Sport & Santé Style de vie

Se pratiquer à adopter un discours interne aidant ou bien comment contrôler les pensées nuisibles

Je ne te parle pas nécessairement de suivre l’adage du « t’es belle, t’es bonne, t’es capable ». Ce n’est pas toujours chose facile de ranger l’épée de Damoclès forgée de reproches qui sillonnent au-dessus de notre tête et qui nous rappelle qu’on n’est pas encore assez ci ou assez ça. Ça prend aussi beaucoup de force mentale pour être capable de ne pas se laisser submerger par les distorsions cognitives et d’être en mesure de restructurer notre pensée face à ces pensées automatiques qui nous amènent à avoir une perception souvent erronée des situations (le fait de penser que quelqu’un nous en veut parce qu’il ne nous a pas souri et qu’il avait l’air préoccupé lorsqu’on lui a dit bonjour en est un bon exemple). En travaillant sur nos pensées, nous modifions, par le fait même, nos sentiments. En modifiant nos sentiments, on modifie aussi nos comportements. C’est ce qui est travaillé dans le cadre des thérapies cognitives comportementales. Cerveau hyperactif -1. Humain en contrôle +1.

S’activer physiquement ou comment produire ses propres hormones du bonheur

On ne le dira jamais assez! L’exercice physique est bon pour le corps, mais aussi pour la tête. En veux-tu de l’endorphine? En v’là. L’exercice physique peut aussi nous permettre de focaliser notre pensée à une tâche, de relever des défis personnels ou de créer de nouveaux liens. Les cours de groupe à mon gym m’ont permis de découvrir de nouvelles personnes et je trouve ça bien plus motivant de bouger en gang pour ma part. C’est important de choisir une activité que l’on aime et qui nous motive à bouger. Si t’as envie de donner ton corps à la science après avoir fait de l’entraînement musculaire, c’est peut-être pas la bonne activité pour te motiver, si tu vois ce que je veux dire. Mettre de la musique que l’on aime en bougeant et enfiler des vêtements de sport qui nous plaisent sont des coups de pouce supplémentaires à la motivation.

Se mettre belle ou comment ne pas soupirer lorsque tu croises ton reflet dans un miroir

On a tous déjà négligé notre apparence quand on ne va pas. Les vêtements mous, les cheveux en bataille ou les yeux bouffis d’avoir trop pleuré. Ce n’est pas mauvais en soi. Ça fait même sacrément du bien pour un certain temps et c’est parfois nécessaire de passer par là. Par contre, il ne faut pas négliger le fait que ça fait du bien pour le moral de se mettre coquette. Pas pour attirer le regard des autres, mais pour se faire plaisir à soi-même. Personnellement, on dirait que je me sens déjà mieux après avoir pris 10 minutes à friser mes cheveux parce que je trouve qu’ils ont beaucoup plus de volume et ont moins tendance à se décoiffer durant la journée. Ce sont 10 minutes dans ma journée qui me font plaisir et me sentir belle. Ça n’a rien de superficiel. C’est simplement un moyen de prendre soin de soi et ce serait ridicule de s’empêcher de l’utiliser, non?

Méditation,femme,lâcher prise, soleil

Source image : Unsplash

Apprendre à lâcher prise ou comment ne pas devenir prisonnier du besoin de contrôle

Ma bête noire, c’est le lâcher-prise. Je n’en reviens pas à quel point j’ai de la misère à mettre cela en application. Je pourrais être le personnage principal d’un livre qui se nomme « La fille qui avait de la misère à lâcher prise ». Néanmoins, j’ai trouvé des trucs qui m’aident à aller de plus en plus vers cette quête. J’adore lire des citations positives sur la vie. Ça me fait un bien énorme. J’adore aussi lire sur le développement personnel en général. J’aime aussi écrire pour ventiler. Ça m’aide énormément. Je vous partage donc en terminant quelques petites pensées qui ont du sens pour moi, en espérant qu’elles puissent en avoir pour vous également.

Astuce de vie #1 : Reconnaître ce sur quoi j’ai du contrôle et ce sur quoi je n’en ai pas. J’ai le pouvoir de moduler la façon dont je perçois une situation ou comment je la gère, mais il ne me sert à rien d’avoir des attentes envers les gens puisque je n’ai aucun contrôle sur leurs façons de percevoir une situation ou sur leur manière de la gérer et surtout, j’ai encore moins de contrôle sur leurs pensées.

Astuce de vie #2 : Accepter de ne pas être parfait et se donner le droit à l’erreur. On a tous des regrets, ce serait un mensonge d’affirmer le contraire. On agit selon nos expériences, le contexte, nos perceptions, les moyens que l’on dispose dans l’immédiat, nos émotions du moment, nos appréhensions, etc. C’est bon parfois de se déculpabiliser en se disant qu’on a agi d’une telle ou telle manière en fonction de ce qu’on disposait à ce moment-là, de comment on voyait les choses à ce moment-là, de comment on se sentait à ce moment-là. Ça nous permet d’avancer en faisant des apprentissages à l’inverse de se morfondre et se taper sur la tête.

Astuce de vie #3 : Notre valeur personnelle ne change pas parce que des gens ont une opinion négative de nous. J’ai des amis et une famille en or. Je suis bien entourée et j’ai la chance d’être généralement appréciée par les gens. Je ne fais toutefois pas l’unanimité et certaines personnes peuvent tenter de venir fracasser à nouveau les morceaux d’estime que j’ai pris tant de temps à vouloir bien recoller au fil des ans. Ce serait dommage que des gens arrivent à me faire croire que toutes mes belles qualités ne suffisent pas à prendre le dessus sur mes difficultés puisque c’est ce qu’ils pensent, pas ce que c’est dans la réalité.

Astuce de vie #4 : Reconnaître ses limites et les faire respecter. Ceci est la clé du succès pour apprendre à se respecter et se faire respecter. C’est difficile d’identifier ses limites, c’est aussi difficile de les identifier aux autres et c’est encore plus difficile d’agir pour qu’elles soient respectées. Tu n’as pas le choix de le faire. Si tu ne le fais pas, qui le fera?

Source image de couverture : Unsplash
-->
Un article de
Jessica Bergeron's Avatar
Jessica Bergeron

Le Cahier a la chance de compter sur une équipe de collaborateurs spontanés. Pour en faire partie, écrivez-nous à [email protected]!

Mes articles 
Articles suivants
Article Featured Image

Je suis « too much »