Style de vie

Parmi tout ce qui me fascine le plus dans ce monde, je placerais très probablement la danse dans mon top 5. J’ai donc été ravie d’assister à une conférence de Mary Fogarty, une jeune danseuse, qui nous partageait son expérience personnelle avec la danse et plus précisément avec le breaking, ainsi que de la médiation dans celui-ci. Son témoignage m’a poussée à faire mes propres recherches sur le sujet, car tout au long je me posais des questions par rapport à ce que la jeune femme disait. Comment est-ce que cette forme d’art était perçue et peut-on vraiment dire qu’elle a disparu comme elle le suppose?

Tout d’abord, il faut savoir que le breaking a vu le jour dans les années 70 à New York et était dansé majoritairement par des artistes et des amateurs afro-américains ou latino-américains. Les pas consistent à faire une série de gesticulations circulaires au sol avec les mains et les jambes. C’était un mouvement populaire qui s’émancipait peu à peu aux quatre coins du globe et qui conquit le cœur des jeunes de partout à travers le monde. Que ce soit dans les films, dans les vidéos-clips ou même dans les cassettes qui nous montraient, étape par étape, comment danser, le Bboying était partout.

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Une question s’impose donc : comment, mais pourquoi une tendance aussi populaire aurait disparu en quelques années seulement? Est-il juste de penser qu’un tel phénomène s’est égaré au fil du temps? Selon Fogarty, l’univers de la danse a bien évolué suite à ce qu’elle appelle le déclin du Break dans les années 2000. Ayant moi-même grandi à cette époque, je dois toutefois m’opposer à ses propos. Il est vrai que la folie internationale autour du sujet s’est calmée en 40 ans, mais de là à dire que le Break a disparu, c’est exagéré. Faisant intégralement partie de la culture hip-hop qui est encore dominante dans la société d’aujourd’hui, le Bboying a assurément encore sa place. D’ailleurs, plusieurs artistes dans l’industrie de la musique, du cinéma et de la danse s’inspirent encore de ce concept qui a carrément marqué l’histoire d’une certaine façon. Je pense notamment aux récentes séries des films Street Dance, qui ont eu un énorme succès mondialement ou aux compétitions de danses documentées, qui rendent hommage à cette forme d’art. Les battles de Break sont toujours en vogue et je parle ici d’une réalité que j’ai vécue en tant qu’enfant, en tant qu’adolescente et en tant que jeune adulte jusqu’à ce jour.

J’aimerais ajouter que grâce à internet, YouTube et d’autres plateformes issues des réseaux sociaux, l’apprentissage du Breakdance est devenu encore plus accessible aux jeunes et l’intérêt n’y manque certainement pas, car, comme soulevé plus tôt, c’est une forme de danse intense et adorée par les jeunes. En faisant mes recherches, un article par RFI AFRIQUE publié le 19 juillet 2017 a retenu mon attention : « Depuis quelques années, la culture hip-hop a conquis les rues de la capitale, pour devenir un véritable phénomène de société en Ouganda. De plus en plus de jeunes sont attirés par le Breakdance, et s’affrontent dans la rue et en compétition. » Cet article explique à quel point le Breakdance est devenu un refuge pour les jeunes Ougandais de moins de 30 ans, qui forment plus de 80% de la population. (Gael Grilhot, RFI AFRICA, 2017)

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La globalisation culturelle du Hip-hop n’a pas de frontières, il ne faut donc pas sous-estimer son pouvoir. Avec tout mon respect pour l’opinion que peut avoir Mary Fogarty, je pense que le Breakdance s’est démarqué pendant plusieurs années et il n’est pas prêt d’être oublié.

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Manar Boudeffa

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