Musique

Ça fait six ans que je suis avec mon chum.

Il joue de la batterie dans un groupe de musique. Je suis donc la bonne personne pour vous raconter comment se passe la cohabitation avec un musicien.

Parlons premièrement du fait que mon sous-sol en entier est une pièce de musique.

Batterie, amplis, guitare ; c’est son man’s cave! Ma maison est aussi le point de rendez-vous pour les pratiques du vendredi soir. Voir ses amis permet à mon chum de décompresser de sa semaine. Le vendredi soir n’est donc pas un moment de couple, mais bien un moment où il peut s’adonner à sa musique. Et c’est bien parfait! Pendant ce temps-là, j’en profite pour écouter des séries et prendre un bon bain chaud.

Covid oblige, The Wildfire Experience (c’est le nom du groupe!) n’a pas fait de show depuis un bon moment.

En temps normal, ils essaient cependant d’en faire plusieurs par année. Faire des spectacles veut dire faire de la route. Dans les dernières années, ils ont visité Montréal, Sherbrooke, Trois-Rivières et Granby. J’essaie de venir l’encourager le plus possible, lorsque je peux! Il m’arrive également de m’occuper de vendre la marchandise, comme les albums et les t-shirts. Ça m’occupe, parce qu’il faut être prêt à passer des soirées dans des bars et des salles de spectacle et à rentrer tard. Mon chum n’est pas encore parti en tournée pour plusieurs jours d’affilée, mais ce sont les plans éventuels du groupe. Sur ce sujet, je pense que la communication est la clé d’une bonne relation. Surtout si une partie de la relation se fait à distance.

drummer

Source de l’image : Unsplash

Mon chum et son groupe viennent de sortir leur deuxième album il y a quelques mois.

C’est un album concept avec narration et il contient une vingtaine de pistes. Ils ont travaillé sur cet album pendant près d’un an. Cela inclut de nombreuses heures de déplacement, de préparation, de composition, d’enregistrement et de finition. On oublie souvent tout le travail qu’il y a dernier un album.

Il y a également le côté financier qui est pris en charge par les membres du groupe.

L’album est autofinancé et autodistribué. Par conséquent, c’est sur que j’aimerais que le produit fini soit écouté par le plus de monde possible! Mais il est plutôt difficile de percer au Québec lorsque le style de musique qu’on a choisi de faire sort un peu de ce qui tourne à la radio. Cependant, l’avantage de la magie des plateformes d’écoute en continu fait que des gens partout à travers le monde ont accès à la musique de mon chum!

J’ai aussi eu la chance d’être figurante dans le premier vidéoclip du groupe!

C’était un clip professionnel, tourné à plusieurs endroits dans la ville de Waterloo. J’ai aimé voir les dessous du tournage, qui s’est échelonné sur deux jours. Malgré l’équipe de tournage réduite (toujours en respectant les règles COVID) et les moyens financiers quand même assez modestes, je peux dire que le résultat est très bon!

En résumé, je pense qu’il faut une certaine ouverture d’esprit pour être en mesure de cohabiter avec un musicien. Pour mon chum, c’est une grande passion qui l’habite depuis toujours. Il est donc normal qu’il passe beaucoup de temps sur tous ses projets. J’ai aussi dû apprendre à me trouver des passe-temps à faire seule, dans les occasions où il est occupé ou parti. Encourager les passions et les projets de son partenaire est, selon moi, une grande forme d’amour.

 

Source de l’image de couverture : Unsplash
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Clara Gaudreault

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