Faits Vécus Vie de bureau

Si tu es chanceux, tu n’as jamais perdu un emploi que tu aimes. Si tu es comme moi, ça t’est déjà arrivé au moins une fois. Dans mon cas, moi, ça fait deux fois que ça m’arrive. Bien que mes deux pertes d’emploi aient beaucoup de similitudes, dans les deux cas, j’ai vécu ça de façon complètement différente.

Ma première perte d’emploi c’était il y a cinq ans. C’était le premier job que j’occupais dans mon domaine (gestion d’événements). Ça faisait d’ailleurs cinq ans que je me dévouais pour cette entreprise qui m’avait donné ma première chance. J’avais commencé dans le bas de l’échelle. Je participais à des montages/démontages d’événements et j’aidais dans l’entrepôt à rouler des fils (sono et rallonges) et à enlever la cire sur les centres de table! À l’époque je n’étais pas aussi émancipée qu’aujourd’hui. J’avais moins d’expérience de vie en générale. J’étais là version 1.0 de moi-même!

fille dans un café travaillant sur son ordinateur devant une fenêtre, étudiante, travaillanteSource: Unsplash

Les mois ont passées et j’ai eu la chance d’avoir un poste de coordonnatrice d’événements dans l’entreprise. J’étais à la bonne place au bon moment! Durant ce cinq ans, j’en ai donné de mon précieux temps. Des soirs, des weekends… et même une semaine de 80h de travail à moment donné! J’ai aussi fait un 20 jours consécutifs de travail, sans aucune journée de congé! Et le pire c’est que j’aimais ça! Et puis un jour la compagnie a été vendue… Tout le monde a eu peur de perdre son poste, mais pas moi. Je rassurais tout le monde. Nous étions les piliers, la fondation, le savoir-faire de l’entreprise. Pour moi, c’était IMPOSSIBLE que je perde mon emploi. C’est là que la version 1.0 a mangé une bonne claque en pleine face! Un 23 décembre au matin… première perte d’emploi! La santé financière de l’entreprise était précaire et les nouveaux acheteurs avaient décidé de prendre action. J’étais insécure à l’époque et j’avais moins d’expérience. J’ai eu peur, j’ai paniqué. Par chance, un mois plus tôt, j’avais rencontré un amoureux merveilleux. Cela m’a grandement aidée à passer au travers. Les mois qui ont suivi, la recherche d’emploi a été pénible, les entrevues me donnaient la frousse. Je n’arrivais jamais à bien me vendre. Je n’avais pas confiance en moi. L’anxiété, le doute, l’analyse, les questions qui n’en finissent plus. Puis je me suis trouvé un deuxième emploi. Même métier, avec un horaire plus stable et de belles conditions de travail. Le jackpot quoi!

J’ai fait cinq belles années à cet endroit. J’ai beaucoup évolué. J’ai fait des pas de géants, autant professionnellement que personnellement. Je me suis rendue à la version Myriam 2.0! J’ai pris confiance en moi et j’ai amélioré mon caractère. Ma vision de la vie et mes valeurs ont également beaucoup changé. Et tout à coup, le ciel s’est obscurcit… une restructuration planait au-dessus de nos têtes! J’ai eu le même réflexe que la dernière fois. C’est, remplie d’espoir, que je disais à tous mes collègues qu’on avait fait nos preuves et que notre structure était en béton armé, que rien ne pourrait faire changer ça! Et cette fois encore, j’ai été le premier poste à tomber… au mois de novembre cette fois! Cinq ans de loyaux services encore une fois, balayés du revers de la main!

ordinateur vue de haut sur un lit avec cellulaire marbré et mains travaillantesSource: Unsplash

Mais justement cette fois-là, c’était différent! La version 2.0 de moi-même, forte, fière et confiante a bien réagi! Bien évidemment, je n’ai pas sauté de joie… J’ai été déçue, j’ai eu de la peine, j’ai été en colère… mais je suis restée positive malgré tout. La différence c’est que cette fois ci, je faisais confiance à la vie. J’y croyais (pour vrai) au fameux dicton qui dit que rien n’arrive pour rien. J’étais due pour un nouveau défi. J’étais un peu blasée de mon environnement de travail mais je ne m’en rendais pas compte. J’ai donc pris ça comme si on me donnait un temps de repos et de réflexion. Une chance de faire le point sur ma vie professionnelle. Pas d’anxiété ni de stress cette fois ci. J’étais calme et en paix. J’ai fait un nouveau cv et je me suis préparée pour les entrevues. Chose que je n’avais pas fait la première fois. C’est une véritable introspection que de se préparer à une entrevue. Tes forces, tes faiblesses, tes bons coups, ce qu’on dirait de toi à ton ancien travail, une de tes plus grandes réalisations, ce dont tu es le plus fière… tu dois bien de connaître pour bien te vendre. J’ai passé quelques entrevues… Je n’aurais jamais pensé dire ça un jour, mais j’ai même aimé ça ! Maintenant je connais ma valeur véritable!

Bon ok, j’ai aussi pris du temps pour moi, des petites «vacances» et des journées à ne pas chercher du tout un emploi. J’ai fait la vie des gens pas riches, pas célèbres mais heureux! Me lever le matin et faire ce que j’ai envie de faire. Des «vacances» sans limite de temps! Puis sans m’en rendre compte, j’ai trouvé un emploi.

cahier de dessin, pinceaux, table à café, tasse à caféSource:Unsplash

Ce que j’ai trouvé de différent cette fois ci et que j’ai adoré, c’est la qualité de mon réseau de contacts… Dès le moment où j’ai annoncé ma perte d’emploi, mon réseau de contacts s’est mobilisé pour m’aider à me trouver un emploi. Plusieurs amis et connaissances m’ont envoyé des offres et des propositions. Ça m’a fait chaud au cœur. Je me suis sentie aimée, appuyée, appréciée. Les gens étaient sensibles à ce que je vivais. Ça m’a permis de réaliser l’importance de garder des relations de qualité avec les gens qui nous entourent. Au fil des ans, un ménage se fait… plus on vieillit, plus on s’entoure de gens qui nous font du bien et qui ont les mêmes valeurs que nous. C’est fondamental. Je ne m’étais pas rendu compte à quel point mon réseau de contact s’était « amélioré » avec le temps. Je l’ai su quand j’ai perdu mon emploi la deuxième fois.

Mon nouvel emploi, je l’ai d’ailleurs trouvé grâce à mon réseau car il n’a jamais été affiché nul part. Ce sont simplement deux connaissances à moi qui ont eu confiance en moi et qui ont vu une belle opportunité pour leur entreprise quand ils ont su que j’étais sans travail. J’étais considérée comme une belle opportunité… c’est bon pour l’ego ça !

Est-ce que c’était ma dernière perte d’emploi? Peut-être pas! Mais maintenant j’ai les outils et l’attitude pour passer au travers! Si ça t’arrive toi aussi, je te le souhaite de le vivre comme une expérience profitable plutôt qu’un désastre! Si une porte se ferme, passe par la fenêtre!

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Myriam Doré

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