Faits Vécus Style de vie

J’ai adopté mon premier chat lors de mon premier arrêt de travail, pour une dépression majeure. C’était une période très difficile de ma vie. Je n’avais pas le goût de faire grand-chose, je n’avais plus aucune motivation, et en toute honnêteté, je pensais souvent à la mort…

Une journée où j’allais un peu mieux, je suis allée dans un café à chats populaire de Montréal avec ma sœur, et j’ai vécu la zoothérapie comme un immense câlin réconfortant. La présence des animaux, qui ronronnent, qui viennent se coller, avec lesquels tu peux jouer, me faisait sentir vivante. J’ai réfléchi à l’engagement qu’impliquait un animal, un engagement de près d’une vingtaine d’années, j’ai fait un budget, et j’ai commencé à regarder les refuges.

Et je suis tombée en amour avec Matcha, ma petite première, qui n’était alors qu’un chaton. Dès son arrivée chez moi, j’ai senti son impact sur ma vie. J’avais une responsabilité immense envers elle. Pendant un arrêt de travail pour maladie, on cherche souvent un sens à notre vie, alors que le travail prenait souvent une place majeure. Matcha me donnait une raison de me lever à tous les matins. Je devais prendre soin d’elle, la nourrir, jouer avec elle. Et elle me le remettait tellement bien.

source image: pexel

Quand elle venait se coller contre moi et ronronnait, je sentais mon anxiété diminuée énormément. Et elle me faisait rire! Avec ses positions farfelues, les tours qu’elle faisait, ses nombreuses tentatives d’attraper les jouets avec lesquels elles jouaient et de se battre avec eux comme si sa vie en dépendait.

J’ai ensuite adopté deux autres chatons, qui sont maintenant de jeunes adultes. Mes trois chats m’ont vraiment sauvé la vie à plusieurs moments. Lorsque je suis plus déprimée, ils me redonnent le sourire avec leurs niaiseries et en jouant avec eux. Lorsque je suis plus anxieuse, je fais de la ronronthérapie et elle diminue automatiquement. Lorsque des idées de mort traversent mon esprit dans des moments plus difficiles, je me rattache à celle-ci en me disant que ces petits êtres dépendent de moi. J’ai pris la décision de les adopter et d’en prendre soin, alors je dois continuer mon engagement.

Je leur ai sauvé la vie en les adoptant et ils me le remettent à tous les jours.

J’en profite pour parler rapidement de la zoothérapie, cette thérapie qui utilise les animaux pour aider les gens souffrant de divers maux. C’est une intervention qui peut se faire de façon individuelle ou en groupe, auprès de multiples populations (pédiatriques, gériatrique, personnes avec handicap physique, personnes avec déficience ou atteinte mentale, etc.) avec un intervenant formé en zoothérapie et un animal familier, souvent des chiens ou des chats. Elle a un impact important autant sur la santé physique, que la santé psychologique des patients. Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur les sites suivants: http://zootherapiequebec.ca/ http://www.institutdezootherapie.qc.ca/quebec/

Et vous, est-ce qu’un animal a eu un impact majeur sur votre vie?

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Marie-France Leduc

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