Faits Vécus

J’ai toujours été un gars de gang. Un gars qui aimait les grands rassemblements, être entouré de beaucoup de monde. Parler, m’informer de la vie des gens et fêter en bonne compagnie sont des choses que j’adore dans la vie.

Depuis mon tout jeune âge, je n’ai jamais vraiment été seul. J’ai toujours eu un grand entourage, beaucoup d’amis et ce, autant au primaire qu’à l’université. J’étais et je suis encore un gars sociable, qui aime parler. Un gars charismatique et surtout pas gêné.

Cependant, en vieillissant, j’ai réalisé que le temps passé seul était inévitable, mais ô combien bénéfique pour sa propre personne. Parfois, c’est difficile, mais à tout coup, c’est utile. Souvent porteur de sens, le temps passé seul nous permet de se questionner, d’observer, d’analyser ce qui se passe autour de soi. Dans un monde où tout va trop vite, « prendre le temps de prendre le temps » peut paraître simple, mais est compliqué à exécuter dans la réalité.

Je crois qu’il est important de prendre le temps d’observer ce qui nous entoure aussi. De constater et de valider les gens qui gravitent dans notre environnement. Il le faut, car, bien que nous sommes tous et toutes uniques, nous sommes souvent influencés par notre entourage.

Personnellement, j’aime bien observer les gens. Lorsque je sors manger ou boire un verre seul au restaurant, j’aime bien voir à distance l’interaction des gens entre eux.

J’ai entendu cette phrase dans un balado de Jay du Temple et je crois qu’elle exprime comment je vois ces dites interactions des gens lorsqu’ils sont en groupe:

«  Nous sommes tous un paquet d’atomes qui cherchent juste à avoir du fun l’instant d’un moment »

C’est tellement vrai. On a tous notre quotidien dans le corps, nos semaines de travail, parfois la famille et tous nos petits aléas de la journée. On veut juste décompresser l’instant d’un moment, ou d’un shot (de trop) de tequila.

Blague à part, je ne sous-entends pas par mes propos que je n’aime plus être en gang ou entre amis, mais plutôt que j’ai appris au fil des années à apprécier le temps seul. Ce temps si précieux avec moi-même et mes pensées. D’ailleurs, durant la pandémie qui nous a tous affectés, je crois que plusieurs individus ont été confrontés à être seuls avec eux-mêmes. Je crois que ce n’est pas une cachette pour personne que pour certains, ce ne fut pas chose simple.

Épreuve difficile même, me direz-vous?

Je pense au contraire que cette fameuse pandémie devrait être vue sous un certain angle comme un cadeau du ciel. Avoir la chance de prendre du temps seul, plus jamais cela ne se reproduira. Don’t get me wrong, je ne suis pas content que la Covid-19 soit parmi nous. Cependant, je suis d’avis que dans la vie, tu as le choix de voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. Il suffit d’avoir le bon état d’esprit, ça se travaille, ça se bâtit, ça se perfectionne et surtout, ça n’arrive pas du jour au lendemain.

Être seul et travailler sur soi-même est probablement le plus bel investissement que l’on puisse faire de notre vie.

En lien avec cela, j’ai parfois l’impression que certaines voire beaucoup de personnes ont peur d’être seules. Vous ne trouvez pas?

Mais pourquoi avoir peur d’être seul? Pour ne pas confronter ses plus grandes peurs? Pour ne pas se poser les questions que nous redoutons?

Parlant de se poser des questions ou bien de confronter ses peurs les plus profondes, je pense que c’est essentiel de passer par là afin d’avancer.

Sortir de ses pantoufles pour enfiler ses talons hauts ou ses beaux souliers (c’est-à-dire, quitter sa zone de confort pour aller dans sa zone de peurs) est un passage obligé pour se rendre dans la zone d’accomplissement de soi.

L’un ne va pas sans l’autre : Il faut un jour avoir peur, puis vaincre cette peur, afin de devenir la personne que nous sommes destinés à être.

 

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Une autre chose que je remarque aussi par rapport à être seul et bien avec soi-même dans la vie est que, depuis le début de ma courte vie de gars de 25 ans, en amour, bien des gens cherchent à être en couple dans un but principal de ne pas se retrouver seul.

On les appelle parfois des « Keepers » ou des « Amoureux de l’amour ». Cependant, le vrai amour, n’est-il pas envers soi-même en premier? S’aimer soi avant tout ne devrait pas être la chose sur laquelle chaque individu devrait travailler?

Trop de gens disent vivre et ne pas être 100% heureux, et pourtant. Pourtant, le bonheur n’est pas bien loin, il est à la portée de la main de chacun. Il suffit simplement d’ouvrir les yeux sur notre soi intérieur et se laisser remplir par notre propre lumière.

Bon, je ne suis pas un grand conseiller du bonheur et je ne veux pas prétendre l’être non plus. Finalement, chacun crée son propre bonheur et le fait à sa façon. Pour ma part, j’aime lire des livres sur le développement personnel, car je peux valider certaines pratiques qui m’aident à me rendre heureux.

D’ailleurs, au moment d’écrire ce texte, je suis assis au bar d’un restaurant que j’adore, le Madame Bovary. Je suis seul. Seul avec mon cahier de notes et mon crayon.

Oui, j’écris encore des premières versions de mes articles à la main, car parfois, ce sont dans les choses simples comme l’écriture manuscrite que les petits bonheurs se retrouvent. Je sais que lorsque j’en ai besoin, j’ai toujours mon cahier et mon crayon à portée de main.

Ça me rassure. Ça me donne des repères. Ça me calme. C’est ma façon à moi de retrouver mon équilibre avec moi-même dans les moments plus tumultueux que la vie amène.

balance équilibre couleursSource image: Unsplash

Bref, le bonheur, c’est nous même qui le créons, pour nous-mêmes, avec nous-mêmes et personne d’autre.

Pourquoi passer sa vie à essayer de plaire ou satisfaire le regard d’autrui, si notre propre regard envers nous-mêmes est embrouillé par les aléas de la vie que nous croyons devoir vivre?

J’aimerais terminer ce texte en souhaitant à tout le monde de trouver sa voie, son bonheur, sa sérénité, bref, de se retrouver.

Sachez que de perfectionner l’art d’être seul ne se fait pas en une nuit, mais le parcours en vaut la peine, je vous le garantis.

Comme toute chose, cela se pratique et à force de travailler fort, nous devenons meilleurs. Nous devenons meilleurs envers la seule personne qui importe vraiment : soi.

Nous devenons ainsi SA meilleure version.

La version de nous-mêmes sans compromis et maître de sa propre destinée. Seul contre vents et marées, le capitaine du bateau de notre vie.

Source image de couverture: Unsplash
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Jérémy Grandmont

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