Style de vie Vie de bureau

Le monde des entrepreneurs est connu et à la fois pas du tout. C’est si vaste et il y a tant de types d’entrepreneurs. Comme je gagne ma vie ainsi depuis bientôt dix ans, j’aime répondre à vos questions et démystifier ce qu’est réellement mon quotidien. Bien que souvent idyllique sur Instagram, ma vie n’est pas que des voyages, des journées au spa et des entraînements au gym. Je travaille très fort avec mon équipe chez Codmorse et LeCahier. Il y a environ une semaine, je vous ai demandé sur Instagram (vous pouvez me suivre juste ICI), de me poser des questions sur la vie d’entrepreneur.

@Margo_Blouin m’a alors demandé: « Est-ce que tu sens la pression que ta compagnie fonctionne pour tes employés? » Quelle bonne question!

Certes, être entrepreneur peut venir avec une certaine pression. C’est sûr que d’autres personnes dépendent en quelque sorte de toi. Si tu n’arrives pas à générer assez d’argent, tu devras couper des postes. Vrai. Et il m’est arrivé de la sentir cette pression. Je mentirais de dire l’inverse. Par contre, est-ce que ça m’empêche de dormir la nuit? Non. Jamais. Je m’explique. Mes entreprises ont un niveau de croissance constant et contrôlé. Je ne fais pas d’embauche et de mise à pied de masse. Chaque membre de l’équipe est choisi et est polyvalent. Cela est voulu et stratégique. En étant à la tête d’une agence de marketing web, certains clients sont stables, d’autres vont et viennent. Ainsi, on peut avoir un compte un mois et le perdre par la suite. Rien n’est garanti hors des contrats que l’on signe. S’assurer que notre équipe peut se transformer et évoluer est donc primordial puisque ça nous permet de nous assurer que tous pourront travailler sur diverses tâches selon les demandes.

Il faut planifier.

En début d’année, je m’assois avec mon comptable et je fais des prévisions annuelles de revenus et de dépenses. Les charges salariales sont mes plus grosses dépenses. C’est normal puisque je suis dans une entreprises de services et que ce que je vends ce sont des idées et l’exécution de ces idées. Pour pouvoir continuer de croître, je me fais donc un plan de match afin d’augmenter le revenu annuel. Par contre, je fais toujours des calculs avec une marge de risque, parce que je sais qu’en un an, je ferai face à des petites montagnes. J’ai donc un bon fonds de prévoyance qui me permet de m’assurer d’être capable de continuer d’assumer la masse salariale de l’agence même si je perds des gros clients. Cela fait en sorte que je peux dormir tranquille sachant que quoiqu’il advienne, je n’aurai pas de stress dans un avenir rapproché.

Je n’ai jamais eu à remercier quelqu’un parce que je n’avais plus les moyens financiers d’assumer son salaire.

Je vois cela comme un beau cadeau, mais aussi comme un beau travail d’équipe. Il nous est arrivé chez Codmorse et LeCahier de vivre des moins bons mois. Ça ne balançait pas. En tant qu’entrepreneur, je vois cela comme un moment de parler à mon équipe en toute transparence. Pourquoi le cacher? Certains craignent que les employés aient alors envie de quitter avant qu’on ne se plante. Je trouve cela absurde. Dans une petite équipe, ils sentiront notre stress d’une manière ou d’une autre. Je préfère les informer et qu’ils fassent partie de la solution. Parce qu’ils auront probablement des idées que vous n’avez pas eues (c’est garanti si vous avez une bonne équipe) et qu’ils voudront peut-être développer des expertises auxquelles vous n’auriez même pas pensé! Et souvent, après une moins bonne passe, on remonte la pente et tout va encore mieux.

Parlons de quelque chose de tabou: le départ des employés

Une équipe est composée d’excellents éléments et de moins bons. Cessons de nous mentir. Par moments, j’ai l’impression que l’entrepreneur est vu comme le grand méchant loup. On est humain. Comme tout ceux qui travaillent avec nous. Personne n’est parfait. Et certains n’occupent pas non-plus l’emploi idéal pour eux. En ayant cela en tête, en tant que chef d’entreprise, on sait qu’en 2019, nos employés ne risquent pas de nous être fidèles pour toujours. Et c’est correct ainsi. «If you love them, let them go». Il arrive qu’une personne qui est une perle au sein de votre équipe aie besoin de quitter pour se réaliser et continuer d’apprendre. Il vaut mieux la laisser partir. Il arrive aussi qu’une pomme pourrie pense qu’elle est une perle et qu’elle veuille partir. Parfait, elle n’aura pas besoin de savoir qu’elle était pourrie. Avec cela en tête, on veut les faire progresser, on s’imagine les avoir à nos côtés longtemps, mais il faut aussi imaginer leurs départs. Il faut se faire un plan de match, comme ils s’en font un eux-mêmes et savoir sentir ce qui s’en vient.

Pour répondre à la question de Margo: Oui, il y a une pression que la compagnie fonctionne pour les employés, mais c’est une pression saine et facile à gérer.

Vous aimez ce genre d’article? N’hésitez pas à me poser des questions!

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Le look:

Camisole – Reitmans

Pantalons – Reitmans

Chaussures – H&M

Boucles d’oreilles –Twenty Compass

Lieu – Sofitel

Styliste – Marine Saussereau

Photos – Julie St-Georges

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Camille Dg
Fondatrice & Rédactrice en chef

Camille est la fondatrice du site. Jeune femme qui carbure aux projets, un défi n'attend pas l'autre. Camille est une véritable globe-trotter qui quitte le...

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