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«Tu es pas tannée de t’entraîner?» Non. Mais, oh que j’en ai marre d’entendre cette phrase. J’ai même réduit le nombre de fois que j’en parle sur les réseaux sociaux de peur de me faire poser la question et de me faire juger par mon assiduité au gym. Parce que selon certaines personnes, j’y vais trop. Trop ça veut dire problème. Alors j’ai eu une réaction normale: je me suis cachée. Je le fais sans le mettre en ligne. Toutefois, je me suis mise à penser et je me suis dis: «comme c’est stupide». J’ai inspiré certaines personnes à bouger (selon leurs dires) et là, je me cache! C’est assez.

Pourquoi est-ce si facile de se mettre à juger l’autre même si ce qu’elle fait est positif? Pourquoi voit-on trop souvent le côté négatif de la médaille? J’ai l’impression qu’on est une génération qui cherche les bibittes et qui ne veut pas voir que parfois la vie et les situations peuvent être simple.

Chercher la bibitte.

Je prends le sport en exemple, mais c’est que c’est frappant. Sur mes Instagram stories, je partage ma vie, mon quotidien: du bureau à la maison, du 5à7 au rangement de ma chambre, tout y passe, même le gym! Comme je vais m’entraîner tous les jours, il est normal que je vous partage cet aspect de ma vie selon moi. Et je ne le fais pas pour me faire dire bravo. Oh que non. Je n’irais pas suer ma vie pendant des entraînements de HIIT de 1h pour me faire dire que je suis bonne! Je le fais pour moi. Simplement. Mais on ne veut pas voir que ça peut être simple, pas vrai? On cherche LA bibitte. Eh bien, il n’y en a pas.

Mais, j’ai eu si peur de sembler imbue de moi-même que j’ai ralenti le nombre de mes publications reliées à l’entraînement en story. Parce que j’avais peur du jugement de personnes dont je me fous royalement. Et c’est ce que j’ai réalisé. Leur opinion n’a pas tant de valeur à mes yeux. Celles de mes amis, de mes proches compte, mais l’avis de madame X et de monsieur Y, ça ne vaut pas grand chose s’ils ne me connaissent pas vraiment.

Je ne suis pas tannée de m’entraîner et encore moins d’en parler. Parce que du sport, j’en mange et j’ai envie de continuer de vous partager mes passions. Quand je suis au MACHINA, je suis simplement bien, rien de plus, rien de moins. Mais je suis tannée qu’on porte des jugements sur les autres si facilement. Sur le web, il y a beaucoup d’entraide et c’est magnifique, mais il y a aussi beaucoup de mesquinerie et de jalousie. C’est vaste le web. J’y ai des alliés et des gens avec qui les relations ont été brisées. C’est normal. Toutefois, je veux me libérer ce poids et vivre pour moi et pour ceux qui ont réellement envie de me suivre, pas pour ceux qui le font pour mieux trouver des manières de me descendre. On n’est pas dans Mean Girls, je n’ai jamais aimé ce genre d’univers et je n’ai pas assez de répartie pour être douée à ce jeu. Je préfère faire mes affaires et parler à ceux à qui ça plaît.

La fausse gentillesse.

Une autre manière d’approcher le tout qui m’énerve c’est la fausse gentillesse: «tu ne penses pas que c’est trop pour toi deux fois par jour? Tu n’en as pas besoin». Ah. C’est génial que tu connaisses mieux mes besoins que moi. Merci de me dire ce dont TU penses que J’AI besoin afin que JE puisse être mieux. Vraiment? Qu’est-ce qui se cache sous ce genre de message? Je ne le sais pas. Mais dans ce temps-là, je réponds, poliment, «merci, je m’entraîne à mon rythme et ce, pour moi».

Aux autres: merci.

Mais, on oublie qu’à travers tout ces commentaires qui m’énervent, que j’en reçois dix fois plus qui me touchent. Je reçois des commentaires de femmes qui bougent elles aussi, d’autres que ça motive, d’autres qui me disent qu’elles essayent d’y aller autant, d’autres qui me demandent des trucs (je réfère alors à mes amis dont c’est le boulot) et j’en passe. J’ai beau sembler me plaindre, la grande grande grande majorité des messages que je reçois sont doux et positifs. Et ils font du bien. Et ils me poussent à continuer. Parce que ça peut être beau aussi le web.

«Tu es pas tannée de t’entraîner?» Non. Et je vais encore le faire au moins une fois par jour. Et je vais encore en parler. Pas pour me vanter, pas pour me faire féliciter, juste parce que j’ai choisi de partager mon quotidien en ligne (pour l’instant du moins) et que si ça inspire ne serait-ce qu’une femme à bouger davantage, je sens que j’aurai réussi quelque chose!

Camille Dg vêtements de sports RVCA

Pour illustrer l’article, voici un look sport dont les photos furent prises pendant notre voyage à Cuba en mars dernier!

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Le look:

Vêtements – RVCA

Souliers – Nike

Lieu – Cuba

Photos – Vikki Snyder

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Camille Dg
Fondatrice & Rédactrice en chef

Camille est la fondatrice du site. Jeune femme qui carbure aux projets, un défi n'attend pas l'autre. Camille est une véritable globe-trotter qui quitte le...

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