Cinéma

Je ne sais pas si cela vous est déjà arrivé d’écouter une musique, un film ou une série qui vous a fait passer par toute une gamme d’émotions. Tout cela dans un laps de temps aussi court que trois minutes, ou long de deux heures et demie. J’ai vécu cela avec un film. Un film que je vous conseille pour vivre cet état, mais également pour la beauté, la vérité, le réalisme et la justice véhiculés dans ce film : Dallas Buyers Club.

Du réalisateur québécois Jean-Marc Vallée, mettant en vedette Matthew McConaughey, Jennifer Garner, Jared Leto, Dennis O’Hare, Steve Zahn, entre autres, ce film raconte l’histoire vraie de Ron Woodroof. Macho, cowboy, homophobe, violent, vivant dans le déni, alcoolique, en plus d’être toxicomane et accro au sexe, il reçoit en 1985 un diagnostic de séropositivité au test du VIH. On lui prédit trente jours à vivre. Passant par plein d’émotions et d’états, il découvre des médicaments naturels et inoffensifs pour les cellules du corps humain. Il commence une lutte pour que ceux-ci soit légalisés aux États-Unis. Il s’engage également dans un combat pour que le médicament AZT, approuvé et testé au pays, soit reconnu comme causant des effets négatifs sur le corps humain, déjà affaibli par la maladie. Ceci deviendra sa motivation pour fonder sa compagnie appelée Dallas Buyers Club. Elle se dédie à rendre les médicaments étrangers accessibles aux personnes atteintes par cette maladie.

dallas buyers clubSource image : Rotten Tomatoes

 

J’ai particulièrement apprécié le réalisme des décors, des lieux et des costumes qui reflètent l’époque concernée. Les coiffures et les maquillages ont par ailleurs mérité un Oscar en 2014. Autre point fort, le cheminement de Ron pour accepter sa différence sexuelle et sa maladie. Ce processus vers l’acception l’amènera à vivre une foule d’émotions comme le déni, la colère et la tristesse. C’est également dans son cheminement avec la différence qu’il se lie d’amitié avec Rayon, une transgenre qui devient son associée dans sa compagnie. Elle l’accompagne dans sa maladie et dans sa lutte contre les lois américaines. Le réalisme se traduit aussi par les émotions authentiques. Le public n’a d’autre choix que de s’émouvoir devant cette histoire, à la fois triste et belle. Ceci est dû au jeu des acteurs et des actrices d’exception. Preuve à l’appui, Matthew McConaughey a remporté l’Oscar du meilleur acteur, et Jared Leto, celui du meilleur acteur dans un second rôle. Le film est une belle leçon de justice pour l’accessibilité aux médicaments et la mise en lumière de leurs effets secondaires. Le film prône la liberté de choix (notamment concernant les traitements) et la liberté de vivre selon son orientation sexuelle.

Je conseille ce film à tous. Histoire et émotions se mélangent harmonieusement grâce aux acteurs et actrices de talent. En plus des apprentissages qu’il nous procure, Dallas Buyers Club  se démarque par sa beauté. Notons en terminant que la trame sonore s’accompagne de la chanson instrumentale Prélude d’Alexandra Strélinski.

 

Source image de couverture : Unsplash
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Coraly Guillemette

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