Faits Vécus

« L’or de l’Éveil est dans le sol de notre esprit, mais si nous ne creusons pas, il reste caché. » – Kalou Rinpoché

Prendre conscience de ce que nous portons nous permet de laisser aller ce sentiment de culpabilité qui nous habitait depuis si longtemps. Parce que nous avons porté, à tort, l’incapacité de certaines personnes à reconnaître leurs difficultés. Parce que c’était lourd, mais nous étions habitués de porter la souffrance des autres. Parce que nous avons longtemps cru qu’il fallait porter la souffrance des autres pour pouvoir les aider, les alléger, les soulager. Parce qu’on ne veut pas voir souffrir ceux que l’on aime. 

Pourtant, « La compassion n’est pas d’éponger la souffrance d’autrui, mais de l’illuminer de la lumière de la conscience. ». C’est ce que Bouddha a dit. Et c’est justement là que se trouve la mince ligne entre l’empathie et la sympathie, entre l’accueil et l’assujettissement. Avant de penser se connecter aux autres, il faut d’abord se connecter à soi-même. Réellement et de façon authentique. 

En intervention, on dit que la crise est un levier de changement

Avant, je le savais. Maintenant, je peux dire que je l’ai vécu et que j’en suis convaincue. Chaque épreuve peut être transformée en force. Chaque difficulté peut être transformée en apprentissage. Chaque obstacle peut faire émerger notre résilience. Chaque jour est en fait une opportunité de changer notre vie. Dans les périodes difficiles, nous pouvons nous accrocher à nos fausses croyances ou apprendre à lâcher prise.

Car les temps difficiles nous incitent à revenir vers un désir instinctif d’authenticité. Car les temps difficiles nous rapprochent de ce que nous sommes et non de ce que nous devrions être. Car les temps difficiles nous amènent à nous débarrasser de la vie que nous avions prévue pour faire de la place à la vie qui nous attend. Car les temps difficiles nous sortent de notre zone confort et nous amènent à prendre des risques. Car les temps difficiles, si nous prenons le temps de les accueillir et de les vivre, nous permettent de trouver le courage de faire ce qui nous apparaît juste et bienveillant, pour nous d’abord, puis pour les autres. Et cet espace que nous sommes en train de faire et de créer en nous pour exister et s’aimer nous permet de nous engager dans sa propre existence avec dignité. 

Le changement marquant, significatif, révélateur et porteur de sens est un processus, une longue route parsemée d’obstacles, un travail continu, courageux et parfois même périlleux. Cependant, il est susceptible de nous ouvrir la voie vers la paix d’esprit et la conscience. Comme l’a dit Confucius, « Tous les hommes pensent que le bonheur se trouve au sommet de la montagne alors qu’il existe dans la façon de la gravir. » Alors si nous prenions un temps de recul pour mieux saisir les opportunités de grandir à travers les difficultés vécues ?

« L’avenir n’est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n’as pas à le prévoir, mais à le permettre. » – Antoine de Saint-Exupéry

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Elisabeth Verreault

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