Faits Vécus

Je me souviens quand j’étais jeune. Tu étais la tête forte. Celle par qui on passait en deuxième. Si j’avais une permission à demander ou un privilège, je passais par Papa. Il disait plus facilement oui à tout alors c’était simple pour un enfant. Toi, tu comprenais la vraie vie, mais moi je ne le comprenais pas à ce moment. Il était beaucoup plus permissif que toi à cette époque alors dans la tête d’un ti-cul c’était la solution facile.

Et un jour Papa est parti.

Pas pour voyager, pas pour le travail, pas pour quelques semaines, il est juste parti.

Puis tu es devenu mon monde. Le meilleur monde que j’aurais pu espérer. Oui, je me suis ennuyée de Papa dans les débuts comme n’importe quel enfant, j’imagine. Et puisqu’il n’est jamais revenu, j’en suis revenue moi aussi. Puis j’ai appris à apprivoiser la femme qu’était ma maman. Celle que je percevais comme la méchante dans ma tête d’ado à qui tout était dû. Et c’est la plus belle chose qui me soit arrivée.

J’ai appris à te connaitre vraiment. Avec toutes les embuches qui se sont mises sur notre chemin, j’ai vu l’humaine derrière tout ça. La plus belle personne que j’ai pu découvrir. Et je l’ai aimée. Encore plus fort qu’avant.  Plus que je m’aime moi-même encore aujourd’hui. Et j’ai tout compris, tu sais. Jeune on ne réalise pas tout ce que font nos parents pour que l’on soit bien.

Tu m’as tellement appris. Tu as été l’épaule sur laquelle je me suis accotée dès que quelque chose ne tournait pas rond en moi. Tu m’as écoutée, tu m’as conseillée. Tu as été ma boussole lorsque je ne savais plus où aller. Tu étais ma référence numéro un dans toutes les situations que je pouvais vivre sans exception, sans hésitation aucune. Tu as toujours été là, sans jamais me juger de toutes les décisions pas trop brillantes que je pouvais prendre. Tu as été la maman plus que parfaite que plusieurs auraient aimé avoir.

10 ans plus tard, tu es devenue ma meilleure amie. Tu sais absolument tout de moi, tu n’as jamais remis en question mes choix, tu as toujours été d’une écoute objective et exemplaire. Je me rappelle à quel point je suis privilégiée de t’avoir comme mère.

 

Photo de Julie Verreault

 

Merci pour tout ce que tu m’as appris sans même t’en rendre compte, merci pour toutes ces discussions simples, mais pleines de sens. C’est grâce à toi que je suis devenue celle qui je suis, sans même que tu ne me dises quoi que ce soit. Je suis devenue un mini sosie de ta personne et j’en suis plus que fière. Nous avons traversé beaucoup de chemins sinueux toutes les deux et tout ce qui peut s’être passé auparavant nous a rapprochées de mille-et-une façons. C’est quelque chose que je ne changerais pour rien au monde. Merci d’avoir fait de ton mieux, d’avoir été là pour moi quand j’avais l’impression de ne rien valoir. Merci de m’avoir aimée quand je me dégoutais. Tu es la personne que j’aime le plus sur la terre entière et j’espère toujours garder cette relation magique qu’une mère entretient avec sa fille.

Je t’admire, je te respecte et je chéris de t’avoir encore avec moi malgré tout ce que tu as affronté par toi-même. Tu es mon modèle, mon inspiration et ma motivation de toujours donner le meilleur de moi-même. Tu es la plus belle personne qui existe sur terre et si je suis la moitié de ce que tu es, je serai une femme accomplie.

Merci, Maman, d’être toi, d’être restée toi après tout ce que tu as vécu et d’être la plus belle personne que je puisse connaitre dans cette vie. Sans toi, je suis qu’une parcelle de moi-même, tout ce que je suis je te le dois entièrement. Déteindre sur les bonnes personnes n’apporte que du bon et j’ai eu la meilleure des professeurs.

Je t’aime Maman. Merci pour tout. Tout. Et tout.

 

Source de l’image de couverture : Unsplash
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Julie Verreault

Julie est une personne intense qui aime bouger dans la vie! Elle adore les sensations fortes (justement, elle prévoit sauter en parachute cet été!), les...

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