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Je ne sais pas pourquoi cela arrive à 30 ans dans ma vie, mais je réfléchis aux choix de carrière qu’on fait et surtout comment on se définit par sa carrière au courant de sa vie. Je me souviendrai éternellement du moment, en quatrième secondaire, quand un test de choix de carrière m’a annoncé que l’emploi parfait pour moi serait clown. Clown. Je ne suis pas quelqu’un de si drôle… ça m’a tout simplement mélangée. Par chance, je suis une personne qui aime foncer dans la vie et j’ai continué de faire des choix qui me rendaient heureuse et qui respectaient qui je suis et ce que j’aime ou pas au quotidien.

On me demande souvent comment j’en suis arrivée où je suis dans la vie et à quel moment j’ai choisi de devenir entrepreneure. Je mentirais si je disais que j’avais un grand plan en grandissant. Mes parents n’ont jamais été dans le domaine de l’entrepreneuriat, ils ont eu des emplois stables et plus classiques. Certes, en grandissant, j’ai vite remarqué que j’avais du mal avec l’autorité pure et dure et que j’avais besoin d’être stimulée et passionnée pour me sentir sur mon X et performer. Mais de dire cela n’est pas non plus d’avoir une réponse au test «quel sera ton emploi». On a beau choisir un chemin dans la vie, je pense que les décisions et les rencontres que l’on fait décident bien plus de choses pour nous que l’inverse.

Tracer son chemin si jeune: tant de décisions qui changent la vie

15 ans. Je me souviens que c’est à cet âge-là qu’on fait les premiers choix qui nous définissent: veux-tu faire toutes tes sciences du secondaire ou non? De ce choix, déjà, tu t’ouvres ou tu te fermes des portes. C’est cruel 15 ans. À 15 ans, je savais pertinemment que je ne voulais pas devenir une scientifique, mais je n’aurais jamais pensé travailler en web. À 15 ans, je rêvais d’être à la fois Véronique Cloutier et Henning Mankell. À 15 ans, je savais que j’aimais parler devant un public et noircir des feuilles de papier. À 15 ans, je ne savais pas ce que je serais pour le reste de ma vie. Je sais que je voulais parfois que le temps s’arrête quand j’étais assise à écrire parce que j’étais rarement si heureuse. J’ai donc fermé des portes. Au revoir les sciences. Aujourd’hui, à 32 ans, je me dis parfois que j’aurais probablement aimé certains aspects de la médecine sportive ou autres… mais bon, est-ce que j’ai des regrets? Non. Non parce que je sais que j’ai besoin de plus de créativité au quotidien. Tout cela pour dire que j’ai de la chance. Je ne me suis pas trompée en fermant des portes  15 ans. Je ne me suis pas trompée non plus en ne faisant pas mes maths de Cégep. Mais j’aurais pu me tromper.

Se donner le droit de se réinventer

Ça arrive à plusieurs personnes de se tromper. Par contre, au Québec, on a, sans aucun doute, une chance inouïe de pouvoir se ré-inventer plusieurs fois dans sa vie. Vous me direz que ce n’est pas accessible à tous, je vous dirai qu’on a tout de même le choix. On peut retourner aux études, on peut changer de carrière, on peut se questionner. Ce n’est pas ainsi partout. On a donc le droit de trouver notre chemin à notre rythme.

Mais il faut s’offrir ce droit. Parce que ça prend du courage pour avouer qu’on veut autre chose que la vie qu’on a et de dire à tous qu’on prend les moyens d’y arriver. Récemment, une de mes connaissances sur Facebook a annoncé qu’elle retournait étudier en droit. Elle a mon âge. Elle travaillait en communication. Elle retourne sur les bancs d’école. Je la trouve inspirante et courageuse. Et j’admire cette détermination de se dire qu’on peut se réinventer.

On est les seuls qui peuvent faire ce choix.

Se réinventer à même son poste: est-ce possible?

Est-ce que je serai en marketing web toute ma vie? Je n’en ai aucune idée. J’aime mon domaine, il se développe et me permet de continuer de grandir. Par contre, avec les années, je remarque que ce que je développe plus que tout, ce sont des aptitudes de stratège et de gestionnaire. Je crois que mes atouts se situent à ce niveau. En étant patronne depuis presque dix ans, je sais gérer une équipe et la guider pour l’aider à atteindre les meilleurs résultats. Je pense que mon rôle a évolué naturellement avec la croissance de Codmorse et que sans que je ne le sache vraiment, j’ai transformé mon emploi. Quand j’ai lancé l’agence, j’étais gestionnaire de communautés. Il y a maintenant belle lurette que ce n’est plus moi qui suis la gestionnaire des comptes de mes clients. Au lieu de cela, j’apporte des conseils à mes équipes qui le font. Je me suis donc réinventée organiquement. Parce que j’ai horreur du sur-place et que j’ai besoin de défis.

Trouver son chemin: dédramatiser le tout

J’entends souvent des personnes proches dire qu’elles se sentent prises à cause des chemins qu’elles ont pris dans la vie. Chaque fois, je me dis qu’on a un luxe de pouvoir changer son chemin… il faut en profiter! Après, c’est une question d’oser se lancer… est-ce votre cas?

camille dg corridor hôtel

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Le look:

Lunettes – IRIS

Chandail – Minimum

Pantalons – Yoga Jeans

Souliers – Cartel

Sac – Aldo

Lieu – Loews Hôtel Vogue

Photos – Claudia Morin-Arbour

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Camille Dg
Fondatrice & Rédactrice en chef

Camille est la fondatrice du site. Jeune femme qui carbure aux projets, un défi n'attend pas l'autre. Camille est une véritable globe-trotter qui quitte le...

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