Vie de bureau

On assiste à des métamorphoses monumentales sur le marché du travail depuis les dernières semaines. Comment réagis-tu, personnellement, aux impacts de ces changements sur ta carrière?

Certains d’entre nous ressentent de l’angoisse, alors que d’autres se sentent soulagés d’avoir un moment pour réfléchir à leur avenir. Voici un portrait de ce que j’observe depuis les dernières semaines.

L’angoisse de combler ses besoins de base

Pour ceux qui vivent des suppressions de postes, cette pause forcée peut signifier un nouveau regard sur les besoins de base. Ce type d’insécurité génère du stress et un sentiment d’impuissance:

« Comment vais-je arriver à payer les factures? À maintenir mon niveau de vie? »

Une période d’adaptation est de mise pour déterminer quelles ressources sont nécessaires. Il est possible aussi que ces personnes soient, en parallèle, en deuil d’un emploi et face à l’incertitude de le retrouver après, se demandant combien de temps ça prendra pour avoir un peu de clarté (il ne faut pas hésiter à demander de l’aide à ses proches).

main homme avec montre sur ordinateurSource image: Unsplash

Prendre le temps de s’adapter

Pour certains, au contraire, je remarque une baisse de l’anxiété. Surprenant, non? Le temps est davantage au ralenti et ça enlève de la pression. Pour quelqu’un qui a de la difficulté à s’accorder du temps, ça peut être une occasion d’organiser son horaire différemment.

Désorientés, ensemble!

Il y a aussi l’effet de groupe: la crise et les remises en question qu’elle engendre peuvent faire du bien, du fait qu’elle est collective (malheureusement)! Une personne peut se dire: « OK, y’a plus juste moi qui est complètement désorienté, on est plusieurs ». Ça enlève une forme d’anxiété, pour certains, de sentir qu’ils ne sont plus seuls.

Retour à la case départ

Il y a aussi ceux qui s’étaient dernièrement mis en action, qui avaient une prise d’élan. Cet effet de ralentissement des actions peut donner le sentiment de revenir à la case zéro. C’est normal de vivre une certaine déception par rapport à ça.

En mode télétravail

femme de dos coton ouaté écouteursSource image: Unsplash

Il y a ceux qui conservent leurs emplois, qui doivent, de leur côté, réadapter leurs manières de travailler. Par exemple, en ayant les enfants à la maison ou pour certains entrepreneurs, en changeant complètement leur modèle d’affaires… Il y a des stresseurs et des distractions ajoutées, alors qu’en même temps, il y a d’autres distractions qui sont enlevées; ne serait-ce que le trafic pour se rendre au travail.

Ceux qui continuent sur le terrain

Finalement, il y a nos « anges gardiens », nos « héros » sur le terrain. Dans leurs cas, financièrement, ça peut aller, mais la fatigue et la gestion du stress associées au fait d’être au front de la pandémie, il faut être attentif à ça. Soyons là pour eux.

Dans tous les cas, c’est tout à ré-apprivoiser, ce contexte-là!

Et toi, ton adaptation, elle ressemble à quoi ?

Source image de couverture: Pixabay
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Marylise Champagne

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