Faits Vécus Style de vie

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai déjà souhaité travailler en étant pigiste (ou travailleur autonome). Pourtant, en y repensant bien, c’est quelque chose qui me fait peur. Évidemment, il y a la peur de l’inconnu et de la nouveauté. Il y a aussi la peur de ne pas réussir à avoir assez de contrat et de survivre pour manger à sa faim. Même s’il y a des ressources à notre disposition sur Internet, je dois dire que travailler comme pigiste n’est pas quelque chose que je me sens capable de faire actuellement.

(À lire: Travailleuse autonome malgré moi)

 

Homme portant un haut blanc utilisant un MacBookSource de l’image: Unsplash

 

L’un des problèmes est le manque de contrats. Bien sûr, il est possible d’avoir un ou plusieurs contrats qui pourront nous permettre de travailler au moins une trentaine d’heures par semaine. Dans cet optique, il faut faire attention à bien gérer notre horaire, puisqu’il n’y a que 24 heures dans une journée. Il est impossible de rajouter des heures dans une journée, même si on le voudrait. C’est bien de pouvoir faire son propre horaire, mais il faut éviter de se surcharger et de finir par être épuisé à la fin de la semaine. Il est donc important de bien choisir ses contrats et ses clients, ainsi que de ne pas dire oui à tout le monde.

L’autre problème est le manque de contrats. Ceux-ci peuvent arriver par bourrée et il peut y arriver parfois qu’il n’y ait pas beaucoup de contrat en vue. Cela peut créer du stress, parce qu’on ne sait pas quand on va pouvoir en prendre de nouveaux. Il est donc important de se mettre de l’argent de côté afin de pallier des imprévus du genre. Oui, le taux horaire pour un pigiste est parfois le double de celui d’un employé dans une compagnie. Mais, l’argent ne rentre pas quand il n’y a pas de contrat.

Je dois aussi vous avouer que j’avais un contrat à temps partiel dans les derniers mois. Je travaillais sur différents sites Web que l’entreprise avait comme mandat de réparer ou de modifier. J’allais aussi à l’Université en même temps. Toutefois, à cause de la pandémie, tous mes cours étaient à distance. Concernant l’emploi, c’était exclusivement du télétravail. Donc, je devais rester chez moi autant pour l’école que pour le travail. Je dois vous avouer que c’est ce qui commençait à me « tuer » à petit feu. Je me rendais compte que de simplement sortir de chez moi pour voir des amis ou des collègues de travail commençait à me manquer terriblement.

Homme assis près d'une table avec un ordinateurSource de l’image: Unsplash

 

Dans le domaine des communications, la plupart du travail peut être réaliser uniquement à partir de chez soi. Avec la pandémie actuelle, c’est ce qui est grandement recommandé. Dans un sens, cela peut être un avantage dans la mesure où l’on peut faire notre propre horaire. De plus, on n’a pas à se déplacer en voiture ou en transport en commun. Toutefois, cela peut créer une baisse d’énergie, puisqu’on devient moins actif. On peut aussi perdre de la motivation, ce qui peut être critique à certains moments.

Bien sûr, il peut y avoir d’autres éléments à vérifier avant de se lancer en tant que pigiste. Il faut avoir des clients qui vous traitent avec respect, être bien avisé juridiquement, préparer des outils marketing, bien aménager son espace de travail, etc. Alors, il faut y penser à deux fois avant de laisser un emploi pour se lancer à la pige. Il faut aussi réellement réfléchir si c’est le style de vie que l’on souhaite avoir. Parce qu’il est important de garder sa sécurité financière, mais il est aussi important d’être heureux.

 

Source de l’image de couverture: Unsplash
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Jean-Michel Bélanger

Après avoir écrit ses pensées pendant plusieurs années sur son mur Facebook, Jean-Michel a décidé de rejoindre Le Cahier afin que ses idées et ses...

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