Style de vie Vie de bureau

On passe pas mal notre vie au bureau.

Sérieusement, sur le nombre d’heures où on est physiquement à l’intérieur de notre logement, le fait est qu’on en passe un grand nombre couché dans notre lit à dormir. Ce qui fait qu’en réalité, entre les sorties chez des gens, les activités sociales en dehors de chez nous, les rendez-vous ici et là et le temps qu’on perd sur la route, on peut dire que le lieu où on passe le plus grand nombre d’heures éveillées par semaine, c’est pas mal dans notre milieu de travail. Je parle bien sûr ici pour les gens qui ont un emploi fixe.

Donc, comme j’écrivais plus haut, on passe pas mal notre vie au bureau. Alors, à moins que tu sois une personne super réservée ou que tu n’aimes pas le monde (aucun jugement ici, tu as parfaitement le droit de préférer être seul), tu es aussi bien de développer ton cercle social au bureau. Autrement, tu risques de trouver le temps long en maudit.

Ok, je vous entends; est-ce qu’on a vraiment besoin de passer nos temps libres avec nos collègues alors qu’on passe déjà des journées entières avec eux? Je comprends que certaines personnes soient moins excitées que d’autres à l’idée de passer des soirées ou des fins de semaine avec les mêmes êtres humains qu’ils ont vu des heures durant au bureau. Et il est légitime de vouloir faire une coupure franche entre vie sociale et vie professionnelle. Par contre, il faut savoir qu’il y a de vrais avantages à la vie sociale au bureau. Et attention, vie sociale au bureau ne veut pas automatiquement dire qu’on fréquente nos collègues en dehors du bureau. Ça peut aussi simplement dire qu’à l’intérieur de notre milieu de travail, on a une vie sociale. Voilà la nuance!

travail d'équipe collègues ordinateurSource image: Unsplash

Enfin, peu importe qu’on décide de fréquenter nos collègues seulement au travail ou également à l’extérieur, dans les deux cas, il y a des avantages à cela.

On travaille souvent en étroite collaboration avec des gens, c’est alors un atout majeur que de bien s’entendre avec eux. Si on a tissé des liens suffisamment forts et qu’on a développé une quelconque affinité, voire une réelle amitié, il me semble qu’on est plus disposé à s’entraider, à s’ouvrir aux idées des autres et à collaborer plus efficacement. Je me trompe peut-être, je ne suis pas une experte, mais j’ose croire que lorsqu’on s’entend bien avec les gens, on est plus solidaire. Que lorsqu’on est à l’aise, on se sent en confiance et on devient plus créatif. Que lorsqu’on entretient des relations de travail saines, on est plus fier de notre milieu et on est plus productif. Que lorsqu’on aime les gens avec qui on travaille, on a le goût de faire les efforts nécessaires pour maintenir un milieu harmonieux.

Dans un contexte de travail, l’entraide, l’initiative, la fierté sont quelques-uns des éléments qui jouent sur la productivité. De la même manière, quand on sent qu’on fait partie d’un groupe, on développe un sentiment d’appartenance. Et dans un contexte de travail, ce sentiment d’appartenance a de fortes chances de se répercuter sur la compagnie.

Bon, évidemment, nous ne vivons pas dans un monde parfait. Le fait d’être ami avec nos collègues ne règle pas tous les problèmes dans une entreprise. On peut très bien avoir une bonne gang de collègues, rire aux larmes tous les midis, faire des 5 à 7 de bureau tous les jeudis et, malgré tout, détester notre emploi.

verres de vin amis 5@7Source image: Unsplash

Je ne vous dis pas que la vie sociale au bureau est absolument indispensable et qu’elle fera de vous un employé épanoui pour toujours. Je vous dis plutôt qu’une vie sociale active au bureau peut contribuer à rendre votre quotidien plus agréable et stimulant. Et comme on passe pas mal notre vie au bureau, aussi bien que ce soit agréable et stimulant, non?!?

Je parle en connaissance de cause. Je me suis fait des amis dans tous mes milieux de travail. Certains emplois que j’ai occupés avaient pour principale qualité les gens avec qui je travaillais et l’ambiance qui régnait. Et jusqu’à ce jour, chaque fois que j’ai quitté un emploi, j’ai surtout été triste de quitter les gens. Il m’est même arrivé d’être malheureuse dans une job, mais suffisamment bien avec mes collègues pour que ça compense et que je reste plus longtemps. Et je suis certaine que je ne suis pas la seule!

En écrivant ces lignes, je ne peux m’empêcher de penser à toutes les personnes que j’ai rencontrées dans les divers emplois que j’ai eus depuis que je suis sur le marché du travail. Plusieurs de mes ex-collègues sont encore dans ma vie aujourd’hui. Certains sont d’ailleurs devenus de très grands amis. Et j’ai une petite pensée spéciale pour Lisa-Marie, que j’ai connue grâce au travail, qui est devenue une amie, et qui est maintenant aussi une collaboratrice pour LeCahier.

Source image de couverture: Claudia Morin-Arbour
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Érika Dandavino

Érika est d’abord et avant tout une Montréalaise dans l’âme. Elle est née sur l’île, y a vécu toute sa vie et considère que c’est...

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