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J’ai toujours été particulièrement touchée par le sujet de la santé mentale et la lutte contre les préjugés entourant la problématique m’a toujours tenue à cœur. J’avoue que je ne me suis pas toujours sentie interpellée par cette cause. Adolescente, je me disais que ces maux intérieurs n’appartenaient qu’aux autres… Jusqu’à ce que l’autre, ce soit moi.

Ça a un nom en plus cette affaire-là et même un acronyme: le TAG ou trouble de l’anxiété généralisée. Ce trouble m’a même amené à me faire connaître sa grande chum, la dépression. Si vous m’aviez dit un jour que je parlerais de ça ouvertement sur Internet, je pense que j’aurais littéralement (désolé pour le vulgarisme) chié par terre. La difficulté à accepter cette condition était presque plus difficile que de la vivre en elle-même. Maintenant, à 24 ans, en m’assumant plus, en étant plus en paix avec mon passé, en étant devenue plus forte et en acceptant cette vulnérabilité qui me sert même de force (oui oui, je te l’dis), j’aimerais te dire à toi qui lis ceci que, si tu vis avec une maladie qui sert de coloc à ton cerveau, il faudrait tellement pas que tu te sentes poche à cause de ça.

silhouette d'un homme dans le brouillardSource image: Unsplash

Je crois fermement que chaque trait de personnalité a un penchant « négatif » qui tend sur le positif. Tu ne me crois pas? Je ne te parlerai pas de trucs psycho-pop qu’on retrouve dans les livres qui prétendent te proposer une idéologie qui change le monde. Attends un peu que je t’explique…

Mon anxiété fait en sorte que je porte une attention particulière aux détails. Ça fait en sorte que mes pensées peuvent parfois tourner comme des vêtements dans la laveuse autour de toute sorte de scénarios. Par contre, ça fait aussi en sorte que je suis attentive aux autres et que j’ai une très bonne connaissance de moi.

Mon anxiété fait en sorte que j’ai peur de ne pas être à la hauteur, que l’idée d’être critiquée ou rejetée me donne la nausée. Néanmoins, ça fait aussi en sorte que je me donne corps et âme dans mes projets en plus d’être persévérante. Ça fait en sorte que j’accorde beaucoup d’importance aux gens qui font partie de ma vie.

Mon anxiété fait parfois en sorte que je dis beaucoup trop de mots pour une période de temps donnée quand je suis stressée et que je fais des maladresses en tentant de me prouver quand ça n’a même pas rapport. Ça fait aussi en sorte qu’on me trouve ben drôle et qu’on ne s’ennuie pas avec moi.

deux femmes qui rient assises contre un murSource image: Pexels

Tu vois? Je pourrais faire 182941 exemples de plus. Pour toi, c’est peut-être pas le TAG ou la dépression, c’est peut-être la schizophrénie, le trouble bipolaire, le TPL, le trouble panique ou les troubles alimentaires. Peu importe c’est quoi. Dis-toi que tu es VRAIMENT fort pour composer avec ça et que tu devrais même être fier d’être encore debout aujourd’hui. Je ne t’encourage pas à faire une publication Facebook pour afficher haut et fort tes diagnostics. Je ne t’encourage pas à dire: «bonjour, je m’appelle Michel, je suis anxieux et c’est aussi une force». Je t’encourage juste à t’enlever un peu de pression, à respirer un grand coup et te dire que t’es une belle personne. Surtout, tu es une personne en dehors du diagnostic. ️

Source image de couverture: Unsplash
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Jessica Bergeron

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