Faits Vécus

Je suis née à Québec, j’ai grandi à Québec et je vis encore à Québec. À mon âge, beaucoup de gens décident de s’installer à Montréal pour leurs études, pour commencer leur vie professionnelle ou juste pour changer d’air. Moi, ça ne m’a jamais traversé l’esprit. On dirait que je suis attirée par ma ville, fascinée comme si c’était la première fois que je la voyais.

Cette ville-là a quelque chose de magique. C’est comme si elle se renouvelait continuellement, comme si elle s’entêtait à toujours plus m’impressionner. Et elle réussit à chaque fois.

 

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Prendre le traversier me donne des papillons dans le ventre, pis faire une sieste sur les plaines d’Abraham (ou lire, ou jouer au volley), c’est satisfaisant en maudit. Aller chercher une slush rouge sur la terrasse Dufferin, pendant les Grands Feux Loto-Québec, ou bien trouver par hasard un bar clandestin dans Limoilou, ou bien marcher toute la soirée en quête de nourriture pour finalement toujours revenir au traditionnel shish-taouk. Aller dans les tavernes japonaises pour manger du poisson cru à n’en plus finir, pis décider de monter jusqu’en haute ville pour aller (re)manger de la crème glacée. Regretter d’être montée jusqu’en haut parce qu’on a un poing dans le ventre. Rouler jusqu’à Beaupré pour manger la meilleure poutine et sacrer après les feux de circulation qui deviennent rouges jamais au bon moment.

Se rendre au Festival d’été de Québec et se donner rendez-vous à la fontaine de Tourny. Avoir des frissons de bonheur à chaque début de show et sentir la basse jusque dans le bas de son ventre. Aller regarder le coucher de soleil à l’Île d’Orléans et prendre des photos parce que c’est beau. Marcher sur les remparts de la citadelle et s’y faire bronzer pendant des heures. Passer la journée à la Baie de Beauport à jouer au volleyball, à se crémer à chaque heure et à regarder les gens. Parce que les gens à Québec sont tellement intéressants, éblouissants, attirants. Les terrasses remplies de beaux gars me donnent envie d’être fougueuse, impulsive, pis d’écrire mon numéro de téléphone sur leurs avant-bras remplis de veines parce qu’ils ont chaud. Et le soir, faire des feux avec ses amis en se racontant nos vies, regarder la ville de loin et être bien, tellement bien.

 

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La nuit, tard, quand on marche dans les rues du Vieux-Québec, on peut entendre nos voix qui rebondissent sur les murs, nos rires trop forts qui réveillent les endormis. Ça donne l’impression d’être encore plus en vie. Et tôt le matin, quand on a terminé de déjeuner au Buffet de l’Antiquaire (juste mentionner le nom me donne faim), on attend le premier autobus de la journée, les yeux fatigués et le sourire accroché aux lèvres.

Québec, elle me donne envie de la redécouvrir à chaque fois, parce que même si c’est la millième fois qu’on se promène, il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir. Je l’aime, je suis amoureuse d’elle, et j’espère que ceux qui l’habitent le sont tout autant que moi.

Source image de couverture: Unsplash
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Anne-Marie Lachance

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