Faits Vécus Style de vie

Les causes environnementales, c’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Je suis le genre de personne qui va tout ramasser par terre pour le mettre soit dans le recyclage ou dans la poubelle. Là où ça devrait déjà être.

Je ne sais pas si vous vous souvenez que dans le pic de la pandémie, lorsqu’on ne pouvait pas vraiment sortir de chez nous et qu’on s’attendait quasiment à une attaque de zombies, la nature a repris ses droits.

Au moins quelques conséquences positives du confinement.

 

En effet, il y a eu l’amélioration de la qualité de l’air parce que pratiquement tous les véhicules et avions à gaz avaient arrêté de fonctionner. On note qu’en 2020, les émissions de gaz à effet de serre dans le monde ont diminué de 14% . Il est souligné aussi qu’elles ont diminué de 40% du côté du domaine aérien (CNRS, 2021).

On a également pu réduire considérablement la pollution sonore, ce qui influence beaucoup les migrations d’espèces d’animaux puisqu’ils ont besoin d’une certaine tranquillité pour vivre et ainsi se reproduire. Cela peut donc détruire des écosystèmes.

Aussi, grâce à cet arrêt, on a eu droit à plusieurs visites surprises dans les villes d’animaux comme des chevreuils et peut-être même quelques orignaux sur les grandes routes. Même si on n’a pas de dauphins au Québec, il y a également ces petites bêtes qui ont pu reprendre de leur territoire, par exemple dans le parc national des Calanques, en France (Construction21, 2020).

Personnellement, j’étais tellement heureuse de savoir que ça avait pu donner un coup de pouce à la planète ! Mon cœur était rempli de joie. J’aime réellement la nature et je compte la préserver du mieux que je peux.

Retour à la normale, aux anciennes habitudes néfastes.

 

Lors du retour à la normale, les émissions ont recommencé comme avant, aussi polluantes qu’elles l’étaient. Je parle principalement dans les pays qui produisent le plus de gaz à effet de serre, comme la Chine, mais aussi partout dans le monde.

Ça m’a donné l’impression que certains ont oublié cette période. Cette période cruciale qui permettait à la Terre de nous dire :

« Hey! Je prends un temps pour me regénérer. S’il-vous-plaît, continuez à m’aider lorsque le confinement sera terminé, prenez conscience de son importance pour moi »

 

 

La Terre nous a parlé et je veux l’écouter. Je veux qu’on puisse travailler ensemble avec elle en lui montrant qu’on y tient, à notre chez nous. Notre chez nous fait de nature et de beautés qui ne sont pas acquises. Il faut en prendre soin pour que notre planète puisse prendre soin de nous aussi et de tous les organismes vivants qui permettent un équilibre dans l’écosystème.

Mais les fameux masques.

 

Avant l’obligation du port du masque dans les établissements scolaires, on comptait mondialement 3,5 milliards (!!)  de masques qui sont jetés par jour (National Geographic, 2021).

Par jour.

Et là, lorsqu’on a annoncé le port obligatoire des masques de PROCÉDURE, donc non-réutilisables, dans tous les établissements scolaires, j’me suis dit : « Ok, la reprise du pouvoir de la nature n’a pas fait long feu ».

Vous rendez-vous compte ? Imaginez le total jusqu’à présent étant donné les universités réouvertes avec la règle sanitaire.

Au Québec, dans les plus grandes universités, on peut compter environ 35 000 étudiants à l’Université de Sherbrooke, 43 000 à l’Université Laval ou encore 67 000 étudiants à l’Université de Montréal. Et ça, c’est juste trois universités. Pensez qu’à chaque jour, chacun des étudiants doit prendre un masque et le jeter à la fin de la journée. Chaque jour. Pis ça, c’est sans compter les entreprises et les autres établissements gouvernementales qui ont recours à cette règle.

Les masques, on en jette à pochetée. Pis ça, ça fait un méchant paquet de nouveaux déchets.

C’est très alarmant.

Et j’vais vous dire ce qui est le plus alarmant, c’est qu’il y en a partout où je marche, des masques. Il y en a sur les terrains de pelouses vertes au travers des feuilles d’automne, il y en a par terre devant les magasins, il y en a parfois DANS les arbres.

Trouvez-vous ça normal ? Parce que moi, non.

S’il-vous-plaît, je vous le demande : pour toute ma génération qui devra prendre encore plus soin de notre chère planète, qui devra vivre davantage dans ces enjeux, ramassez les masques pour les jeter à la bonne place.

Soignez notre environnement pour notre hygiène, notre santé et aussi celles des animaux. Il y a plusieurs petites bêtes qui peuvent rester coincées dans les élastiques des masques, ou encore s’étouffer avec. Que ce soit dans l’eau ou sur la terre.

Je trouve cela révoltant. Ces animaux sont aussi importants que nous. Rendons-nous en compte.

Et si vous trouvez une place qui recycle les masques de façon sécuritaire et selon les normes sanitaires, profitez-en pour redonner une vie à tous ces tissus produits pour notre santé.

Pensons à l’avenir et trouvons des solutions.

Parce que cette solution-là pour préserver notre santé finira peut-être par jouer un rôle contraire si nous ne nous y attardons pas comme il se doit.

 

 

Sources :
INSU. (17 février 2021). COVID-19: le confinement a réduit l’ozone atmosphérique dans l’hémisphère nord. CNRS. URL
Alterea Ingénierie. (9 juin 2020). Covid-19: les conséquences environnementales du confinement. Construction21. URL
Parker, L. (19 avril 2021). Les masques jetables se multiplient dans les océans. National Geogeaphic. URL
Source de l’image de couverture : Pixabay
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Anne Tardif

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