour en enrayer toutes les conséquences; nous sommes à l'étape de limiter les dégâts.

En même temps, le monde n'a jamais été aussi accessible. Grâce aux médias et à Internet, entre autres, nous sommes initiés à des endroits magnifiques et différents qui nous charment et nous attirent. Alors, comment concilier le besoin de sauver la planète et nos envies de dépaysement? Les voyages forment la jeunesse (et plus), mais à quel prix?

Connaître son empreinte carbone

Prendre l'avion est l'un des gestes les plus polluants qu'une personne peut faire, et une des premières choses à couper pour réduire son empreinte carbone. En 2019, l'aviation a causé 2,5 % des émissions de CO2… ça ne paraît pas si énorme, mais l'avion rejette aussi d'autres composantes qui ont un effet important sur le climat. Écoutez ce balado pour mieux comprendre l'impact global de nos voyages. Alerte au divulgâcheur : ce n’est pas rose! Heureusement, il existe des pistes de solution pour apaiser notre honte de voler.

Parce que oui, sans cesser de voyager, on peut faire le geste concret de compenser nos émissions de GES. L’achat de crédits carbone permet de contrebalancer nos émissions en contribuant à un projet qui réduit les gaz à effet de serre (comme planter des arbres ou favoriser l’efficacité énergétique). L’organisme Unpointcinq propose d’ailleurs 10 organismes d’ici pour la compensation des GES.

Mais n’est-ce par une solution qui sert à nous déculpabiliser davantage qu’à aider l’environnement? Un voyage en avion de moins a quand même un plus grand impact environnemental que l’achat de crédits carbone… Surtout si nous faisons front commun pour diminuer nos déplacements. Heureusement, le secteur de l’aviation a aussi entrepris un virage vert. Mais difficile de savoir quel en sera le résultat.

Faire d’autres choix

Que faire pour décrocher du quotidien si on choisit de ne pas s’envoler vers l’Europe ou le Sud? Facile : on opte pour des activités près de chez soi, en favorisant le plein air et le repos. MAIS avouons que le staycation a un peu perdu de son attrait depuis la pandémie. Si vous êtes comme moi, vous avez certainement fait le tour de votre demeure (plusieurs fois même!). Il reste les voyages moins loin géographiquement, qui ne nécessitent pas de se rendre à l’aéroport. L’automobile, le train et le vélo demeurent des options plus écologiques que l’avion!

Faire le choix de passer ses vacances près de chez soi n’empêche pas, une fois de temps en temps, de prendre l’avion pour découvrir des endroits coups de cœur choisis avec soin. Et à destination, on s’efforce de prendre son temps et de faire des choix écologiques. C’est peut-être ça la clé : faire des choix éclairés.

Car non, nous n’éliminerons pas tous les déplacements en avion. Le transport aérien conserve de nombreux avantages, surtout dans le monde connecté dans lequel nous vivons. Donc loin de moi l’idée de vous lancer des pierres si vous avez déjà un billet dans vos poches! Il y a différentes bonnes raisons de prendre le large et de s’envoler vers d’autres lieux ! Mais nous devons être conscients des conséquences de nos actions. Un peu comme nous sommes conscients des effets de nos achats et de nos choix alimentaires. Ainsi, pour les voyages comme pour plein d’autres gestes, faisons des choix éclairés afin de limiter notre empreinte carbone.

Image de couverture d'Eduardo Velazco Guart

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