À toi, qui ne m’as pas fait rêver aux licornes et à un monde rose. À la place, tu m’as fait rêver que la magie se trouve là, sous nos yeux à chaque instant et qu’il ne faut que la voir. Tu m’as dit que la magie cohabite avec la réalité. Tu m’as fait comprendre que rêver était toujours possible et qu’il était possible de réaliser ses rêves. Tu m’as dit que j’allais l’avoir mon elfe de maison et tu avais raison, mon innocence. 

Tu fais partie de moi et tu es une de mes caractéristiques de ma personnalité.

Tu me fais colorer ma vie et tu fais vivre l’enfant en moi en me laissant m’amuser. Tu me fais avoir confiance en elle. Tu me fais me rappeler davantage l’essentiel du livre Le petit prince. Tu me fais avoir, chaque fois que je prends un livre que j’ai déjà lu que je décide de relire, cet état de surprise comme à la première fois. Tu me fais avoir des idées qui sont toujours bonnes dans ma tête, mais qui sont bien souvent le contraire lorsque je les réalise.

Quand il le faut, tu laisses la place au jugement, mais quelquefois, tu t’arranges pour éteindre mon jugement. Je me retrouve alors à répéter une fausse information que mon beau-père m’a dite, que j’ai crue, et qui va décourager ma mère. Sinon, je me retrouve à chanter dans un de mes exposés oraux ou bien je demande à un chanteur si son chapeau est collé sur sa tête alors que je sais que la réponse est non. Une chance que mon autodérision n’est pas loin de moi dans ces cas ! 

Mon innocence, tu me fais penser que je serai bonne du premier coup pour certaines choses et lorsque je réalise que ce n’est pas le cas, trop souvent j’abandonne.

Je t’en veux de montrer le côté non persévérant que j’ai tendance à avoir.

Je t’en veux aussi de me faire avoir de grandes attentes envers quelqu’un ou un évènement, car beaucoup de fois mes attentes et mon cœur ont été brisés comme une porte vitrée qui craque, car elle a reçu une roche.

Je t’en veux de ne pas être capable de ne plus me faire avoir d’attentes.

Je t’en veux de me faire mal à ce point et je t’en veux de me laisser seule, de m’abandonner avec ma tristesse au lieu de rester pour qu’on affronte cela à deux.

Je t’en veux comme dans la chanson I hate myself for loving you de Joan Jett & The Blackhearts !

Mais je sais que tu ne fais pas cela pour me blesser. Toi et moi savons que c’est ça le risque avec toi, d’être soit blessé ou très joyeuse. Mais au fond, tu sais que je te pardonne toujours. 

Nous deux, on sait que ma vie sans toi ne serait pas aussi merveilleuse, que malgré la tristesse que tu me fais ressentir, toute la joie qu’on vit ensemble compte plus que tout. Puis, tu sais, je t’aime, car tu mets des étincelles dans mes yeux avec peu. 

Image de couverture par Mesh

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