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L’envers de la médaille de la vie d’entrepreneur, c’est aussi, parfois, de faire le choix difficile, mais nécéssaire pour qu’une entreprise soit profitable. Parfois, certains sont des choix crève-coeur. On en parle…

L’entrepreneuriat fait la une des journaux ces derniers temps avec les déboires des Dragons de Radio-Canada. Les opinions divergent, les avis sont écrits un peu partout et on se fâche contre plusieurs entrepreneurs. J’ai lu. Lu. Et relu. Et j’ai attendu avant de vous écrire. Attendu parce que je trouvais difficile de me positionner par rapport à un enjeu si vaste.L’entrepreneuriat. On s’entend tous pour dire que ce n’est pas une profession qu’on peut entrer dans une boîte. Et encore: est-ce une profession? Oui, ça définit ce que je fais comme métier dans la vie, mais j’ai souvent du mal à expliquer comment, j’ai plutôt l’impression que c’est une manière d’aborder le marché du travail qu’un emploi en tant que tel. Parce qu’être entrepreneur prend tellement de formes! C’est infini.

Une chose que je sais: ce n’est pas toujours facile.

Détruisons ensemble un mythe. Là, tout de suite. On ne devient pas entrepreneur pour faire de l’argent. On ne se lance pas en affaires pour devenir millionaire. Certes, certains y arrivent, mais ce n’est pas la raison pour laquelle on ose. Croyez-moi. On est entrepreneur parce que c’est notre vision du monde du travail et qu’on a des idées. J’ai souvent l’impression que les gens en général ne comprennent pas vraiment ce qui vient avec être chef d’entreprise.

Tout d’abord, il existe divers types d’entreprises de toutes tailles. Le risque n’est pas le même. Je vais parler de ce que je connais: être chef d’entreprise au sein d’une PME. Quand on a moins de quinze employés, croyez-moi, c’est toute une aventure, être en affaires. À cette taille, tu portes le risque sur tes épaules tous les jours. Et le risque, ce n’est pas que ton portefeuille. Ces employés, qui sont tes collègues de travail, tu veux qu’ils avancent avec toi. Et tu t’en sens responsable. Croyez-moi. Avoir sa compagnie, c’est y penser tous les jours. Le hamster ne s’arrête pas à 17h, ni la fin de semaine, parce que les idées n’ont pas un horaire de 9 à 5. Tu as un bébé en quelque sorte dont tu dois prendre soin et gérer la croissance.

IMG_3021FLa croissance: quel défi!

Avoir une toute petite entreprise, ça se fait relativement bien. Ce qui est plus complexe et risquer, c’est d’oser voir plus grand et de vouloir croître! Tu dois non seulement continuer de porter la vision, mais jongler avec les chiffres. Plusieurs tombent au combat à ce stade puisque souvent, tu dois prendre plus de risques financiers.

Mais, c’est beau être entrepreneur

Il m’arrive souvent de me rendre au travail et de me rappeler que je réalise mes rêves. Je suis à la tête d’une entreprise. Je n’ai pas de patron. Je me sens libre. Je développe des idées entourée de gens passionnants que j’ai eu le privilège de choisir. Je me sens maître de mon destin et je sais que si je le veux, on peut toujours aller plus loin, mon équipe et moi.

On doit aussi prendre des décisions moins faciles

En neuf ans, j’ai eu des hauts et des bas avec des moments plus ou moins faciles. Depuis  plus d’un an, avec la pénurie de main d’oeuvre, je vis une passe moins calme où je dois jongler avec cette réalité. On parle beaucoup des conditions de travail des employés, ce qui est génial et important. J’ai parfois l’impression qu’on oublie les patrons. Dans une très grande entreprise, ils ont peut-être une meilleure latitude, mais pour les PME, les demandes deviennent parfois étouffantes. On se doit de trouver des manières d’offrir les meilleurs emplois possibles tout en se permettant de rester la tête hors de l’eau.

Après, l’envers de la médaille de la vie d’entrepreneur, c’est aussi de prendre des décisions moins faciles. Que ce soit de refuser des demandes de ses collègues de travail – aussi bonnes soit-elles parce qu’elles ne cadrent pas avec le budget. C’est aussi d’imposer des règles et de s’assurer que ces dernières soient maintenues pour le bon fonctionnement de la compagnie. C’est parfois jouer un peu à la maman et un peu au psychologue, ceci est vraiment la réalité dans une PME. D’autres fois, c’est prendre des décisions déchirantes comme remercier un employé qui ne convient pas au poste alors que ça nous brise le coeur. Le revers de la médaille, les décisions difficiles, on ne les fait pas (je parle pour moi, mais je suis convaincue que je ne suis pas la seule) de manière détachée. On se garde parfois une armure, mais à l’intérieur, on est humain, profondément humain. La différence entre nos collègues et nous fait en sorte qu’on SAIT parfois qu’on DOIT prendre ces décisions: on a le nez dans les chiffres tous les jours, on ne fait pas que les imaginer…

Ainsi, l’entrepreneur n’est pas nécessairement le grand méchant loup qu’on a en tête ou le riche hériter qui n’est qu’en vacances…

Cette série sur le monde du travail ne fait que commencer: quel sujet aimeriez-vous que j’aborde la prochaine fois?

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Le look:

Chemise – Aritzia

Pantalons – Reitmans

Photos – Julie St-Georges

 

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Camille Dg
Fondatrice & Rédactrice en chef

Camille est la fondatrice du site. Jeune femme qui carbure aux projets, un défi n'attend pas l'autre. Camille est une véritable globe-trotter qui quitte le...

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