Style de vie

Dernièrement, j’ai demandé à mon chum ce qu’il aimerait essayer dans notre vie sexuelle. Pas refaire quelque chose qu’on a déjà fait ou revisiter un bon vieux classique. Je voulais vraiment voir ce qu’il avait envie de faire de nouveau. Je ne voulais pas non plus savoir son plus gros fantasme, je le connais de toute manière. Simplement quelque chose qu’il serait curieux de faire ou d’essayer.

Je n’ai pas posé cette question parce que notre vie sexuelle est ennuyeuse ou a besoin d’un petit remontant. Ce n’était pas non plus une question piège où j’allais pouvoir le cuisiner et l’accoter dans un coin pour avoir de l’information. Mon but était simplement qu’on puisse explorer ce qu’on désire de notre sexualité. Et de bien comprendre que ce n’est pas parce qu’on est en couple qu’il faut que ça soit monotone.

La routine sexuelle est d’ailleurs un gros cliché de couple. Toujours la même chose, rapidement, parce qu’on sait que ça fonctionne et que toutes les parties seront satisfaites ou que ça finira bien vite. Oui, je l’admets, il y a des moments où j’ai envie d’avoir une séance vite faite, bien faite. Et je ne vois pas cela comme quelque chose de négatif.

Je crois aussi que, dans la mesure où les limites de chacun sont respectées, c’est très possible de varier sa pratique. Le but n’est pas nécessairement de sortir de sa zone de confort, quoique c’est possible aussi, mais surtout de découvrir différents plaisirs ensemble.

Donc, qu’est-ce qu’il m’a répondu?

Il m’a parlé de bondage.

Pour lui. Pas m’attacher moi, mais bien se faire attacher. Être restreint dans ses mouvements. Être à ma merci. Ce n’est pas quelque chose qui m’excite particulièrement, mais ça me fait plaisir de faire plaisir. Alors, pourquoi pas!

Il y a aussi des limites à établir. La communauté BDSM le véhicule bien d’ailleurs ; tout est dans le consentement et le respect. Nous avons donc appliqué ces simples règles dans nos pratiques. Il voulait être attaché, mais pas emprisonné. Il a une tendance à la claustrophobie, donc il veut pouvoir se mouvoir au besoin. Aucun problème, c’est approuvé!

Pour ma part, j’ai parlé d’anal.

Ce n’est pas quelque chose qui me stimule et me parle tant que ça. Lui non plus d’ailleurs. Et je le sais, c’est la base et ça n’a rien de hors du commun du tout. Mais c’est quelque chose que j’ai envie d’essayer. Je peux être surprise, on ne sait jamais!

Bien sûr, avec préparation. Je veux bien me renseigner sur le sujet (Est-ce que ça parait que j’étais une nerd gossante?). Commencer avec quelque chose de tranquille, comme un doigt, et finir avec ce que mon partenaire a à offrir. J’ai également plusieurs personnes dans mon entourage qui s’adonnent à l’anal, et l’apprécie d’ailleurs, je peux donc leur demander conseil, sans tabous.

Est-ce que ça s’arrête là?

Qu’est-ce qu’on fait une fois que ces deux choses sont done, faites, tigidou, dernière nous et effectuées dans les règles de l’art? Ça dépend de chacun!

J’aurais tendance à chercher la prochaine chose que j’ai envie d’essayer. Mais si vous n’en trouvez pas, pas de panique, c’est très bien aussi! Le but est de continuer à découvrir son couple et sa sexualité. Pas de se stresser à toujours se renouveler. Ces démarches, à défaut d’autre mot, sont censées être agréables! Si ce n’est pas quelque chose qui vous donne envie, c’est fini et c’est tout.

Suis-je toute seule à vouloir explorer ma sexualité? Ou est-ce que c’est quelque chose que vous faites aussi?

 

 

Source de l’image de couverture : Unsplash
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Emmanuelle Ceretti-Lafrance
Éditrice et gestionnaire de blogue

Elle a un peu trop de livres, peut réciter par coeur les répliques des films du Seigneur des anneaux en français, est de son époque...

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