Faits Vécus

La dépression. C’est différent pour chaque personne. Sa perception est très personnelle pour chacun et chacune d’entre nous. Elle nous apparaît d’une manière ou d’une autre, d’une variation à une autre.

(À lire; Ce livre qui m’a sauvé la vie)

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Mais, c’est quoi l’image de la dépression? Je ne sais vraiment pas. Je ne suis pas doctorante, ni titulaire d’une formation quelconque en médecine me permettant d’affirmer que je reconnais l’image de la dépression sous toutes ses formes. Je ne suis pas non plus qualifiée pour avoir une opinion poussée sur le sujet. Je n’ai pas la science infuse d’un sujet aussi délicat.

C’est quoi l’image de la dépression? Aucune idée. Je ne peux pas m’auto diagnostiquer dépressive. Je ne peux pas réellement repérer les signes d’un début de dépression.

Toutefois, je sais quelque chose. Je sais que ça arrive de moins « feeler ». Pas à cause de la vie en tant que telle. Mais à cause d’éléments très spécifiques qui peuvent me rendre « down ». C’est complexe à expliquer. Ah, puis non finalement.

Je crois qu’on recherche tous et toutes le contrôle. Pas le contrôle style domination humaine, mais plutôt, le contrôle de sa propre vie. Ledit contrôle qui nous permet de saisir ce que nous désirons et d’empêcher tout chaos d’intervenir. Une situation anodine peut tourner au vinaigre à cause d’un imprévu. Et ça, ça me stress. Je suis inerte et j’essaie plus que tout de reprendre le contrôle. Mais, la vie étant ce qu’elle est, c’est rare voire même impossible de gérer. Tu essaies de te ressaisir, tu essaies d’y faire face, tu essaies de faire volte-face. Et surtout, t’essaies de ne pas le laisser paraître aux autres; ceux qui te reconnaissent par ta joie de vivre débordante, par ton optimisme sans limites et par ta devise “Always look on the bright side of life” 

Bien, devinez quoi? Ce n’est pas toujours bright de l’autre côté. Et oui, je parle pour moi et moi uniquement. Peut-être que ça vous parle itoo. Sachez que je n’ai toutefois pas la solution. Je pleure. Je dérive dans ma tête. J’essaie d’avoir des pensées positives dans ces moments-là. J’essaie de me dire que ce sera la dernière fois que ça va se produire – évidemment, non.

On est heureux principalement par ce qui nous entoure. C’est un peu mon problème aussi, je sais. Je saisis mon bonheur par l’entremise d’autrui. Je suis toujours surexcitée d’aller souper avec des amis (es). Mais cette surexcitation peut facilement s’estomper si une situation imprévue survient (annulation de dernière minute – ambiance moins favorable qu’imaginée, name it). Ça peut être une phrase qui sort tout croche de quelqu’un, ça peut être le stress d’aller dans une soirée et d’avoir un scénario en tête et que, bien sûr, ça ne se produise pas comme que je m’y attendais. Ça peut être un regard, un jugement d’une personne que je ne connais pas beaucoup, mais pour laquelle je désire être aimée. Je suis l’esclave d’un contrôle incontrôlable. Tu sais, ce contrôle évoqué plus tôt? Celui qui peut nous échapper, parce que, eh bien, c’est la vie.

Je ne sais pas si je suis dépressive. Je sais juste que je peux être très près de mes émotions et sentir que j’en ai ras le bol. J’en ai ras le bol parce que je ne suis plus en contrôle.

Donc, c’est quoi l’image de la dépression? Je ne sais pas, mais moi, j’ai une petite idée de ce qu’elle est. Mais bon, Always look on the bright side of life, hein?

 

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Émilie Gagné

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