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Être entrepreneur, c’est être une personne d’idées, une personne qui développe son réseau, c’est bâtir une équipe, c’est développer une vision, et j’en passe. En dix ans à la tête de mon entreprise, j’en ai traversé des tempêtes, j’en ai monté des montagnes et j’en ai mangé des claques au visage. Je me souviens de certains moments comme si le film jouait sur écran géant devant moi. Je me souviens d’avoir pris des marches en me demandant comment je trouverais une solution à un problème X ou Y. Je me souviens avoir perdu des clients et m’être demandée combien d’argent j’avais de côté pour continuer d’assurer les emplois de tous en attendant qu’on signe des contrats équivalents. Je me souviens aussi des moments où l’on signe de gros mandats, des fêtes en équipe, des folles soirées, de l’énergie d’une présentation qui va bien et plus. Être entrepreneur, c’est une montagne russe d’émotions.

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2019 a été une année marquée par un roulement de personnel chez Codmorse. En tant qu’entrepreneur, notre boulot c’est notre deuxième famille. On pense tellement tout le temps au travail qu’on pense aussi, sans cesse, à ses collègues. Je me souviens des premières années de mon agence, alors que l’équipe était très réduite. On comptait, JP, Virginie et moi, sur nous-mêmes au départ. Puis, peu à peu, des amis se sont ajoutés et d’autres sont partis. Je me souviens de chacun, de chaque départ, de chaque annonce de départ, de chaque papier qu’on a signé… De l’autre côté du bureau, le patron n’est pas une machine, c’est un être humain qui peut ne pas trouver si facile cette étape.

En 2020, le personnel est le nerf de la guerre plus que jamais.

On en entend beaucoup parler dans les médias: les employés de nos jours ne sont pas ceux d’hier. Leurs demandes sont fort différentes de celles d’antan et les attentes de ces derniers vis-à-vis de leurs patrons aussi. Je suis de ce côté de la barrière. Du côté qui voit ces changements, qui tente de s’ajuster, qui écoute, tente de comprendre et essaye de changer les choses. J’ai toujours voulu être une bonne personne. Ça peut sonner ridicule, mais j’ai toujours ce désir de donner au suivant et cela inclut à ceux qui travaillent avec moi. Mes collègues sont importants pour moi et leur bien-être aussi. Mais ce n’est pas si simple au sein d’une petite entreprise.

Je ne veux pas me plaindre ici, mais parfois, j’ai envie de crier que les patrons de petites entreprises ne sont pas toujours compris. On jongle avec un budget qui n’est pas celui des multinationales et avec une réalité propre à chaque compagnie. Les employés deviennent, souvent, des amis et sont loin d’être des numéros. On est à la fois patron, confident, ami, un peu psychologue par moment, et j’en passe. Alors quand on dit que le personnel est le nerf de la guerre, c’est complexe.

Quoi faire alors quand on voudrait tout offrir, mais qu’on ne peut pas?

Le salaire est un point. Les vacances un autre. Mais au-delà de ces facteurs qu’on met dans un contrat d’embauche, je pense que le travail de dirigeant demande, avant tout, une réflexion sur la manière de gérer l’humain. Alors, on fait comment?

  • Je pense que tout passe avant tout par la transparence. Nos collègues ne comprendront jamais notre réalité si on ne leur explique pas. Il faut être capable d’expliquer notre boulot de chef d’entreprise et ce qu’on fait pour que la compagnie se porte bien.
  • Je crois qu’il est important d’écouter les demandes et de faire des choix collectifs. Tout n’est pas possible, mais c’est mieux si les mesures prises au sein d’une entreprise viennent de demandes claires des employés plutôt que d’idées imaginées par la direction qui, parfois, n’est pas ce dont l’équipe a besoin.
  • Ne pas promettre l’impossible et surtout, s’assurer que les bottines suivent les babines.
  • Se mettre dans la peau de ses collègues, qu’ils aient des postes similaires ou pas. Il est important de comprendre la réalité de l’autre avant de la juger.
  • Créer et entretenir le sentiment d’équipe et de communauté. Les employés, de nos jours, ont besoin de sentir que leur travail est en ligne avec leurs valeurs et qu’ils font une différence. Le sentiment de communauté permet aussi de sentir qu’on travaille ensemble à accomplir quelque chose de plus grand.
  • Oser montrer sa vulnérabilité. Je sais, pour plusieurs dirigeants, ce n’est pas facile. C’est même contre-intuitif de montrer sa vulnérabilité parce qu’on sent que cela est une faiblesse. Et si, au contraire, ça nous montrait humain et assez fort pour l’assumer?

Naturellement, ces points ne règleront pas tout, mais cela permet de mettre l’équipe de travail au coeur de l’entreprise. C’est la chose qui devrait être la plus importante pour un entrepreneur: sans l’équipe, on est un travailleur autonome après tout…

Camille Dg M/2 Boutiques Tailleur beige

Camille Dg M/2 Boutiques Tailleur beige

Le look:

Tailleur – M/2 Boutiques

Camisole – M/2 Boutiques

Talons hauts – Aldo

Collier – Anne-Marie Chagnon

Bague – Anne-Marie Chagnon

Lieu – Le Crystal

Photos – Claudia Morin-Arbour

Camille Dg M/2 Boutiques Tailleur beige

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Camille Dg
Fondatrice & Rédactrice en chef

Camille est la fondatrice du site. Jeune femme qui carbure aux projets, un défi n'attend pas l'autre. Camille est une véritable globe-trotter qui quitte le...

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