Faits Vécus

Tinder est tout un phénomène. On dirait que tout le monde finit par y passer à un moment ou l’autre.  On a beau avoir des préjugés sur les sites et applications de rencontre, je connais plusieurs personnes qui sont dans des relations sérieuses avec quelqu’un qu’ils ont rencontré sur cette plateforme! C’est quand même cool non? Cela montre qu’il y a de l’espoir.

J’aimerais vous raconter mon expérience et mes impressions à moi, cela après une semaine passée sur cette application, question de rigoler un peu!

À vingt-trois ans et heureuse dans mon couple de longue durée, je pensais assurément avoir manqué ce phénomène étrange de « swipage ». Mais bon! Après une tournure d’événements assez soudaine et un bon mois passé à me recentrer, je me suis dit que ça pourrait être un moyen cocasse de me changer les idées et de me divertir. Alors par un beau vendredi soir de début juin, j’ai appelé mon amie et nous avons téléchargé cette plateforme puis créé nos profils en riant.

Tinder cellulaire application roseSource image: Unsplash

En effet, cette gigantesque piscine des naufragés de l’amour regorge de surprises. J’ai remarqué qu’il y avait plusieurs catégories de personnes. Avant de continuer avec ce qui suit, je veux vous avertir que je vais sembler un brin critique car mon expérience personnelle récente pré-Tinder m’a laissée un peu traumatisée de la race mâle.

Premièrement, j’ai dû y trouver une vingtaine de garçons de mon école secondaire ou même primaire. Quel malaise de se rappeler de recroiser ces visages oubliés, de les voir tenter de se venter, voir essayer de placer une blague non-drôle dans une petite bio. « Je suis un gars super sympathique, social, avec un bon sens de l’humour » – en partant, quand tu mentionnes à ton auditoire que tu es drôle, tu ne l’es probablement pas. Ou le fameux « Écris moi – je ne mords pas ;) ».

Non, non, non. Je le répète: NON. Enlève-moi cela au plus vite.

Deuxièmement, tu as les gars en chest ou au gym. Je les ai mis dans la même catégorie car ça revient au même. Parfois, leur tête n’est même pas rentrée dans le cadre de la photo. Juste une photo à moitié floue prise avec un flash dans le miroir pour montrer leur poitrine musclée. Ces gens ont peut-être un super beau sourire et de bonnes valeurs, mais c’est difficile à définir en se basant sur un close-up de leurs pectoraux.

Ensuite, tu retrouves les amis de ton ex, ou les ex de tes amies. Toujours un peu étrange comme sentiment. Si tu étais moindrement en bon termes amicaux avec ceux-ci, dois-tu glisser vers la droite simplement pour leur écrire par politesse quelque chose du genre « Comme c’est drôle de se croiser là-dessus! Comment te portes-tu? ». Pour ma part, je ne me suis pas aventurée sur ce chemin. Mais est-ce bête? Quel est le code de conduite à suivre du bon participant Tinder? Aidez-moi quelqu’un.

Pour continuer, j’ai l’impression que tu vas savoir ce dont je parle… Les garçons avec un bébé ou un jeune enfant dans leurs photos, qui mettent en description: « Ce n’est pas le mien ». Il y en a tellement! On comprend que tu essaies de montrer ton côté doux et attentionné, mais ce n’est pas nécessaire.

Au final, tu as les super-like. Mais quel niveau d’intensité apeurant! Je suis peut-être seule dans cette vague de pensée, après tout, tout le monde a son opinion, mais moi je dois avouer que ça me fait peur.

Je trouve le phénomène intense. Mais encore une fois, peut-être que c’est moi qui manque d’ouverture d’esprit.

Bref, ce n’est que quelques exemples de garçons qu’on peut retrouver sur cette application, puis après tout, chacun.e est attiré par des choses différentes.

À la fin de la journée, Tinder demeure un phénomène divertissant, et malgré les cas cocasses qu’on peut y dénicher, vous y trouverez peut-être chaussure à votre pied… Qui sait?

coeur blanc fond noir formeSource image: Unsplash

 

 

 

 

 

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Sabrina Bélanger

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