Je sais que tu es là. Je sais que tu es présente, avec moi, à me regarder, à me protéger, à m’aimer. Je sais que tu es là, parce que je le veux et que tu le veux. C’est tout ce qui compte. Je pense à toi sans arrêt, même si d’autres pensées effleurent mon esprit, tu resteras toujours dans mon esprit, dans mon coeur. Nous avons vécu beaucoup de choses ensemble, et malheureusement, tu ne seras pas physiquement avec moi lors des grandes épreuves de ma vie qui m’attendent. Je sais que même si ta présence n’est pas dans le monde réel, tu seras toujours là avec moi quand même. C’est difficile pour moi de savoir que je ne pourrai plus t’avoir à mes côtés et qu’on ne pourra plus se donner de câlins, se donner des bisous, se parler en ayant une conversation.

C’est difficile de savoir que je n’aurai plus la chance d’avoir ta présence physique à côté de moi tandis qu’il y en a qui peuvent encore avoir à leurs côtés leur maman. À l’approche de ta fête, c’est un peu plus difficile. À l’approche des premières fois sans toi, tout devient un peu plus sombre, un peu plus triste. J’aurais aimé pouvoir te parler encore, te voir encore, rire avec toi, être avec toi, pouvoir te toucher.

femme qui pleure

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En fait, je donnerais beaucoup de choses pour ravoir cette chance que j’avais avant. Malheureusement, ce n’est pas possible et c’est très dur à accepter. C’est dur à accepter que tout ça soit fini. C’est dur à accepter que les souvenirs soient ce qu’il nous reste d’une personne. C’est dur à accepter qu’on ne puisse plus créer de nouveaux souvenirs avec cette personne, que les seuls souvenirs qu’on a dans notre esprit sont les seuls qu’on aura pour le restant de notre vie.

Dans ces cas, on n’a pas le choix d’accepter l’absence d’une personne. C’est frustrant et souffrant. Les autres personnes autour de moi me disent, qu’il faut que je sois forte. Oui, je le sais. La plupart du temps, je le suis. Mais il y a des moments, comme celui où j’écris ce texte pour exprimer mes sentiments et ma tristesse, qui sont plus difficiles. Et je pense que ces moments-là, je dois les laisser aller. Je dois les laisser vivre, les accepter, même si ils font extrêmement mal.

Je n’ai jamais vécu une souffrance aussi grande que celle que j’ai vécue, je me remémore parfois les derniers moments que j’ai pu te voir près de moi. C’est traumatisant d’avoir vécu tout ça, on ne devrait pas pouvoir vivre ce genre de choses. Je me dis que j’ai eu le temps de te dire je t’aime. Je ne sais pas si tu l’as bien entendu, mais je veux te dire que je t’aime. Je n’aurai plus jamais ta présence à mes côtés, mais l’amour que j’ai pour toi et l’amour que tu as pour moi ne changeront jamais.

 

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Marisa Rasteiro

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