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Qui n’a jamais entendu la fameuse phrase: « vis ta vie à 100 milles à l’heure »? Cette phrase, au sens figuré, signifie de profiter de sa vie au maximum. Au coeur de notre société actuelle, celle-ci tend davantage à prendre un sens littéral: notre vie va réellement à 100 milles à l’heure, si bien qu’on a à peine le temps de la vivre. Pas mal moins #LifeGoals.

J’ai eu 25 ans dernièrement. Eh oui, j’ai franchi le fameux cap du « quart de siècle ». 25 bougies au compteur, ce n’est pas un gros kilométrage, mais c’est assez de distance parcourue pour te faire comprendre que la vie, ça passe vite. Puis qu’un kilomètre parcouru à 50 km/h ou à 100 km/h, ça ne se vit pas de la même manière. C’est notamment sur mon heure de dîner de la job (la bouche pleine de Mac’N’Cheese) que j’écris ces lignes… On trouve du temps libre là où on peut.

Parce qu’on va se le dire: avoir du temps, c’est un peu comme le luxe des temps modernes. Nos semaines sont surchargées. Nos To-Do Lists débordent. Un travail ou des études à temps plein. Rajoute à ça parfois des études ou un travail à temps partiel. Ça te remplit vite une semaine. On court pour arriver à l’heure. On court pour faire l’ensemble de nos tâches professionnelles avant la fin du quart de travail. On court pour remettre nos travaux avant la date limite. On fait des nuits blanches. On fait du temps supplémentaire. Parce que le slogan de notre société c’est « rapidité, productivité, efficacité ».

ordi et téléphone avec agenda et crayonSource image: Unsplash

Une fois le premier terminé, c’est le deuxième quart de travail qui prend le relais. Le ménage, le lavage, la cuisine, l’épicerie, faire son lunch pour le lendemain, payer les factures, aller au garage, aller à la pharmacie, aller chez le médecin, aller chez le dentiste, aller chez la coiffeuse, réparer le tuyau du robinet qui fuit, arroser tes plantes sur le bord de mourir, etc. Et là, je ne te parle même pas de toutes les tâches qui se rajoutent quand tu as des enfants. Dans le fond, la notion de temps libre, c’est un peu comme trouver quelqu’un qui veut du sérieux et s’engager pour de vrai en 2020. Tu sais que ça existe, mais ciel que c’est dur à trouver!

J’ai l’impression que l’expression « vivre sa vie à 100 milles à l’heure » vient automatiquement en combo avec l’expression « je me reposerai quand je serai morte ». Parce qu’il faut bien trouver du temps pour vivre quelque part dans cette course effrénée et que le besoin fondamental de sommeil est souvent relégué au bas de notre liste de priorités. Pour ne pas que notre vie qui va à la vitesse grand V nous passe sous le nez, on coupe dans nos heures de sommeil. On repousse les bras de Morphée. On tente de tout faire et d’être partout en même temps. Pour ne rien manquer et « vivre à fond ».

Sauf qu’une vie qui va à 100 milles à l’heure, ça te magane des roues sur un temps. Ça épuise, puis ça brûle. Alors n’attendons pas d’être surchauffés pour nous arrêter et prendre soin de nous. Revoyons nos priorités et tentons de faire les changements qui s’imposent. Trouvons le temps de prendre le temps.

Puis, si on n’y arrive pas, il restera toujours notre heure de dîner, la bouche pleine de Mac’N’Cheese. #CordonnierMalChaussé

Source image de couverture: Pexels
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Laurence Bérubé

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Je t’ai dans la tête et dans la peau et je ne peux rien y faire