Malgré le titre trompeur, ce texte a pour but de vous remonter le moral et se veut un minimum instructif et/ou comique à votre convenance.

Quand t’entends le mot « dépression », des images de personnes tristes recroquevillées sur elles-mêmes en train de manger un pot de Ben & Jerry doivent te venir en tête n’est-ce pas? En fait, la dépression du voyageur c’est un peu la même chose, mais au lieu de dévorer sa crème glacée, le voyageur cherche compulsivement un billet d’avion pas cher sur Flytripper pour repartir le plus vite possible.

C’est un peu comme quand t’étais petit et que tes parents t’amenaient dans un tout inclus dans le Sud pour une semaine. Lorsque le dernier jour arrivait à grands pas, t’étais terrifié de revenir chez toi. Tu t’étais fait des amis au Mini Club et en plus t’avais la chance de pratiquer des activités qui sortent de l’ordinaire comme le trapèze volant, ou même la planche à voile que tu ne peux pratiquer chez toi. Et là, l’appréhension du moment tant fatidique : le jour du grand départ quand tu devais dire au revoir à tes amis que tu n’allais jamais revoir; au revoir au plaisir de te laisser transporter par le vent ou les vagues de la mer; bonjour, à ta maison; bonjour à tes amis, probablement jaloux de ton bronzage sur la coche; bonjour au froid glacial de Montréal. Et là, en repensant à l’hiver, dans l’avion, tu pleurais à chaudes larmes à en abreuver le Sahara.

désert du Sahara avec ciel bleuSource image: Pexels

Comme la traditionnelle dépression, pas la crémeuse, mais celle bien vinaigrée, tu dois passer par différentes phases : le déni, la tristesse et finalement l’acceptation. En même temps, c’est vrai que c’est plate de t’en retourner à ton 9 à 5 métro, boulot, dodo quotidien. C’est sûr que tu risques de t’ennuyer un peu plus qu’en voyage dans lequel t’avais l’occasion de sortir de ta zone de confort. Par contre, la phase de l’acceptation est sujette à controverses. Tu dois faire un choix… Soit tu acceptes de vivre une routine quotidienne et partir une fois par année en voyage parce qu’on s’entend ton besoin de t’évader restera toujours présent dans le plus profond de ton âme, c’est ce que j’appelle l’acceptation. Ou soit tu décides de refuser cette vie-là et tu décides de vivre à ta façon.

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C’est ici que plusieurs traitements curatifs s’offrent à toi.

As-tu déjà entendu parler du phénomène des nomades? Ce sont des voyageurs, comme toi, qui aiment le fait de se sentir libres, alors ils choisissent un pays généralement au coût de la vie assez bas dans lequel ils peuvent explorer tout en travaillant via leur ordinateur. Qui n’aimerait pas occuper un emploi qui te permet de surfer autant sur les vagues du Pacifique que sur le web. À ce moment, tu vas me dire : moi je fais quoi si j’ai pas un travail conventionnel de bureau? Comme seconde option, tu peux toujours aller habiter de façon permanente dans un autre pays. C’est sûr que ça demande beaucoup de volonté, de détermination, de courage et de temps bien entendu, mais je suis convaincue que ça vaut réellement la peine quand t’es comme moi et que tu souffres de la dépression du voyageur annuellement.

Comme dirait mon bon ami Walt Disney : if you can dream it, you can do it.

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T’es bon, t’es beau, t’es capable, alors à GO, on y va? 1, 2, GO!

Source image de couverture: Pexels
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