Style de vie

Modèles sociaux

Ayant grandis dans un modèle préétabli de normes sociales afin d’avoir une cohérence en société, on a déjà plusieurs valeurs et façons d’agir qui nous ont été inculquées.

Par exemple, le standard d’aller à l’école dès l’âge de 4 ou 5 ans jusqu’à 17 ans obligatoirement. Ensuite, faire les études du métier désiré, avoir un travail 40h semaine, etc.

On retrouve aussi un modèle préétabli dans les types de relations, principalement les standards lorsqu’on est en couple.

Ce qu’on voit dans les sociétés occidentales, c’est soit célibataire, soit en couple/marié et monogame.

J’crois que vous savez c’est quoi. En gros, la monogamie, c’est quand tu décides d’avoir un partenaire de cœur qui se trouve à être également ton partenaire sexuel. Ton seul.

Et si une des deux (ou même les deux) personnes entretient une relation sexuelle avec une tierce personne, c’est là qu’on dit qu’il ou elle trompe son partenaire.

Aux yeux de ladite société, c’est considéré comme malhonnête. Cette personne doit automatiquement ressentir de la culpabilité, car c’est un péché. D’où peut en découler la jalousie, la possessivité, la peur de ne pas être à la hauteur et que l’autre aille voir ailleurs.

Pour ma part, quand je me disais « en couple » avec quelqu’un, je me sentais emprisonnée. Je ressentais de devoir satisfaire la personne pour ne pas qu’elle se sente attirée par d’autres parce que j’allais être parfaite. Je n’étais donc pas moi-même. Je ne m’épanouissais pas dans mes relations. Je me restreignais d’être attirée par d’autres personnes, même si c’était totalement légitime.

Solution : le polyamour ?

J’me demande alors depuis quelques temps : « Ça donnerait quoi, des relations polyamoureuses ? » Parce qu’en fait, tous les sentiments d’insécurité en relation, je crois qu’ils sont directement reliés à la monogamie.

Je crois qu’avoir un modèle du couple déjà tout fait restreint également de ressentir une liberté dans les émotions et les désirs.

Je crois aussi que la monogamie, surtout quand on est jeunes, c’est une base, mais certainement pas une nécessité relationnelle. Pourquoi ? Parce que lorsqu’on est jeunes, c’est là qu’on expérimente, qu’on teste, qu’on apprend et qu’on grandit à travers cela. C’est aussi là que se forgent notre personnalité ainsi que nos besoins propres à chacun.

C’est souvent à ce moment qu’on fait également le plus grand nombre de rencontres. Par exemple grâce à l’école et aussi grâce aux nouveaux projets que l’on essaie, que l’on crée.

Toutes les rencontres que l’on fait, qu’elles nous conviennent ou non, nous apprennent ce qu’on aime et ce qu’on veut avoir dans nos relations futures. Cela nous permet de mieux nous connaître, et de donc de mieux nous accepter en nous respectant.

Pour moi, le polyamour, c’est une grande liberté d’avoir la relation que je veux avec les personnes qui entrent dans ma vie. Sans nécessairement coller un titre à ces liens. Simplement de vivre le moment présent avec toutes les émotions qui viennent en connaissant réellement (ou pas) les personnes.

Aussi, c’que je veux dire, c’est que je pourrais avoir une envie sexuelle très prononcée pour une certaine personne. Et ce, même si j’aime particulièrement une autre personne. Parce que je pense que vivre ce qui est présenté sous ses yeux à ce moment précis est se permettre de se laisser aller.

On est sur un terrain de jeux. On crée la vie que l’on veut. Donc ce qui me convient à ce moment-ci de ma vie et qui semble juste pour moi, que ce soit le polyamour, la monogamie, la sexualité sans attache, l’amour sans sexualité, etc., c’est ok.

Incarne ta liberté d’être !

Il y a d’autres facteurs qui peuvent jouer aussi. En fait, quand je suis dans ma période du mois du cycle féminin et que j’vois un pantalon qui passe, j’y sauterais quasiment dessus. J’exagère un peu, mais tu vois le truc. Parce qu’en fait, là, ce sont mes hormones qui parlent. Pis c’est normal. mon corps a des besoins.

Si t’as envie de te laisser aller, vas-y et profites-en. Tant que tu te sens bien et à l’aise. T’as pas à faire quoi que ce soit qui ne te plaise pas, ni de te soucier du regard des autres si tu veux expérimenter. Permets-toi cette chance.

Tout ce que je veux que tu comprennes, c’est que tu es libre d’exprimer et d’expérimenter tes désirs et tes besoins comme tu le sens dans chacune des relations que tu as.

Vas-y sur du freestyle, mon ami!

 

Des relations à ton image, ça te dit ?

Je crois que les relations sont un truc qu’on essaie de cadrer et de restreindre en mettant des limites et des conditions grâce au modèle préétabli sans même en parler avec la ou les personne(s) concernée(s). Par contre, les relations sont des phénomènes naturels qui changent en permanence.

J’ai l’impression que sans notion d’appartenance et en chérissant ce que j’ai avec chacune des personnes de ma vie, ça me permettrait d’être encore plus authentique, transparente et en complicité avec autrui. Je ne me sentirais pas en relation fermée et étouffante avec mon chum. En effet, je serais plutôt en train d’apprendre et de grandir avec une autre personne. Sur une base de confiance et de respect.

Je crois que l’important, c’est la communication de nos besoins. Que ce soit avec nos partenaires sexuels ou platoniques. Si on choisit de rester honnête envers nous-mêmes, on l’est donc envers autrui. C’est comme ça qu’on développe quelque chose de stable et de confiance, qu’importe le type de relation.

Fais-toi confiance et amuse-toi!

 

Source de l’image de couverture : Unsplash
-->
Un article de
Anne Tardif's Avatar
Anne Tardif

Le Cahier a la chance de compter sur une équipe de collaborateurs spontanés. Pour en faire partie, écrivez-nous à [email protected]!

Mes articles 
Next articles
Article Featured Image

La générosité pour combler la faim