Arts Musée

Quand le monde du réel et de la technologie s’entremêlent, cela donne HUM(AI)N. Cette exposition était très enrichissante et informatrice sur comment l’être humain peut manipuler la technologie avec une forte aisance. Dimanche le 29 septembre était la dernière journée de la prestation, donc cet article n’est pas dans le but de vous encourager à y aller, mais plutôt pour partager avec vous mes impressions.

L’exposition se déroulait sur un étage et elle consistait à regrouper neuf œuvres différentes de divers artistes. L’idée derrière cette exhibition était de créer une réflexion sur comment notre monde sera s’il n’y avait pas de distinctions entre nous, les êtres humains et les robots ou machines. Ces œuvres sont faites à la base de la réalité virtuelle et d’intelligence artificielle. À travers ce voyage, le spectateur ressent une tonne d’émotions : joie, angoisse, excitation et autres. Ainsi, certaines compositions se concentrent davantage sur l’aspect physique de l’œuvre et demandent à l’auditoire de bouger. Cette exposition est notre billet pour un voyage dans le futur, donc attachez votre ceinture, car prêt ou pas, je vous présente les neuf œuvres.

1. We Could Be Human: A Learning Machine

J’ai eu la chance de rencontrer Ophélia, qui est une intelligence artificielle (comme dans l’émission Flash sur Netflix). Elle était très polie et à ma grande surprise, je me suis retrouvée à converser avec elle de la même façon comme je le ferais avec ma meilleure amie. Dans le cadre de cette exposition, cela était la première fois que cette machine était présentée au monde et si j’ai bien compris, plus qu’elle interagissait avec les humains, plus qu’elle pouvait nous comprendre et ainsi devenir comme nous. Fascinant, n’est-ce pas?

L’oeuvre est créée par David Usher (Reimagine AI), avec le support d’iLLOGIKA, MILA et le Fonds des médias du Canada

2. Vast Body

Afin d’avoir accès à cette œuvre, il fallait se rendre dans une salle individuelle où se trouvait un écran moyen qui faisait face au visiteur. Cet écran avait pour but de représenter un miroir dans lequel le spectateur pouvait s’observer. La seule instruction pour cette œuvre était de danser (je peux bien vous dire que pour cette situation mon sang africain m’était bien utile.). Une fois que le spectateur commençait à bouger, il pouvait remarquer un changement à l’écran. Ce n’était plus son visage et corps qu’il pouvait apercevoir,  mais plutôt ceux d’un chorégraphe, qui faisait les mouvements à sa place.

Pour ma part, durant cette expérience, ma silhouette avait fait fusion avec celle des danseurs dans l’écran. À chaque mouvement, un nouveau chorégraphe apparaissait. Grâce à ce miroir, il y avait une possibilité de faire une connexion entre deux mondes ; le réel et le numérique.

L’oeuvre est créée par Vincent Morisset, en collaboration avec Édouard Lanctôt-Benoit, Caroline Robert, Casadel, Kathy Casey, Rachel Harris et Louise Lecavalier, produite par AATOAA

Plongeons maintenant dans l’univers de la réalité virtuelle avec les œuvres décrites ci-dessous.

une fille qui porte un casque de réalité virtuelle et derrière elle on peut voir le cielSource de l’image : Pixabay

3. Gymnasia

Le nom de l’œuvre est inspiré par le lieu dans lequel le spectateur est submergé grâce à son casque de réalité virtuelle. Cet endroit du Centre Phi est un gymnase abandonné dans une école secondaire (je n’ai pas d’image à vous présenter, mais je vous assure que cette place était très «creepy»). Dès que je me suis connectée dans cet univers avec ma paire de lunettes virtuelles, tout mon corps criait « angoisse ». En fait, c’est faux! Au début de l’œuvre, je trouvais l’ambiance virtuelle plutôt rigolote, mais dès que j’ai vu des poupées qui ressemblaient à Chucky (cauchemar de mon enfance!) se rapprocher de moi, cela était moins amusant. Justement, les créateurs voulaient jouer avec l’inconscient du participant en brouillant la ligne entre la vie réelle et irréelle. Avec cette œuvre, vous n’avez pas l’impression de regarder la TV, mais plutôt de vivre dans celle-ci.

L’oeuvre réalisée par Chris Lavis et Maciek Szczerbowski, produite par l’Office national du film du Canada et Felix & Paul Studios

4. Algorithmic Perfumery

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Daisy (@eaulalanyc) le

De tous les œuvres, celle-ci était ma préférée. C’est une expérience unique durant laquelle le participant devient un parfumeur scientifique. Je m’explique. Le but de cette œuvre est de créer un parfum unique grâce à la collecte de données sur le visiteur, que la machine a pu obtenir plus tôt à l’aide d’un questionnaire auquel le participant devait répondre. À la fin de cette expérience, tous les participants peuvent apporter fièrement leur bouteille de parfum à la maison.

Sur ce, je ne peux pas dire que j’ai porté ce parfum au bureau lundi, mais le processus était très amusant.

L’oeuvre est créée par Frederik Duerinck, en collaboration avec Mark Meeuwenoord et Vincent Soffers

5. Das Totale Tanz Theater

Dans cette œuvre, le participant fait encore partie d’une réalité virtuelle (ce monde est tellement fascinant, tellement pertinent et tellement Black Mirror). Cette fois-ci, l’espace choisi s’inspire des salles spectacle de la Place des Arts. Tout le long de l’œuvre, il est possible d’observer danseurs de ballet faire une présentation.

L’oeuvre est créée par Diana Schniedermeier, Maya Puig, Patrik de Jong et Dirk Hoffmann, avec une chorégraphie de Richard Siegal

6. BattleScar

Quand j’étais petite fille, j’aimais les bandes dessinées et je crois même qu’un de mes anciens rêves était de faire partie, un jour, du monde fictif de la bande dessinée (aussi, irréel que cela peut paraître). Cependant, il ne faut jamais dire « jamais». Aujourd’hui, je peux dire merci aux créateurs de cette œuvre, car mon rêve s’est réalisé. Participer à cette œuvre était comme vivre dans une bande dessinée. Encore, une fois, tout est grâce à l’utilisation du casque de réalité virtuelle. Il était possible d’avoir une vue 360 des endroits fictifs proposés.

L’oeuvre est créée par Nico Casavecchia et Martin Allais, produite par Atlas V, 1stAveMachine et Fauns, en collaboration avec ARTE France et Kaleidoscope

7. 7 Lives

Je vous présente l’œuvre numéro 7 qui est 7 Lives (je vous assure cette coïncidence, je n’ai pas planifié). Dans cette œuvre, le spectateur a la chance de vivre tour à tour la vie de sept autres personnes.

L’oeuvre est réalisée par Jan Kounen, écrite par Charles Ayats et Sabrina Calvo, avec la musique de Franck Weber, coproduite par Red Corner, France Télévisions, a_BAHN et Frakas Productions

8. Emergence

Ici, l’expérience virtuelle est différente, car le participant voit le personnage qui lui a été attribué grâce à une vision aérienne. Pour animer ce personnage, le visiteur a besoin d’une manette à contrôle. En gros, cette œuvre fait une réflexion sur le mouvement, en présentant une grosse foule de milliers de personnes qui court vers le même sens ou soit au sens opposé.

L’oeuvre est réalisée par Matt Pyke, développée par Chris Mullany, produite par Greg Povey, design sonore par Simon Pyke

9. Ayahuasca – Kosmik Journey

Je n’ai pas eu la chance de voir cette dernière œuvre, car il y avait un certain temps qui était alloué à chaque individu pour la visite.

Cependant, sur le site du Centre Phi, cette œuvre est décrite en tant qu’une expérience du monde traditionnel autochtone Shipibo dans la forêt amazonienne.

L’oeuvre réalisée par Jan Kounen, produite par Atlas V, a_BAHN et Small
Image de couveture: Pixabay
-->
Un article de
Marie-Charlette Mfera's Avatar
Marie-Charlette Mfera

Le Cahier a la chance de compter sur une équipe de collaborateurs spontanés. Pour en faire partie, écrivez-nous à [email protected]!

Mes articles 
Articles suivants
Article Featured Image

Les Gémeaux : Des visages à deux faces, vraiment?