Faits Vécus

Dans son article Je ne ferai plus de marathons publié récemment, Alexandre Taillefer écrit : « Vous n’êtes pas comme ça, vous? On sait intuitivement ce qui est bon pour nous, ce qu’on devrait faire, comment on devrait le faire, mais on finit souvent par faire le contraire. Comme un mécanisme inconscient d’autodestruction saupoudré d’un soupçon de farniente. […] Nous nous mettons une pression personnelle incroyable et nous oublions que la vie se conjugue mieux avec être qu’avec avoir. ». Ces mots ont tellement résonné avec moi. C’est tellement vrai. On se met tellement de pression… Pression à performer à l’école, au travail, dans nos relations sociales, dans le sport, dans nos loisirs, et même dans le bien-être… Comment se fait-il qu’on soit si peu à l’écoute de nos besoins, de notre intuition, de nos désirs profonds?

Découragement
Source : Pixabay

Moi non plus, je n’ai plus envie de faire de marathons, au sens métaphorique. Je n’ai plus envie de courir à droite et à gauche tous les jours, tout le temps. Je n’ai plus envie de me sentir mal quand je ne suis pas productive, quand je ne suis pas en train de faire ou d’accomplir quelque chose. Si Alexandre Taillefer écrit que « nous oublions que la vie se conjugue mieux avec être qu’avec avoir », et je suis tout à fait d’accord avec lui, il oublie le verbe faire. Ça peut être dans l’action, mais aussi dans l’inaction.

Lâcher prise
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Je pense qu’être, c’est se laisser aller et lâcher prise à 100%. C’est se laisser voguer, s’abandonner. C’est de ne pas écouter ces pensées qui nous disent que l’on « doit » ou qu’il « faut » faire x choses. C’est d’agir en toute spontanéité, sans douter de soi, sans se demander si ce qu’on fait est correct et sans avoir peur de mal faire. C’est faire le silence dans son esprit pour être à l’écoute de cette petite voix que l’on nomme « intuition ». C’est lorsque nos actions sont en harmonie avec cette petite voix. C’est aussi être à l’écoute de nos besoins dans le moment présent. C’est ralentir encore et encore pour se rappeler ce qui est vraiment important, pour admirer toute la beauté qui nous entoure, pour savourer, pour être reconnaissant de ce que la vie nous donne. C’est vivre plutôt que survivre. C’est lorsque ce sentiment de plénitude et de sérénité nous envahit.

Spa
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On n’est pas des machines, câline… On est des êtres humains. On vit peut-être dans une société qui valorise la performance à tout prix, mais il faut se rendre compte que ça n’a pas de sens. On n’est pas fait pour ça! On est des êtres sensibles, avec une âme, des émotions, un temps et une énergie limités… Ce n’est pas pour rien que les taux d’anxiété, de dépression et de suicide n’ont jamais été aussi élevés. On n’est pas à toute épreuve. Notre corps n’est pas à toute épreuve. Donc, autant en prendre soin. Prendre soin de notre corps, notre véhicule de tous les jours. Prendre soin de notre mental, cet instrument qui nous aide à penser et à accomplir ce que l’on veut. Prendre soin de notre âme, notre guide pour la vie. On n’est pas des machineson est des êtres humains.

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