Style de vie

Vous arrive-t-il parfois de vous arrêter pour penser à la chance que nous avons d’être en vie. Que vous croyez en la création divine, au big bang ou bien aux extra-terrestres, on s’en fout. Peut importe notre provenance, les probabilités que l’humanité existe étaient plus que minimes. Que nous découlions de poussières d’étoiles entrées en collision, d’un élevage test à la solde de bibittes de l’espace ou bien de la main de Dieu, dans tous les cas, c’est un miracle que d’être en vie. Trop peu souvent, hélas, nous l’apprécions.

Entrainés dans la roue du quotidien, des factures à payer et des obligations à remplir, nous oublions parfois d’où nous venons, de l’opportunité incroyable que le fait de vivre nous apporte. Non seulement nous existons, comme l’ensemble des milliers d’autres formes de vie, mais en plus, nous avons la chance d’être conscient de notre condition humaine. Cette connaissance de notre propre existence, peut être le plus beau cadeau qui soit lorsque nous sommes en mesure de regarder le ciel, les étoiles, la forêt, l’océan et toutes les autres merveilles de la nature en réalisant que nous en sommes partie intégrale. De se rendre compte que nous ne sommes qu’un maillon de plus dans la chaîne quasi-infini d’espèces formant la biodiversité terrestre. Lorsque nous sommes en mesure de profondément nous sentir inclus, actifs et explorateurs dans cette merveilleuse aventure qu’est le fait de vivre, un sentiment d’exultation, de bien-être et de joie abondante nous emporte. Notre capacité en tant que collectivité globale de connecter, de créer, de développer et de partager pour améliorer la condition humaine, quelle belle expérience.

femme couché de soleil plage

Source image : Unsplash

Le hic dans tout ça, d’être doté de la capacité d’avoir conscience de notre vécu sur Terre, c’est que le revers de la médaille de percevoir toute la bonté se propageant quotidiennement sur l’ensemble de la planète est la compréhension de la déchéance sociale et environnementale de notre espèce. De tenter de profiter de la vie à chaque jour le plus possible tout en sachant que l’air que nous respirons est de plus en plus vicié, que nos rivières servent de dépotoir, que nos aliments sont transformés à outrance et que nos produits de consommation de masse proviennent du « cheap Labor » des pays du sud est continuellement plus difficile pour un nombre grandissant de citoyens du monde.

Les répercussions de l’appropriation massive et globalisée de pratiquement toutes ressources existantes sont maintenant visibles et certains restent tout de même climato-sceptiques alors qu’en 44 ans, 60% des espèces animales ont disparues. Quelle folie!  La fonte des glaciers, la consommation généralisée des énergies fossiles, le fléau mondial que représente le plastique, les élevages industriels, la déforestation, la surconsommation et autres bêtises humaines ont amené certains acteurs de la population mondiale à constater l’ampleur de la situation, mais est-ce trop peu trop tard? Pourquoi l’homme a la mémoire aussi courte? Pourquoi faut-il toujours que nous attendions d’avoir le dos au mur avant d’agir? Comment se fait-il que nous soyons rendus tellement déconnectés de la réalité que nous ne sommes mêmes plus en mesure de comprendre notre lien à la nature, alors que nos ancêtres l’ont fait dans le respect, de génération en génération, depuis la nuit des temps?

pollution plastique bouteilles

Source image : Unsplash

Une fois que nous aurons terminé d’exploiter et de polluer à la limite du viable notre si belle planète, nous la jetterons probablement comme tout ce que nous consommons. Nous ne prenons toujours pas assez conscience de l’urgence d’agir et de combien notre Terre se meure. Au pire, on trouvera surement un moyen de déménager et d’aller faire mourir une autre planète rendu là. Nous dépenserons des centaines de milliards de dollars pour développer les technologies nécessaires à ce transfert de population, pour pallier aux effets néfastes de dizaines d’années de surexploitation de la part des grandes multinationales. Le problème est qu’il n’y aura jamais assez de ressources dans toute l’univers pour assouvir la cupidité humaine, jamais assez de planètes disponibles pour satisfaire l’avidité de l’homme et, surtout, jamais assez d’espace pour contenir la stupidité de cette race soi-disant “évoluée”. Si l’évolution c’est de saccager, exterminer et contaminer toutes autres formes de vie ainsi que les ressources indispensables pour la survie de l’être humain, non merci, je passe mon tour. Je préfère aussi bien être catégorisé de vieux jeu primitif peu conformiste qui respecte son environnement en sachant que la vie est un cycle continue et que c’est nous-mêmes, en tant qu’espèce, que nous tuons à petit feu, en plus des autres qui n’ont jamais rien demandé…

Nous sommes à un point crucial dans l’évolution humaine, à moins de deux années d’un point de non-retour pour l’humanité. Je vous demande, le plus humblement possible, en tant que simple habitant de notre si chère planète, de s’il-vous-plaît revoir vos habitudes. Pour vos enfants, nos enfants, mes futurs enfants, je vous prie de vous joindre à la lutte contre les changements climatiques, contre la domination des géants exploiteurs et, le plus important, pour redonner à l’espèce humaine l’humanité qu’elle a perdue en cours de route. Pour offrir aux êtres vivants à venir un monde où il fait bon de vivre, où toute l’évolution humaine découlant de milliers d’années aura servie à réellement contribuer au bien-être collectif. La vie est merveilleuse, notre existence miraculeuse, et je sais que tous ensemble, nous pouvons redresser la situation en y mettant chacun du nôtre, du cœur et avant tout, en y croyant, car rien n’est impossible pour une humanité unie, mobilisée et œuvrant à un but commun, soit la survie de notre planète et de notre espèce. Pensons aux grandes réalisations de l’homme au travers de l’histoire, aux mouvements de masse ayant fait avancer les choses et réalisons que tous ensemble, nous pouvons le faire, nous devons le faire et nous le ferons!

 

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Jonathan Lépine

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