Faits Vécus

Ouf. On s’attaque à quelque chose d’assez corsé.

Le bonheur.

On le souhaite tous hein, je ne connais pas beaucoup de gens qui souhaitent être malheureux dans la vie. Imagine un peu toi le gars à sa fête: « Je souhaite être malheureux toute ma vie ». Ummm, on va aller à l’hôpital, ça sera pas long, je reviens.

(À lire: La quête du bonheur)

On va se le dire quand c’est notre fête, on fait toujours le même voeu et c’est celui d’être heureux.

Je ne sais pas combien il y a de livres dans ce monde qui traitent du bonheur. Le bonheur, c’est un peu comme la dernière conserve de tomates qui reste en épicerie; on la veut tous cette boîte-là.

Source image: Giphy

Elle contient les ingrédients nécessaires pour se sentir complètement rassasiés et vivants. La recette semble si simple, mais on le sait, il ne faut jamais se fier aux apparences. Parfois, on tient la bonne; c’est réellement une réussite. Et ça goûte si bon lorsqu’on la possède. Une petite bouchée de bonheur par-ci par-là. On en veut encore, c’est délectable.

On savoure. Ça va bien, de la sauce aux tomates, tu en as à profusion. Tu pourrais en distribuer tellement que tu en possèdes. Et oups. Arrive un moment où ça bascule.

La réserve est à sec. On essaie de refaire la recette qui semblait pourtant si simple. On met exactement les mêmes ingrédients, mais ça ne goûte pas pareil.

On l’a perdue. On l’avait la recette. Incapable de la retrouver. Qu’est-ce qui cloche avec moi ? On cherche, on cherche. On va loin, on fouille même dans les vieux tiroirs qui nous effraient un peu puisqu’ils n’ont pas été ouverts depuis un bon bout de temps. Ça ne fait pas plaisir sur le coup, mais on retrouve petit à petit des ingrédients qui peuvent nous être utiles.

On fait du chemin, mais on n’est toujours pas là. On pense à notre fameuse conserve et c’est là que l’on comprend. On donnerait tout pour avoir cette canne à ce moment précis puisque sa valeur prend toute son importance. Cette boîte-là; c’est le bonheur.

On se la remémore et on tombe dans une nostalgie tellement puissante puisqu’on se revoit dans notre bien-être. On se revoit vivre avec légèreté comme si l’on flottait constamment sur un nuage supporté par des fées tout droit venues du pays imaginaire. Il y a même Peter Pan sur l’autre nuage qui n’arrête pas de sauter, un peu énervé lui, mais tellement beau. (C’est clairement mon amour de jeunesse, tasse-toi Wendy, please)

Source image: Giphy

On revient à nos conserves.

Un jour, tu décides de changer d’épicerie. Tu lâches prise. Tu l’oublies cette boîte-là, ça appartient au passé. Qu’est-ce que tu vois pas, une boîte de bouillon de fondue, toute seule là?

Ok. Tu plonges. Tu essaies quelque chose de nouveau. Attends. WO ! Cette recette-là, elle goûte encore meilleur que l’autre. Tu l’apprécies tellement parce que tu saisis toute son importance.

Le bonheur, c’est ça. Ce sont des petites boîtes que l’on trouve comme ça. Elles sont souvent en rupture de stock; il faut donc les savourer lorsqu’on a la chance de tomber dessus.

Elles ne sont pas en tablette de façon constante et c’est ce qui fait augmenter la valeur du produit, tu comprends. Parfois, on les échappe comme on peut les conserver pour une longue durée. Rien n’est déterminé d’avance.

Chaque bouchée contenue dans cette petite boîte est exquise et il faut mordre dedans sans hésiter. ( oui, oui de l’aluminium c’est succulent; la nouvelle touche gastronomique 2018, quoi).

 

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Angélique Caron St-Pierre

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