Faits Vécus

Parfois, je regarde la vie et j’ai le vertige. Loin devant, tout est flou. Ce n’est pas comme je croyais que c’était. Enfant, j’avais hâte de grandir. Là, j’ai grandi et je regrette. On passe notre jeunesse à suivre des règles, à être éduqué d’une telle ou d’une telle manière. On apprend à calculer, à se brosser les dents, à suivre un couvre-feu. On est bondés et bloqués par les règles des figures parentales et d’autorité. 

On est tout petit dans un monde de grands. 

On se fait regarder de haut et pointer tous nos écarts de conduite. On apprend à rentrer dans le moule un peu malgré nous. On voudrait faire différemment, mais on est incapable parce qu’on n’a pas les outils et moyens. 

Quand je regarde en arrière, je me trouve stupide. Je me dis que j’aurais dû faire telle ou telle chose comme ça. Mais j’oublie que la moi d’aujourd’hui n’est pas la moi d’avant. Elle ne regarde pas du même œil, alors c’est normal que ses raisonnements divergent.

On évolue dans un système qui nous envoie 16 années au moins, 27 années tout ou plus, dans le système scolaire. 

Vers l’âge de 17 ans, l’éducation a occupé toute notre vie, de ce qu’on en a connu du moins. Après avoir disséqué un œil de bœuf et calculé avec Pythagore, on se rend compte que ce n’est plus ça la vraie vie. La vraie vie, c’est devoir payer un loyer et des factures, gérer une vie sociale et une santé globale. C’est d’apprendre à s’autogérer et assumer les conséquences de nos choix.

Il me semble qu’il manquait une transition quelque part. Je m’amusais au secondaire à faire des pièces de théâtre et à danser. Je fais mon bal où mon enfance signe sa date d’expiration. Deux jours plus tard, je dois choisir ce que je vais exercer comme métier pour le reste de mes jours.

On nous a appris à étudier, à apprendre, à obéir et à nous taire.

Maintenant, on doit prendre en charge des choses importantes.

Aller à l’école, ça nous apprend sur un métier. Ça ne nous apprend pas à FAIRE le métier. C’est plutôt par manque de côté humain et de considération de la réalité des choses.

La seule chose que je te dis, c’est que quand je vois quelqu’un de riche, je ne me dis pas qu’il a de bonnes études et un bon emploi, je me dis que c’est un entrepreneur.

Image de couverture par John Mark Arnolds
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Andréa Maheux

Si nous devions décrire Andréa en un mot, on dirait que c’est une rêveuse. Andréa est une jeune écrivaine qui vit la tête dans les...

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