Voyage

Comment pourrais-je résumer mon expérience au FME (festival de musique émergente)? J’y ai passé une fin de semaine haute en couleurs et en belles découvertes. Certainement, la route est longue pour se rendre mais une fois avec mon passeport en mains, c’est là que le fun a commencé. À travers  la ville, dans plusieurs salles différentes, ou même en plein air parfois, des spectacles sont donnés par des artistes qui sont plus ou moins à leur début. C’est vraiment une expérience immersive dans la ville de Rouyn, agrémentée de quelques artistes hors festival qui font juste arriver avec tout leur matériel. Ils se branchent sur l’électricité des voisins et offrent leurs spectacles dans les ruelles, la plupart du temps. Si tu veux faire la fête, ne t’inquiète pas, le party peut continuer jusqu’à devenir une nuit blanche sur du rock à Billy, du métal ou de l’électro, surtout le samedi soir mais moi je ne suis pas assez party animal pour ça.

                               

J’ai pu assister à une performance de Pierre Lapointe sous un nouveau style plus rock, accompagné des Beaux sans coeur. Durant la soirée, Pierre Lapointe ne s’est pas gêné pour donner son avis sur les cons de ce monde et le sexe. J’ai également eu la surprise de Random Recipe qui est venu sur scène pour une toune et un plateau de shooters. 

Je suis allé à ce festival sans nécessairement bien connaître la plupart des artistes qui y performent, mais j’ai fait plusieurs belles découvertes telle que Quality Motel (les membres du groupe Valaire qui se réinvente). Si vous voulez voir cinq beaux gars qui rockent les minis shorts et les chemises rétros dans un style électro, vous serez servi.

Je ne suis pas la plus grande fan de rap perso, mais j’en ai découvert plusieurs durant la fin de semaine qui étaient des bêtes de scène dont Loud qui a donné un show fantastique. Je n’aurais pas cru voir autant de personnes dans les rues de Rouyn; même ceux qui ne voulaient pas payer restaient près des clôtures. La foule était littéralement en délire (je vous l’avoue moi aussi).

Ma fin de semaine FME s’est terminée en beauté avec une montée en nacelle pour voir la ville en plongée, suivi de “Holly two” et “Milk and Bone” du bonbon pour mes oreilles.

On a aussi eu droit à un tour de la ville avec Félix B Desfossés, un journaliste web de ICI Abitibi-Témiscamingue. C’était la première année qu’il faisait cette activité, mais je parle au nom du petit groupe qu’on était, c’est à refaire. Il a été un guide hors pair, tellement passionné, qu’on pourrait croire qu’il avait vécu toutes les anecdotes de l’histoire de l’Abitibi qu’il nous racontait.

C’est difficile de sortir les faits saillants du festival compte tenu que c’est l’expérience en soi qui en fait un festival à découvrir. Pour avoir une expérience complète, je vous recommanderais d’installer l’application du festival, ainsi vous serez au courant des rebondissements. Même s’il y a un déluge, le festival ne serait pas annulé. Les organisateurs vont “se revirer sur un 10 cent” et transférer le spectacle dans un autre lieu couvert.             

                                                                                                                                                                                                                

C’est vraiment un beau festival qui regroupe des musiciens de tous styles confondus. Un bel amalgame hétéroclite qui dépeint bien cette ville où le mélange des milieux se rencontre. Entouré de gens qui aiment bien faire la fête, c’est un cocktail gagnant pour passer de belles soirées. Et la cerise sur le sundae c’est que cette ville est entouré d’eau, c’est donc parfait pour les amoureux de la baignade et de la nature comme moi. Hey, oui il faisait assez chaud en Abitibi pour une saucette matinale!

                           

Photographe : Raphaëlle Gaudette-Tremblay  

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