Faits Vécus

Année 2017.

J’ai 30 ans, et en apparence, tout ce qu’il faut pour être heureuse. Un conjoint depuis cinq ans, deux chiens que j’adore plus que tout, un grand duplex, un mode de vie loin du 9 à 5 et deux entreprises qui me passionnent et qui ne cessent de grandir. La première, dans le domaine du Web, au sein de laquelle je réalise des mandats qui me permettent de laisser libre cours à ma créativité et la deuxième, en coaching santé, qui m’amène à sortir de ma zone de confort, à prendre confiance en moi et à m’épanouir.

À cette époque-là, je me sens vraiment bien. Sur mon X comme on dit. Chaque matin, j’ai hâte de me lever et je me trouve extrêmement privilégiée.

Puis, à l’automne de cette même année, sans crier gare, la vie devait trouver que ça allait un peu trop bien mes affaires parce qu’elle a décidé de me tester. Pis pas juste un peu. Je suis entrée dans une phase plutôt rock n roll et durant les deux années qui ont suivi, j’ai vécu une épreuve après l’autre : séparation, perte de l’une de mes deux entreprises, quatre déménagements dont l’un à Québec (très très loin de mes proches), décès de l’un de mes fistons chien, problèmes de santé, insécurités financières, drames familiaux et plusieurs remises en question. Dès que ma vie semblait retrouver un semblant de stabilité, un autre revirement pas cool m’attendait pas loin.

Rassure-toi, aujourd’hui, ma situation s’est grandement améliorée. J’ai un merveilleux copain depuis plus d’un an avec qui je viens d’emménager dans une magnifique maison, j’ai un emploi riche en défis, un fiston chien qui me comble de bonheur et je suis en parfaite santé. Bien sûr, il y a encore de moins bonnes journées. Mais somme toute, je pense que cette phase de vie est bel et bien derrière moi.

bonhomme sourire craie souliers blancSource image: Unsplash

Durant ces deux années-là, l’hypersensible que je suis en a versé des larmes. Beaucoup même. Je me sentais perdue. Je n’avais aucune idée d’où ma vie s’en allait. Je me posais 1001 questions. Allais-je réussir à me recaser? Allais-je retrouver un chez-moi dans lequel je me sens bien? Allais-je ravoir un emploi passionnant?

Sérieusement, j’ai trouvé ça hyper difficile. Et bien sûr, j’en ai eu des journées habillée en mou, où je n’avais pas le goût de rien faire, sauf d’écouter Netflix pis de manger de la soupe en canne. Mais, contre toutes attentes, j’ai tout de même réussi à garder la tête hors de l’eau pis à passer au travers.

Comment ai-je fait?

C’est simple, j’ai abusé de tout ce qui pouvait me faire du bien. Je voyais mes amis et ma famille le plus souvent possible et quand ils étaient trop loin, je les appelais et passais parfois 2-3h au téléphone à jaser avec eux. Quand j’étais seule, j’écoutais des shows d’humour, je m’entrainais, je prenais de longues marches avec mon chien, je cuisinais, je magasinais en ligne, je lisais de bons romans dans mon bain et j’écoutais des séries réconfortantes.

Même si je suis dans une belle phase présentement, j’ai quand même mes éternelles insécurités et je sais très bien que je ne suis pas à l’abri d’une éventuelle épreuve qui risquerait de me faire chavirer encore une fois. Car la vie, c’est loin d’être un long fleuve tranquille. C’est rempli de vagues, qui surviennent parfois au moment où on s’y attend le moins.

vagues océanSource image: Unsplash

Alors récemment, j’ai décidé de me faire un très beau cadeau. J’ai débuté des séances d’hypnothérapie afin d’être plus en paix avec moi-même, moins insécure et pour être capable de lâcher prise sur les choses que je ne peux pas contrôler. Ce n’est pas ma première expérience avec l’hypnose, mais une fois de plus, ça me surprend de constater à quel point ça fonctionne. Tranquillement, j’arrive à calmer le hamster dans ma tête et à briser mes anciens patterns d’auto-sabotage.

Et ce constat devient de plus en plus présent : le bonheur ne devrait pas une quête, une destination à atteindre. En fait, il est partout, chaque jour, à travers toutes les petites choses qu’on tient malheureusement pour acquis avec le temps. La première gorgée de café, un « bon matin » venant de l’être aimé au réveil, l’écoute d’une chanson qu’on aime, la lecture d’un bon roman, un fou rire, une séance de sport, une soirée entre amis, etc.

Chère lectrice, j’aimerais donc t’inviter à méditer sur ceci, particulièrement si tu traverses une phase difficile : prends conscience de toutes les ressources qui se trouvent là, tout près. Ne cherche pas plus loin, tu as déjà tout ce qu’il faut à l’intérieur de toi pour être heureuse. N’aie pas peur, toi aussi, d’abuser de tout ce qui te fait du bien. Et si tu sens que tu as besoin d’une aide extérieure pour te sentir mieux dans ta tête, trouve cette force en toi et entreprends les démarches nécessaires avec un.e professionnel.le. Crois-moi, tu ne le regretteras pas.

Courage, tout finit toujours par passer, même les phases les plus difficiles. Et sache que même quand tu es seule, tu ne l’es jamais réellement. Tu es toujours en présence de la personne qui devrait être la plus importante au monde… Toi!

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Natasha Lafontaine

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