Arts Musique

J’ai cherché une formulation pour vous présenter l’artiste dont j’ai envie de vous faire connaître aujourd’hui, mais je n’ai pas trouvé. Je n’ai pas trouvé, car rien ne correspond à l’artiste qu’il est et à ce qu’il dégage. Donc, c’est sans rajouter de formulation linguistique que l’artiste est Émile Bilodeau.

Il est âgé de 24 ans et est auteur, compositeur, interprète. Il a deux albums à son actif, soit : Rites de passage en 2016 et Grandeur Mature en 2019 et a aussi collaboré à l’album Hommage à Richard Desjardins en interprétant Le chant du Bum en plus d’avoir fait de même sur l’album hommage à Félix Leclerc : Héritage avec la chanson 100 000 façons de tuer un homme. En novembre 2017, il est sacré Révélation de l’année à l’ADISQ.  Son style musical se décrit comme folk, blues, rock.

Connu non seulement pour sa musique et son énergie rappelant celle d’André Fortin, chanteur du groupe Les Colocs, mais aussi pour ses convictions politiques et son franc-parler.  Si vous ne savez pas à quoi je fais référence, bien continuez à lire ce texte pour le savoir! Je fais référence à ses idées souverainistes et à sa volonté de faire du Québec un pays. Son franc-parler se démontre avec des sujets comme l’environnement, la politique fédérale, le racisme et autres formes de discriminations, les idées de certains politiciens de la droite conservatrice qu’il n’hésite pas à parler et à dénoncer sur ses réseaux sociaux tout comme dans certaines de ses chansons. Il n’hésite pas non plus à faire connaître ses opinions notamment avec certains accessoires comme le macaron qu’il a fièrement porté lors de la Fête Nationale qui a tant fait jaser.

pochette d'album d'émile bilodeausource image : Facebook

Si je l’ai choisi aujourd’hui comme sujet de mon texte, c’est pour son ouverture à la différence qu’importe de quelle origine, sa religion ou son orientation sexuelle, pour son militantisme écologique inspirant, pour ses opinions qui font réagir, pour son énergie, pour sa position politique que beaucoup croient dépassée. En fait, je pourrais continuer à énumérer toutes ces choses qui m’intriguent, qui font que certaines fois je ne l’aime pas, qui font que je l’aime quand même, que je trouve inspirante, mais la vérité c’est que ce serait trop et en même temps pas assez, car je ne sais comment le décrire. En vérité, c’est l’ensemble de ce qu’il est, de ce qu’il fait, de ce qu’il dégage, de ce qu’il dénonce, de ce qu’il croit et veut qui font en sorte que je l’ai choisi. Il est lui-même, sans filtre, imparfait, conscient, intéressé et intéressant, cultivé, passionné, admirateur et dénonciateur, créateur et faiseur, propagateur et éducateur.

J’ai peine à finir ce texte parce que c’est une personne qui est difficile à décrire, car il est un artiste sur lequel je suis incapable de me faire une opinion en raison de tout ce qu’il est et fait et de ce que cela résonne en moi. Donc, c’est avec la suggestion d’aller écouter la chanson qu’il a mise sur ses réseaux et qui se retrouvera sur son troisième album : Je me souviens.

 

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