Faits Vécus

Depuis quelques jours, mon cerveau est surchargé. Je n’arrête pas de penser à plusieurs choses et cela m’amène à être en constance réflexion. Je me suis dit que nous étions peut-être plusieurs à penser ces choses, mais qu’on ne pousse pas la réflexion plus loin, parce que plus qu’on y pense, plus que c’est un tourbillon sans fin. Il n’y a pas vraiment de réponse à mes questionnements, c’est aussi des observations et des hypothèses. Vous verrez, cela saute du coq à l’âne, car mes pensées aiment bien vagabonder. J’avais besoin de mettre sur papier ma tornade, car je pense que cela m’aidera à faire le vide, tant qu’à y être, je me suis dit que j’allais en écrire un article. Ce n’est pas un article sur le développement personnel, encore moins sur la mode ou encore sur l’amour. C’est un article sur mes pensées, sur mes observations, sur mes opinions. Je sais que nous ne partageons pas tous les mêmes idées, mais peut-être qu’en les partageant, on se retrouvera sur certains points.

D’abord, le futur me fait peur, plus précisément, l’environnement. D’abord l’Amazonie ensuite l’Australie et plusieurs autres villes dévastées, des animaux qui périssent, des êtres humains. J’ai peur parce qu’on ne se sent pas trop concernés on dirait, on dirait qu’on n’en parle pas tant que ça parce que c’est loin de nous, on se sent désolés, voir empathiques envers la situation, mais on n’agit pas plus qu’il faut. Cela fait longtemps qu’on dit qu’il faut prendre au sérieux les changements climatiques, qu’on doit faire chaque jour de petits gestes, et encore une fois, ce n’est pas seulement nous, mais aussi les grandes compagnies. Si on se dit que de toute façon, ça ne change rien nos petites actions, car les multinationales ne font rien, on n’avancera pas. C’est ironique parce qu’on est dans une société de performance, on est toujours meilleurs comme parents, comme personne, comme employé. On s’entraîne, on mange bien, mais on ne prend pas soin de notre planète. Si on se souciait d’elle un peu plus, on pourrait essayer de tourner notre performance à trouver des solutions pour améliorer son sort. J’ai deux filles qui sont conscientes du compostage, du recyclage, d’utiliser des linges au lieu de papier essuie-tout, des enfants qui vont dans les friperies et échangent des vêtements. Je me dis qu’on fait notre part, mais que d’autres font leur part pour que nos enfants aient une belle vie, une terre où respirer, une terre qui ne sera pas que feu, une terre qui ne débordera pas dans ses océans, une terre où il ne sera pas question de guerre pour avoir de l’eau. Je me questionne. C’est vrai que de choisir de faire des enfants, c’est aussi accepter de surpeupler la Terre, mais je me suis dit aussi que cela pourrait faire plus de gens conscients et alertes aux changements climatiques. Des gens qui y croient et qui n’attendent pas que des catastrophes arrivent dans leur ville avant d’agir. Je me questionne, j’y pense.

arbres soleil environnement végétationSource image: Pexels

Ensuite, vraiment loin du premier sujet, j’ai observé ceci pendant les vacances. On dit que les jeunes de nos jours ne tiennent pas en place, que dans le temps, il n’y avait pas autant d’enfants (turbulents). J’écoutais à la radio un animateur qui disait que nous nous souhaitons pour cette année de prendre plus le temps pour nous, pour notre famille et de ralentir. Ça m’a fait sourire en coin. On veut apprendre aux adultes à gérer leur stress, apprendre à se faire du temps, apprendre à décrocher, mais on ne comprend pas pourquoi nos enfants ont autant besoin de bouger et d’être stimulés. Les enfants nous suivent, ils sont des éponges. Durant les vacances, nous avons amené nos filles glisser, nous les avons amenées faire des commissions, nous avons couru les fêtes de famille, nous avons été dans des parcs d’amusement intérieurs, nous avons peinturé, dessiné, chanté, dansé. Ce sont toutes d’excellentes activités, mais j’ai réalisé qu’on n’a juste pas arrêté de toutes les vacances. Ma fille aime faire des casses-têtes, mais lorsque c’est long ou difficile, elle a envie d’autre chose parce qu’elle a le choix, plein de possibilités, tellement de possibilités. C’est impossible de comparer à avant. Parce que nous, nos parents avaient des téléphones que ça prenait une touche pour faire trois lettres, parce qu’on devait décrocher le téléphone pour pouvoir se servir de MSN, parce que nous c’était un défi de rentrer à 9h30 au lieu de 9h00, parce que nous, il n’y en avait pas de danger. On jouait dans la neige en face de la maison, parce que nous, il y en avait de la neige.

enfants jouent au ballon gazon forêtSource image: Unsplash

Dernier point: nos téléphones, c’est impossible quasiment de décrocher. Pourquoi? Parce qu’on est un peu paresseux, parce que les compagnies ont rendu notre vie simple. Je me souviens avec mon dinosaure de premier téléphone, je traînais mon Ipod pour ma musique, mon appareil pour mes photos et je n’avais pas Internet sur mon téléphone alors pour avoir une information, je devais aller dans le dictionnaire (ça existe encore, je vous jure), je devais prendre parfois une encyclopédie. C’était long, c’est vrai. Est-ce que c’était mieux? Je ne sais pas. Je sais que j’essaie d’éduquer mes filles loin des téléphones, mais que je manque de cohérence parce que je lis mes courriels, je regarde des vidéos, je potine sur la vie des autres. J’essaie très fort, je dois même me mettre des temps d’arrêt. J’essaie aussi de profiter des moments présents, j’essaie de ne pas juste prendre des photos parce que je veux montrer à la planète que je suis au parc avec ma famille.

téléphone intelligent texteSource image: Unsplash

Bref, je réfléchis, ma tête est pleine et j’ai aimé la mettre sur papier un peu. On peut être en désaccord, mais on peut aussi réfléchir ensemble.

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Marie-pier Carle

Marie-Pier est maman de deux jeunes filles et intervenante qui aime vous partager son quotidien, ses observations et ses petits bonheurs de la vie. Elle...

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