Faits Vécus

Récemment, je me suis égarée.

Je croyais être sur la bonne route lorsque j’ai perdu tous mes repères. Je n’ai pas suivi les pancartes m’indiquant où aller.

Et je me suis retrouvée à un point où je ne sais plus où j’en suis.

Je me suis inscrite dans un programme d’études à des centaines de kilomètres de chez moi pour me rendre compte que, peut-être, ce n’était pas ce que je voulais faire de ma vie. Que, peut-être, je n’étais pas prête à faire le grand saut vers la vie d’adulte.

Passer de partys étudiants en partys, d’examens de mi-session à brosse de mi-semaine. Finir hangover dans le lit d’un inconnu me demandant comment est-ce que j’ai bien pu me rendre là? Comment je suis tombée aussi bas?

Tout ça pour me rendre compte qu’en fait, je suis terrorisée. Que la réalité me fait peur, toute cette pression sociale.

Depuis des semaines entières, ce nœud dans mon ventre perdure, cette boule dans ma gorge. J’ai cette sale impression d’être au bord du gouffre, d’avoir sans cesse les larmes aux yeux.

Je veux être parfaite, être celle que les gars pourchassent, celle dont les professeurs sont fiers.

Mais c’est comme si je ne fais jamais LE bon choix que je ne serais jamais celle que je devrais être.

Je suis prise.

Prise entre cette envie de vouloir plaire aux autres et celle de me choisir.

C’est tellement bien vu de choisir un programme d’études, de le finir en trois ans, de rentrer sur le marché du travail ou de poursuivre à l’Université, de se faire un copain, d’acheter une première maison, de construire une famille…

C’est tellement bien vu de suivre cette route déjà tracée.

Mais ce n’est pas ce que je veux faire, moi.

Je ne suis pas prête à faire un choix qui sera déterminant pour le reste de ma vie, de devoir choisir un travail qui occupera 40 heures de chacune de mes semaines pour les dizaines prochaines années.

Je ne suis pas prête à déterminer mon avenir… à 17 ans. Quand je ne suis même pas sûre de rien; mon orientation sexuelle, mon identité, mes passions, etc.

Puis-je profiter de la vie, vivre un instant à la fois? Sans toute cette pression?

Si tu te sens comme cela toi aussi, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle.

La mauvaise nouvelle, c’est qu’il n’y a pas de solution miracle. Je ne peux pas te garantir que tu te réveilleras demain en ayant des réponses à tes questions, qu’une voute lumineuse se sera tracée à tes pieds.

Mais ce que je peux te dire, c’est que tu as du pouvoir et du temps devant toi.

Laisse-toi aller, fais ce dont tu as envie, profite du moment présent et tu verras où cela te mènera. Si, pour te retrouver, tu as besoin de partir seule en voyage sac à dos, fais-le. Si c’est de quitter ton emploi, tu t’en trouveras bien un autre.

Tu es la seule personne qui t’en empêche. Tu es ton seul et unique obstacle.

Je ne te dis pas de prendre des décisions sur un coup de tête, de tout dépenser ton argent pour regretter par après. Je te dis seulement que, parfois, on s’arrête à trouver des milliers d’excuses pour ne pas agir.

On priorise l’argent, on économise le plus de temps avant le plus important : profiter de la vie.

jeune femme dos gris ne pas savoirSource image: Unsplash

Tu sais, rien n’est jamais perdu. Cette année sabbatique te retardera peut-être dans tes études, dans ton objectif d’avoir une maison à 25 ans, mais cela te donnera une sagesse profonde, t’aidera à te ressourcer, à créer des souvenirs éternels.

Du temps, il y en aura toujours. Du moins, jusqu’à ce que la maladie ou la vieillesse s’éprenne de toi.

Mais pour l’instant, on n’est pas pressé.

Alors, même si tu ne sais pas où tu en es dans ta vie.

Ce n’est pas grave.

Prends ton temps.

Source image de couverture: Unsplash
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Andréa Maheux

Si nous devions décrire Andréa en un mot, on dirait que c’est une rêveuse. Andréa est une jeune écrivaine qui vit la tête dans les...

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