Musique

Sur 2009 de Mac miller

J’me sens comme une vulgaire épée brisée. Tellement émoussée qu’un morceau de papier me fait peur.

J’y dépose rarement mes pensées. J’devrais parfois. Ça me ferais peut-être du bien qui dise.

Qui dit quoi? le chat a mangé ta langue Manu. Excepté des larmes y’a pas grand chose qui coule de toi ces dernier temps.

Mac dit que les angels sont pas supposed to fly.

J’sais que j’suis pas un Angel et j’suis plus high que j’fly. Entre l’uni et le travail, j’surf sur un semblant d’équilibre et de crainte.

À la main, cette seule petite envie de transformer le monde dans lequel je vis.

Pas facile de vivre entourer des « bonnes » gens, mais loin de soi. Dans la tête, proche du cœur. Toi, t’as quoi dans la tête Manu ?

Des bottines, un sourire, pis un cœur loin de la raison qui git mille lieux sous les mers!

Se retrouver, c’est se chercher sans jamais se croiser.

Encore des grosses phrases qui résonnent sur rien. T’as pas de colonne. T’en as pas de besoin. Juste de cinq cordes de guitare pour émouvoir. Tu ne sais pas encore qui, mais ça serait l’fun pour une fois qu’un autre pleure à ta place. Pense à passer le flambeau.

Je ne sais pas trop quoi penser de l’amour en ce moment.

J’me sens prêt à me fermer pour n’importe qui. Même mes amies, amis.

J’pense que j’me questionne, pis plus j’le fais, ben plus j’le fais. Parfois j’me demande si je m’interroge sur le pertinent ou si je suis trop dans les nuages.

Rêver d’amour c’est plus facile que de le vivre, ça j’le sais pour sûr! C’est aussi un sentiment qui t’apprend à te détacher, tout en t’attachant. Laisser les autres évoluer ça implique ben des mardes des fois.

L’amour c’est universel.

Une famille ça se crée aussi facilement qu’un vingt piastres se trouve, pi ça se perd quasi autant facilement. Y’a une cruauté présente dans le fait d’aimer des gens et si t’es pas prêt à boire un baril de nostalgie quand ça te prend, ben meurs de soif!

Y’a juste les fous qui ne se risquent pas à quelques blessures. J’pense pas être dément, mais proche, et si j’ai aucune certitude que chacune de mes écorchures ont valu le coup, j’mets ben des tatouages pour masquer le tout.

Au final, j’suis plus un cure-dent qu’une fine lame. J’essaye d’avoir une fine plume. Plus un gribouilleur qu’un poète, pour qui j’me prends.

Même pas capable d’écrire une phrase qui fait sourire. J’devrais abandonner l’abandon, et me concentrer sur ce qui importe réellement.

Mais quoi?

Pas besoin de savoir tout de suite. Pour l’instant continue d’écouter ta musique, de fumer tes joints et laisse le reste à l’extérieur. Sur ton patio, les problèmes peuvent attendre. Demain tu t’en occuperas. Demain tu les ramasseras par le coup et tu feras ce que tu auras à faire, mais pour l’instant ne fais rien.

Chaque chose en son temps.

Source de l’image de couverture: Unsplash
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Emmanuel Victor Pilon

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