Mode & Beauté

Dans une société qui se veut de plus en plus consciente des impacts qu’on les différents produits sur la santé, les consommateurs font davantage attention aux produits qu’ils utilisent et qui sont nocifs autant pour eux que pour la planète. Cela passe également par l’industrie des produits de beauté qui représente des ventes de millions de dollars par année.

Continuer de se faire plaisir tout en faisait attention à notre planète, voilà la préoccupation d’un nombre grandissant de personnes. L’industrie a entamé, depuis quelques années, un virage pour essayer de fabriquer des produits qui sont éco-responsables, bons pour l’environnement et la santé et non testés sur des animaux.

On le sait très peu, mais le secteur de la beauté, souvent accusé d’être superficiel, ne s’est pas tourné les pouces ces dernières années pour essayer de réduire son empreinte écologique.

La beauté éthique passe, entres autres, par la protection de la biodiversité. Clarins, depuis les années 1980, a amorcé un important tournant environnemental. Ils se sont rendus compte que les actifs de plantes qui sont utilisés dans leurs produits sont plus efficaces et puissants s’ils sont cultivés dans le respect de la biodiversité. Ils se sont aussi engagés à former des paysans brésiliens pour leur apprendre une agriculture non destructrice.

Un autre acteur important de la beauté éthique est Yves Rocher qui a également beaucoup oeuvré pour la nature en concoctant des produits presque entièrement faits d’ingrédients naturels et qui sont emballés dans des bouteilles biodégradables.

La marque de luxe Guerlain s’est engagée à aider la survie des abeilles dans la région de Toulouse, en France alors qu’elle a attiré les apiculteurs à installer près de 40 ruches. Les abeilles aident à la croissance de la biodiversité, à la croissance des plantes sauvages et elles fournissent des habitats à de nombreux autres insectes.

abeillesSource image: Unsplash

Les géants de la beauté comme L’Oréal, leader mondial de la beauté, a emboité le pas de la beauté écologique. Plusieurs de ses 24 marques sont vertes dont The Body Shop, Kiehl’s ou Sanoflore.

Chez Procter & Gamble (CoverGirl, Clairol, Herbal Essences, Ivory, Olay), c’est moins de 10 % des femmes qui se tournent vers les produits de beauté écoresponsables. Elles jugent ces produits trop chers et non efficaces.

femme bain citronsSource image: Unsplash 

Les certifications sont importantes à regarder lorsqu’on achète des produits. Il en existe une grande variété et celles-ci sont toutes distinctes. Cependant, il peut être difficile de les différencier. En voici une liste des principales.

 

 

 

Ecocert (Utilisée au Canada)

Les produits qui reçoivent le logo GarantieBio-Ecocert doivent prouver que les ingrédients dits biologiques sont réellement issus de ce type d’agriculture. Le pourcentage d’ingrédients d’origine naturelle ainsi que celui d’ingrédients biologiques doivent être énumérés à la droite du logo.

 

Charte Cosmébio (Utilisée en France)

L’ECO concerne le cosmétique qui se dit écologique. Cette certification garantit que 95 % des composants du produit sont d’origine naturelle, dont un minimum de 5 % issu de l’agriculture biologique. Pour les composants végétaux, au moins 50 % doivent être issus de l’agriculture bio.

 

 

 

Les produits à la fois ECO et BIO ne contiennent ni conservateur, ni parfum, ni colorant de synthèse, ni OGM et ne font pas appel ni à la pétrochimie ni à des traitements ionisants lors de leur conception. Cosmébio autorise certains produits de synthèse en quantité minimale, mais ne permet pas les silicones et autres dérivés pétrochimiques.

 

 

 

USDA Organic

Les produits portant le sceau USDA Organic contiennent un minimum de 95 % d’ingrédients bio. Cette mention peut être apposée lorsque le produit contient au minimum 70 % d’ingrédients bio.

 

 

 

Cosmétique naturel contrôlé

Cette certification soutient que le produit n’utilise pas de matière première issue de la pétrochimie, zéro substance d’origine animale, pas de colorant ou de parfum de synthèse, que des huiles (essentielles ou végétales) provenant de l’agriculture biologique. Les emballages doivent être recyclables et réduits au strict minimum.

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Clara Brodeur-Vecerina

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