Style de vie Voyage

Partir en voyage, c’est quelque chose d’exaltant. C’est l’inconnu tous les jours. C’est la découverte de quelque chose de différent. C’est se sortir de sa routine et explorer où la journée veut bien nous amener.

Cependant, se tromper dans son partenaire de voyage peut faire une très grande différence et, dans certains cas, aller jusqu’à complètement gâcher l’expérience globale.

Ça m’est malheureusement arrivé.

 

backpack

Source de l’image : Unsplash

 

Décider de partir, déjà, ça prend un certain courage. Dans un voyage, il y a beaucoup d’éléments que l’on ne contrôle pas. Il faut donc accepter d’avance les imprévus. Quand c’est avec quelqu’un de plus ou moins agréable, certaines épreuves peuvent prendre une expansion démesurée.

Je vous raconte.

Dans ma vingtaine, mon but, c’était de voyager. Un à deux voyages par année. Et pas un aller-retour à Québec, je parle de prendre l’avion et d’aller quelque part de relativement loin, idéalement dans une devise étrangère.

Donc, toutes personnes qui avaient les budgets et le désir de voyager se qualifiaient pour partir à mes côtés. Je n’étais alors pas assez à l’aise avec la vie et moi-même pour y aller seule. Alors, lorsqu’une femme avec qui j’étudiais à l’Université m’a proposé de partir avec elle, je ne me suis pas posée de questions et j’ai dit oui.

Quelle erreur!

Ce qu’il faut savoir sur cette personne, appelons-là Élisabeth, c’est qu’elle était sensiblement plus vieille que tous mes camarades de classe. Nous avions tous dans la vingtaine et elle venait d’entamer sa quarantaine. Nous nous entendions bien, mais Élisabeth avait un caractère intransigeant et difficile. Je n’avais jamais eu de problème avec elle, mais d’autres personnes dans ma classe m’en racontaient des vertes et des pas mûres.

Mais elle pouvait voyager. Le plan? Atterrir à Paris puis prendre un avion deux jours plus tard pour la Croatie. Par la suite, remonter vers l’Autriche, la République Tchèque et finir en Allemagne, avant de retourner à Paris pour prendre notre avion vers la maison. Nous en avions pour trois semaines.

Première péripétie

 

gare de l'est

Source de l’image : Unsplash

 

Je le dis sans préambule, nous avons manqué notre avion pour la Croatie. Nous avions mal calculé le temps que ça nous prenait pour nous rendre à l’aéroport et en arrivant, il était trop tard pour enregistrer nos bagages et prendre le vol.

Ça a mis Élisabeth dans une colère noire. Nous étions à la station de train à essayer de trouver une solution, une alternative peut-être et, sans un mot, elle est partie. Je suis restée dans la gare à me demander ce que je faisais. Car, évidemment, pour elle, tout était de ma faute. Qu’est-ce que je pouvais faire? Changer les plans et prendre un train seule vers un endroit que je connais un peu mieux où que j’ai déjà visité. J’avais un pressentiment que ce n’était que le début des problèmes avec Élisabeth et j’essayais de me pousser. Mais je n’ai pas été partante. J’avais encore peur de partir toute seule.

J’ai donc retrouvé Élisabeth dans un café en face de la gare, un peu par hasard. Elle était surprise de me voir apparaître. Elle était convaincue que nous allions partir chacune de notre côté. En fait, c’était ce qu’elle s’attendait du voyage, qu’on ne passe pas ces trois semaines ensemble.

J’étais complètement sous le choc. Ça commençait bien.

Je me sentais particulièrement mal, car elle ne cessait de me répéter que c’était ma faute et que j’avais gâché le voyage. Élisabeth voulait prendre un avion très cher qui allait tout de suite nous amener à Vienne, la prochaine destination après la Croatie. Et elle voulait que je paye son vol et le mien, en compensation. Étant étudiante et n’ayant pas les mêmes moyens d’une femme de quarante ans, j’ai refusé.

J’ai cependant réussi à dénicher, sur un site de covoiturage français, un couple qui faisait le voyage jusqu’à Vienne en une journée en voiture. Parfait! Nous les contactons et parlons avec le conjoint du couple. Il est d’accord pour nous amener et nous organisons un rendez-vous devant la station de train, en banlieue de Paris, telle heure, telle date. Tout est clair et organisé.

C’est ce que je pensais…

 

La partie 2 de cette histoire sera disponible sur le blogue dès demain!

Source de l’image de couverture : Unsplash
-->
Un article de
Emmanuelle Ceretti-Lafrance's Avatar
Emmanuelle Ceretti-Lafrance
Éditrice et gestionnaire de blogue

Elle a un peu trop de livres, peut réciter par coeur les répliques des films du Seigneur des anneaux en français, est de son époque...

Lire la suite
Mes articles 
Next articles
Article Featured Image

Comment avoir des longs cils de poupée sans extensions